Le mardi 20 mai 2025, la ville de Nogent-sur-Oise, située dans le département de l'Oise, a été le théâtre d'un événement tragique. Un adolescent de 17 ans a été mortellement agressé à l'arme blanche près d'un supermarché, suscitant une vive émotion et une enquête approfondie. Les circonstances exactes de ce drame se sont progressivement dévoilées, révélant un possible règlement de comptes.
Les faits : une agression fatale
Peu avant 19 heures, un mineur de 17 ans a été attaqué par plusieurs individus à proximité d'un supermarché situé rue Gambetta. Selon le procureur de la République de Senlis, Loïc Abrial, l'adolescent a été « blessé par arme blanche, dont le type reste à préciser », et a rapidement perdu beaucoup de sang.
Les secours, intervenus rapidement, ont prodigué de nombreux gestes de réanimation sur place. Cependant, malgré leurs efforts, l'adolescent a succombé à ses blessures à l'hôpital dans la soirée.
Selon le journal Le Parisien, citant l'adjoint au maire de la ville, Moktar Allouache, la victime « aurait reçu un coup de hache sur la route avant de venir s’écrouler sur le parking et de perdre tout son sang ».
L'enquête et les interpellations
Les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) ont rapidement réagi et ont pu remonter la trace d'un véhicule grâce aux divers témoignages recueillis sur place. Trois suspects, âgés de 19 ans, 17 ans et 16 ans, ont été interpellés peu après par une patrouille et placés en garde à vue. Le procureur Loïc Abrial a précisé qu'ils étaient inconnus de la justice.
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L'autopsie et les éléments de l'enquête
Le procureur de la République de Senlis, Loïc Abrial, et le commissaire divisionnaire Sébastien Chalvet ont tenu une conférence de presse pour faire le point sur l'avancée de l'enquête. Grâce aux données récoltées lors de l'autopsie et aux éléments de vidéosurveillance, ils ont pu retracer les événements ayant conduit à la mort de l'adolescent.
Les faits se sont déroulés sur le parking d'un magasin Lidl à Nogent-sur-Oise. Les images de vidéosurveillance ont montré que trois jeunes étaient déjà présents sur les lieux plusieurs minutes avant l'arrivée de la victime. Une empoignade a éclaté, et un coup unique, porté avec "une arme très aiguisée" selon le parquet, a sectionné la carotide de la victime. L'adolescent s'est effondré, et les trois jeunes hommes ont pris la fuite en voiture.
Sur les lieux, un étui ressemblant à une machette a été saisi par les enquêteurs.
Les motivations des agresseurs
Lors de leur garde à vue, les trois lycéens ont expliqué avoir été prévenus de la présence de la victime à cet endroit et avoir été à son contact. Ils ont déclaré avoir pris des armes pour se défendre et "faire pression". Toutefois, ils ont soutenu "n’avoir pas été animés d’une intention de tuer, seulement d’une intention d’impressionner" Hasan H.
Cependant, l'enquête a révélé que les suspects, deux frères et un cousin, ont expliqué avoir agi en représailles à des violences subies par un membre de leur famille. Ils ont été mis en examen pour « meurtre en bande organisée » et placés en détention provisoire.
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Selon les images de vidéosurveillance, le « meneur » de la bande des agresseurs, âgé de 17 ans, a frappé au cou Hasan H. avec un « outil de type machette ». Le coup unique a tranché la carotide de la victime et provoqué sa mort.
Les perquisitions n’ont pas permis de retrouver l’arme du crime pour l’instant, tandis qu’un « outil de type démonte-pneus » et une matraque télescopique, visibles aussi sur les images de vidéosurveillance lors de l’attaque, ont été retrouvés par les enquêteurs dans le véhicule des trois suspects.
Réactions et suites
Le procureur a souligné que cette affaire « révèle l’usage d’une très grande violence pour un motif (…) qui apparaît d’une gravité assez faible », évoquant une « banalisation » de la violence chez certains jeunes en âge scolaire.
Une marche blanche a été organisée en mémoire de Hasan H., partant de la place Carnot à Creil et se terminant devant la mairie de Nogent.
Tension communautaire et apaisement
Selon les informations obtenues par Valeurs actuelles, la victime, prénommée Huseyin, était d’origine kurdo-turque, tandis que les trois agresseurs étaient d’origine turque. Cette dimension a fait craindre une flambée de violences entre les communautés turque et kurde de l’agglomération.
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Un dialogue entre communautés s’est toutefois rapidement engagé, facilité notamment par l’intervention d’un imam, permettant de calmer les esprits.
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