L'endométriose est une maladie chronique complexe qui touche une grande partie des femmes à travers le monde. Cette condition inflammatoire et chronique, souvent associée à des difficultés d’infertilité, continue parfois de faire parler d’elle même après la grossesse, créant ainsi des défis uniques pour les nouvelles mamans. Cet article aborde les symptômes de l'endométriose après l'accouchement, les traitements disponibles et l'importance d'une prise en charge rapide et personnalisée.

Qu'est-ce que l'endométriose ?

L'endométriose est une maladie hormono-dépendante où le tissu semblable à la muqueuse utérine (endomètre) se développe en dehors de l'utérus. Aujourd’hui, on ne classifie plus les endométrioses en "stades" I - II - III - IV, mais plutôt en trois types :

  • Endométriose superficielle (ou péritonéale) : Présence d'implants d'endomètre ectopiques localisés à la surface du péritoine.
  • Endométriose ovarienne.
  • Endométriose profonde.

L'endométriose est une maladie « hormono dépendante ». Il convient donc de priver l’organisme de l’hormone qui va nourrir les cellules d’endomètre : l’œstrogène. Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent pour dire que le traitement de base consiste à empêcher la survenue des règles : c’est la mise en aménorrhée (absence de règles qui n’a rien à voir avec la ménopause artificielle). Pourquoi supprimer les règles ? Car les lésions d’endométrioses disséminées sur les organes vont saigner en même temps que les règles et créer de micros hémorragies dans le ventre.

Impact de la grossesse sur l'endométriose

La grossesse met en sommeil l’endométriose. Il est surprenant de constater que l’endométriose, qui est souvent en rémission durant la grossesse grâce à l’absence de menstruations, peut réapparaître après l’accouchement. « La grossesse est souvent une très bonne période "lune de miel" sans douleur », résume la spécialiste qui précise que chez certaines femmes, cette période de repos hormonal peut même permettre de prendre des contraceptifs moins dosés après une grossesse. Cependant, les symptômes d’endométriose peuvent aussi réapparaître rapidement après l’accouchement.

« Contrairement à une idée reçue, la grossesse ne guérit pas l’endométriose. Cela crée une pause dans la maladie. La femme n’a pas de règles donc pas de douleurs » introduit le Dr Emilie Faller, gynécologue-obstétricienne du Centre expert de l’endométriose de Strasbourg (Endosalsace). Les femmes atteintes d'endométriose voient ainsi le plus souvent leurs symptômes s'atténuer pendant et immédiatement après la grossesse.

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Symptômes de l'endométriose post-partum

Les symptômes de l'endométriose après l’accouchement peuvent varier d’une femme à l’autre. Les symptômes d’endométriose post-partum peuvent inclure :

  • Douleurs pelviennes sévères.
  • Douleurs pendant les relations sexuelles.
  • Saignements menstruels abondants.
  • Douleurs de règles, douleurs pendant les rapports, douleurs en dehors des règles.
  • Troubles digestifs : Une alternance de diarrhée/constipation, symptôme aggravé au moment des règles, des douleurs lors de la défécation, plus rarement des rectorragies (présence de sang dans les selles), des phénomènes d’occlusion (ballonnements abdominaux, arrêt des selles et des gaz).
  • Irradiation de la douleur dans les jambes.
  • Violentes diarrhées, des nausées, des vertiges.
  • Douleur lors de l'ovulation.

Il est essentiel de ne pas négliger ou normaliser la douleur sous prétexte qu’elle accompagne le retour à la vie normale après l’accouchement. Si vous ressentez des douleurs persistantes ou d’autres symptômes préoccupants, il est crucial de consulter un spécialiste rapidement.

Diagnostic de l'endométriose

La normalité de l’échographie n’élimine pas le diagnostic. Il est nécessaire de réaliser l’échographie afin de ne pas méconnaitre une éventuelle adénomyose (adénomyose : endométriose interne à l’utérus). Celle-ci peut être responsable de saignement abondant et de douleurs pelviennes.

Le diagnostic de l’endométriose de l’adolescente est souvent tardif alors que la précocité des symptômes est un argument de sévérité. Il est nécessaire de faire le bilan complet avec la réalisation d’une IRM pelvienne. Une IRM qui retrouve un épaississement du torus et de l’utero sacré est en faveur d’une endométriose. Il est nécessaire de refaire une nouvelle IRM en cas de nouveaux symptômes. Il est nécessaire de refaire une imagerie par IRM pour refaire le point sur votre endométriose.

Après 2 ans d’essai bébé, grosse douleurs de règles, douleurs pendant les rapports, douleurs en dehors des règles etc… La patiente a fini par consulter un spécialiste de l’endométriose car sa gynécologue n’était pas spécialisée et à l’IRM rien n’apparaissait donc celle-ci lui a dit qu’elle s’écoutait trop… Le spécialiste en endométriose lui a alors proposé une cœlioscopie pour infertilité, cœlioscopie que la patiente a faite en décembre 2019 et là le verdict tombe : endométriose stade 2, sur les ligaments utéro sacré, le cul de sac de douglas, l’ovaire droit avec adhérence.

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Traitements de l'endométriose post-partum

Heureusement, il existe plusieurs solutions pour soulager les symptômes d’endométriose post-partum. La prise en charge doit toujours être personnalisée en fonction des besoins individuels et des circonstances de chaque femme.

Traitements Médicaux

  • Contraception hormonale : En post accouchement, on ne peut pas prescrire n’importe quelle pilule. On vous donnera une contraception micro dosé au départ. Les principaux traitements sont les suivants : Une pilule oestro-progestative, ou progestative, prise en continu. Le traitement est la mise en place d’un blocage hormonal par une contraception par pilule ou stérilet hormonal. Dans ce cas il serait préférable de retirer le stérilet et de prendre une pilule en continu pour ne plus avoir de règles. Le stérilet Mirena est un stérilet qui diffuse des progestatifs. Son action étant localisée, les effets secondaires sont moins importants. Les stérilets classiques (sans diffuseur de progestatifs / en cuivre) sont à prohiber en cas d’endométriose.
  • Médicaments contre la douleur : Les traitements symptomatiques de première intention, comme les œstroprogestatifs et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, sont souvent insuffisants. Les traitements non hormonaux, comme les anti-inflammatoires en vente libre, peuvent apporter un soulagement temporaire des douleurs.

Il existe un nombre considérable de molécules au sein d’une même famille de médicaments et une molécule peut fonctionner alors qu’une autre donnera un résultat mitigé. C’est pourquoi il est bien souvent utile d’essayer plusieurs traitements pour voir celui qui est le plus bénéfique pour l’endométriose avec le minimum d’effets secondaires pour la patiente.

Chirurgie

En cas d’échec du traitement médical par pilule, avec persistance des douleurs, il peut être proposé une intervention chirurgicale pour retirer le nodule d’endométriose sur les ligaments utéro sacrés. La chirurgie peut être proposée si vous êtes symptomatique. La chirurgie peut être proposée en cas de symptômes sous traitement médical, avec un retentissement sur la vie quotidienne. Après une chirurgie d’endométriose, il peut y avoir des accolements cicatriciels dans le ventre et ceux-ci peuvent être responsable de quelques douleurs. Tant que toutes les lésions n’ont pas été supprimées chirurgicalement, la maladie peut en effet récidiver et se propager à d’autres tissus. Cette récidive est évidemment plus fréquente en l’absence de traitement médical. C’est pourquoi le traitement médical est préconisé, ainsi qu’un suivi médical régulier pour ajuster ce traitement si nécessaire. Mais toutes les femmes ne récidivent pas !

Approches Complémentaires

  • Alimentation anti-inflammatoire : L’alimentation joue également un rôle crucial dans la gestion de l’endométriose. Une alimentation anti-inflammatoire riche en fruits, légumes, et acides gras oméga-3 peut contribuer à la réduction des symptômes.
  • Médecines douces : De nombreuses médecines douces permettent de diminuer l’intensité des douleurs et de donner un petit coup de pouce à la fertilité. Elles peuvent également permettre de mieux supporter les effets des ménopauses chimiques ou chirurgicales. Les médecines douces, si elles aident à mieux vivre avec l’endométriose, ne la guérissent pas. Un suivi classique est toujours nécessaire et les traitements médicamenteux ou chirurgicaux sont les moyens les plus efficaces de remédier aux douleurs ou d’améliorer la fertilité.

Importance de la contraception post-partum

« Le post-partum des femmes ayant une endométriose n’est pas différent. Ce qui change c’est l’importance de reprendre une contraception avant 6 à 8 semaines après l’accouchement pour ne pas laisser les règles revenir et au maximum dans les 3 mois qui suivent » enseigne le Dr Emilie Faller. Cette recommandation ne concerne que les femmes qui prennent un traitement hormonal en continu pour traiter leur endométriose. Avoir un retour de couches (retour des premières règles après un accouchement) n’est pas forcément dramatique mais selon les types d’endométriose le retour de couches peut réveiller rapidement la maladie et entraîner des douleurs importantes. Seules les femmes qui allaitent de façon exclusive peuvent attendre la fin de cet allaitement avant de reprendre une pilule.

Endométrite post-partum

L’endométrite est une infection de l’utérus qui touche fréquemment les femmes qui viennent d’accoucher, mais pas seulement. Pas d’inquiétude à avoir, c’est une pathologie qui se soigne bien. L'endométrite est une infection de la muqueuse utérine, ou endomètre. « L'endométrite est une infection de la muqueuse utérine qui tapisse les parois de l’organe. Elle peut survenir dans le cadre d’une maladie sexuellement transmissible (MST), une infection à gonocoques ou à chlamydiae, par exemple. En effet, les symptômes d’une endométrite apparaissent généralement entre 24 et 72 heures après l’accouchement, mais peuvent aussi apparaître plus tard, jusqu’à six semaines après la naissance de l'enfant.

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Les symptômes de l'endométrite sont les suivants : un bas-ventre douloureux (ou des douleurs abdominales basses), en raison de l'inflammation de l'utérus, avec parfois des spasmes, accompagnés d’une fièvre puerpérale (terme qui désigne toutes les fièvres qui touchent la femme, pendant ou après son accouchement) et des pertes suspectes, pouvant être malodorantes et qui ne sont pas habituelles. Une endométrite se déclare parfois après une rupture précoce de la poche des eaux, de 24 à 48 h avant l’accouchement en lui-même.

Pour traiter une endométrite après accouchement, une antibiothérapie doit être prescrite à la patiente. Selon Olivier Picone, « les gynécologues prescrivent un ou deux, plus rarement trois antibiotiques à large spectre pour traiter une endométrite. Quand la femme est encore hospitalisée, on peut lui faire passer les traitements par voie intraveineuse, généralement pour une semaine, voire 10 jours ; cela peut allonger de quelques jours son séjour à la maternité. Si elle est déjà à la maison, le traitement sera donné per os (par voie orale, ndlr). Et la patiente guérira sans séquelles, avec une amélioration clinique rapide ».

Importance du suivi médical

Le suivi de grossesse chez une femme qui a une endométriose n’est pas différent de celui d’une grossesse chez une femme n’ayant pas de pathologie. Le post-partum désigne la période qui suit l'accouchement. On parle aussi de période postnatale ou de suites de couches. Celle-ci commence 2 heures après l’accouchement. Elle dure en moyenne 4 à 10 semaines et se termine par le retour des règles si la maman n’allaite pas. Ce moment comprend d’intenses bouleversements à la fois physiques et psychiques. Quelques jours après l'accouchement, la chute hormonale provoque en effet un bouleversement émotionnel. A cela s’ajoute la fatigue. C’est une période pendant laquelle les femmes sont vulnérables et ont besoin d’être accompagnées.

Dans tous les cas, nous vous conseillons de consulter un gynécologue de l’adolescence, qui peut vous écouter et vous proposer des solutions.

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