La mannequin et actrice Emily Ratajkowski a annoncé sa grossesse de manière originale et engagée, en faisant la couverture du magazine Vogue et en publiant une vidéo intime réalisée par Lena Dunham. Elle y dévoile son ventre arrondi et partage ses réflexions sur la maternité, le genre et l'éducation de son futur enfant.

Une annonce en couverture de Vogue

C'est une Emily Ratajkowski rayonnante qui se dévoile sur la couverture du magazine Vogue. La mannequin de 29 ans a révélé sa grossesse en couverture du magazine Vogue où elle dévoile ses nouvelles rondeurs vêtue d'une nuisette caramel. Elle a également publié une vidéo sur son compte Instagram dans laquelle elle revient sur les premiers mois de sa grossesse.

Une vidéo intime réalisée par Lena Dunham

Dans ce petit film réalisé par son amie, la créatrice de la série Girls Lena Dunham, on peut voir Emily Ratajkowski entièrement nue, de dos et de face, se caressant le ventre ou prenant un bain. Dans cette vidéo, on entend également Emily Ratajkowski dire ”Nous nous demandons qui vas-tu devenir?”. Sur la couverture du Vogue, on aperçoit la top model en nuisette se tenir le ventre pour expliquer qu’elle ne révélera pas le sexe du bébé comme on dit en français, ou plutôt son genre. Outre la couverture du prestigieux magazine, dans un second post, l’actrice révèle une vidéo plus intime. Il s’agit en fait d’une vidéo de son amie, la comédienne et réalisatrice Lena Dunham, où l’on peut voir la star dénudée, caressant son ventre rond dans son bain mais aussi partageant des moments de complicité avec son chien Colombo.

Une réflexion sur le genre et l'éducation

Emily Ratajkowski profite de cette annonce pour aborder des questions importantes sur le genre et l'éducation. Elle affirme ne pas vouloir connaitre le genre de son enfant tant que celui-ci n'aura pas 18 ans et qu'il fera le choix de son identité si tel est le cas. Une manière de lutter contre les stéréotypes, car elle souhaite apporter une éducation non-genrée à son enfant.

"Quand mon mari et moi avons dit à des amis que j'étais enceinte, leur première question après 'Félicitations' a presque toujours été 'Vous savez ce que vous voulez ?' Nous aimons leur répondre que nous ne connaîtrons pas le sexe de notre enfant avant ses 18 ans" confie-t-elle à Vogue. Elle souhaite donner une éducation non genrée à sa progéniture, qui consiste à dépasser le sexe attribué biologiquement à l'enfant à sa naissance.

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Elle explique : "Tout le monde en rit. […] Il y a une vérité dans notre vision, qui laisse entrevoir des possibilités beaucoup plus complexes que les organes génitaux avec lesquels notre enfant pourrait naître : la vérité étant que nous n'avons finalement aucune idée de qui - plutôt que de quoi - grandit dans mon ventre. Qui sera cette personne ? De quel genre de personne deviendrons-nous parents ? Comment vont-ils changer nos vies et qui nous sommes ? C'est un concept merveilleux et terrifiant, qui nous rend à la fois impuissants et humbles".

La question du genre du bébé

La question du genre est sans nul doute primordiale dans l’interview d’Emily Ratajkowski. Elle déclare qu’elle et son mari ne désirent pas, pour le moment, connaître le sexe du bébé: ”(…) nous ne connaîtrons pas le genre de notre enfant avant ses 18 ans et il nous le fera savoir à ce moment-là.” La militante féministe, évoque le phénomène courant de vouloir un enfant du même sexe que soi. “Lorsque j’étais plus jeune, je me projetais presque automatiquement avec une fille plus tard.” Ayant fait part de cela à son psychothérapeute, elle se rend compte que ce phénomène est récurrent, car une personne souhaite souvent inconsciemment que son enfant “refasse” sa propre enfance. Cependant, avec du recul, elle constate que cette façon de penser les choses n’est pas forcément le résultat d’un phénomène inconscient, mais qu’au contraire elle a probablement été provoquée par des stéréotypes. Le couple souhaite donner à cet enfant une éducation sans stéréotypes de genre. “J’aime l’idée de forcer le moins possible de stéréotypes de genre sur mon enfant.” La jeune femme de 29 ans espère qu’elle sera le type de parent auquel un enfant se confie et se montre. Pourtant, si elle espère que son “enfant pourra déterminer sa propre place dans le monde”, elle ne cache pas à Vogue, qu’ “il sera quoi qu’il arrive, confronté aux indéniables contraintes et constructions de genre avant de pouvoir parler ou, bon sang, même naître.”

Une expérience personnelle et féministe

Emily Ratajkowski revient sur ses engagements féministes. Elle parle notamment de la grossesse en tant que telle et du rôle de la femme durant cette expérience. Elle raconte à Vogue, que son mari Sebastian, aime lui dire : “Nous sommes enceintes”. Même si elle trouve cela mignon, au fond d’elle, la future mère, n’est pas d’accord avec cela. “En fin de compte, je suis seule avec mon corps dans cette expérience.” Elle est consciente que l’ADN de son mari est en elle, mais la grossesse, c’est elle qui la vit et personne d’autre.“Mon mari n’a pas de symptômes physiques dans ‘notre’ grossesse, ce qui me rappelle encore une fois à quel point les expériences de vie d’une femme et d’un homme peuvent être différentes.”

Une sérénité face à l'inconnu

"Avant j’avais pour habitude d’utiliser la pensée magique pour qu’une chose se passe d’une certaine manière. Désormais, je n’essaie pas d’imaginer une couverture rose ou bleue dans mes bras. (…) Je suis indéniablement impuissante face la quasi-totalité des choses qui entourent ma grossesse : comment mon corps va-t-il changer, qui sera mon enfant. Mais cela ne me dérange pas, au lieu d’avoir peur, je suis sereine. J’apprends déjà de cette personne à l’intérieur de mon corps, je suis émerveillée.” Peu importe comme son enfant sera, comment son corps deviendra, la militante de 29 ans semble comblée de bonheur.

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