La procréation médicalement assistée (PMA) est de plus en plus utilisée par les couples et les individus confrontés à des difficultés de conception naturelle. Parmi les différentes étapes du développement embryonnaire, les blastocystes jouent un rôle crucial. Cet article se propose d'explorer en détail la classification des blastocystes, en mettant en lumière leur importance dans les traitements de fertilité.
L'Odyssée de l'Embryon : Du Zygote au Blastocyste
Remontons le temps, au commencement de tout. Imaginez un ovule et un spermatozoïde, une rencontre orchestrée par la nature, mais parfois assistée par la science. C'est le point de départ d'une aventure extraordinaire, celle du développement embryonnaire.
Les Premières Étapes du Développement Embryonnaire
On parle d’embryon dès l’apparition de la première cellule faisant suite à la fusion entre l’ovocyte et le spermatozoïde. Cette cellule qui, chaque jour, va se diviser est capable de donner toutes les futures cellules du corps humain.
- Zygote (Jour 1) : Au jour 1, on parle de zygote, une cellule unique avec deux pronoyaux, c’est-à-dire deux noyaux ou structures cellulaires, signe que la fécondation a bien eu lieu.
- Clivage (Jours 2-4) : Puis, entre 20 et 25 heures plus tard, le zygote commence à se diviser en 2 cellules de taille égale, puis en 4, puis en 8 vers le 3e jour et en 16 au 4e jour.
- Morula (Jour 4) : À partir de 16 cellules, l’embryon est appelé morula. C’est d’ailleurs entre le 3e et le 4e jour que les biologistes estiment que l’activation du génome paternel se fait ; ce qui signifie que l’ovocyte est seul responsable des premiers stades de division. On comprend ici pourquoi la qualité des ovocytes est déterminante ! Au stade de morula, on n’est plus en capacité d’observer les cellules individualisées qui se transforment en une masse compacte.
L'Émergence du Blastocyste (Jours 5-6)
Une cavité liquidienne se creuse au sein de l’embryon, embryon qui est alors appelé blastocyste à partir du 5e jour.
Le blastocyste est un embryon à un stade avancé de développement, qui se produit environ 5 à 6 jours après la fécondation. Pendant cette phase, les cellules embryonnaires se différencient en deux groupes principaux : le trophoectoderme, qui formera le placenta et les membranes externes de l’embryon, et la masse cellulaire interne (ICM), qui donnera naissance à tous les tissus et organes du corps. Avant l’implantation dans l’utérus, le blastocyste doit « éclore » de la zone pellucide, une membrane protectrice qui entoure l’embryon depuis la fécondation.
Lire aussi: Guide : Calculer la date d'accouchement après FIV
Structure du Blastocyste
En résumé, la structure du blastocyste est composée du trophoectoderme, de la masse cellulaire interne et du blastocèle, qui ont des fonctions spécifiques dans le développement embryonnaire.
- Trophoectoderme : Le trophoectoderme est une couche externe de cellules qui entoure le blastocyste. Ces cellules jouent un rôle important dans la formation du placenta et des membranes embryonnaires externes.
- Masse cellulaire interne (ICM) : La masse cellulaire interne est un groupe de cellules situé à l’intérieur du blastocyste, séparé du trophoectoderme. Les cellules de l’ICM sont pluripotentes, ce qui signifie qu’elles ont la capacité de se différencier en n’importe quel type de cellule du corps.
- Blastocèle : Le blastocèle est une cavité interne remplie de liquide située entre le trophoectoderme et la masse cellulaire interne.
Le Rôle Crucial du Blastocyste dans l'Implantation Embryonnaire
Les blastocystes sont essentiels à la réussite de l’implantation embryonnaire, car ils représentent le stade où l’embryon est prêt à « communiquer » avec l’utérus et à s’attacher à sa paroi. L’implantation embryonnaire est le processus par lequel le blastocyste s’attache à l’endomètre (la paroi de l’utérus) et commence à s’intégrer dans le tissu utérin.
Les Étapes Clés de l'Implantation
- Dialogue materno-embryonnaire : Durant la phase de blastocyste, une communication est établie entre l’embryon et l’utérus. L’embryon libère des signaux chimiques qui influencent le revêtement de l’utérus, le rendant réceptif à l’implantation.
- Éclosion (Hatching) : Avant l’implantation, le blastocyste doit se libérer de la zone pellucide, une membrane protectrice qui entoure l’embryon depuis la fécondation. Ce processus, appelé éclosion, permet au blastocyste de se développer et d’interagir directement avec l’endomètre pour l’attachement.
- Attachement et invasion : Après l’éclosion, le blastocyste s’attache à l’endomètre par le biais du trophoectoderme. Une fois attaché, le blastocyste commence à envahir le tissu endométrial, s’intégrant dans la paroi utérine.
- Formation du placenta : Lorsque le blastocyste s’intègre dans l’endomètre, la formation du placenta commence. Cette structure est essentielle pour le soutien nutritionnel et hormonal de la grossesse.
L’implantation est un processus complexe et hautement régulé, et le blastocyste joue un rôle fondamental à chaque étape. Pour qu’une implantation embryonnaire soit réussie, il est essentiel qu’il y ait une communication efficace entre le blastocyste et l’endomètre (la muqueuse de l’utérus). Cette interaction est médiée par une série de signaux moléculaires et cellulaires qui aident à synchroniser le développement de l’embryon et la préparation de l’utérus pour l’attachement et la nidation. En termes simples, l’embryon et la muqueuse de l’utérus doivent « dialoguer » entre eux pour s’assurer que tout est prêt et synchronisé.
La Préparation de l'Endomètre
En prévision de l’implantation, l’endomètre subit une série de changements structurels et fonctionnels, dans un processus appelé « réceptivité endométriale ». La communication entre le blastocyste et l’endomètre se fait par des signaux chimiques produits par les deux tissus. Lorsque le blastocyste atteint l’utérus, il se fixe à l’endomètre grâce à un processus appelé « adhésion ». Une fois fixé, le blastocyste commence à pénétrer dans l’endomètre, dans un processus appelé « invasion ».
Culture et Évaluation des Blastocystes en Laboratoire
Dans les centres de procréation assistée, les blastocystes sont cultivés en laboratoire grâce à un processus appelé culture prolongée.
Lire aussi: L'implantation d'embryons congelés : un aperçu
La Culture Prolongée
La culture prolongée est une technique qui permet de cultiver les embryons jusqu’au stade de blastocyste (environ 5-6 jours après la fécondation) dans des incubateurs spéciaux qui fournissent un environnement contrôlé, avec des températures, une humidité et une concentration de gaz optimales. La culture des embryons se fait dans des petites gouttes (20m l) de milieu de culture déposées au fond d’une boîte de Pétri et recouvertes d’huile pour éviter l’évaporation, limiter les échanges gazeux et protéger des contaminations. Les boîtes sont gardées dans un incubateur dont la température est fixée à 37°C et dont l’air est enrichi en CO2 (5%). Pour éviter de les perturber, l’observation des embryons au microscope est limitée au strict minimum.
L'Évaluation Morphologique
L’évaluation morphologique des blastocystes est effectuée en utilisant un microscope pour examiner le degré d’expansion du blastocèle, la qualité des cellules du trophoblaste et de la masse cellulaire interne. Il existe différents systèmes de classification pour évaluer la qualité des blastocystes, comme le système de Gardner, qui attribue un score basé sur ces paramètres.
L'Imagerie en Temps Réel (Time-Lapse)
La technologie en temps réel permet de surveiller continuellement le développement embryonnaire grâce à des images prises à intervalles réguliers. Ce système fournit des informations détaillées sur la division cellulaire, la morphologie et le timing du développement des blastocystes, sans avoir à retirer les embryons de l’incubateur. Avec les incubateurs traditionnels, le suivi des embryons se réalise au travers d’un microscope optique, c’est pourquoi il est nécessaire de sortir les embryons de l’incubateur. Chez Unilabs, nous utilisons le time-lapse, un incubateur embryonnaire permettant de recréer des conditions de développement stables et identiques à celles de l’utérus. Il est également équipé d’une caméra qui enregistre la division cellulaire en temps réel.
Le Diagnostic Génétique Préimplantatoire (DPI)
Le diagnostic génétique préimplantatoire est une technique qui permet d’analyser le matériel génétique des blastocystes pour identifier d’éventuelles anomalies chromosomiques ou mutations génétiques. La biopsie embryonnaire est une procédure qui permet de prélever un échantillon de cellules des blastocystes pour analyser leur patrimoine génétique. Pendant la biopsie embryonnaire, les embryologistes utilisent des outils de précision, comme des micromanipulateurs et des microscopes, pour retirer en toute sécurité un petit nombre de cellules de l’embryon. Plus précisément, les cellules sont prélevées du trophoblaste, la partie extérieure de la blastocyste qui formera le placenta. Une fois les cellules prélevées, elles sont soumises à une analyse génétique qui permet d’examiner l’ADN de l’embryon. Après avoir obtenu les résultats de l’analyse génétique, les embryologistes et les médecins évaluent les blastocystes pour déterminer lesquelles sont les plus appropriées pour le transfert embryonnaire. L’analyse génétique des blastocystes par biopsie embryonnaire fournit des informations précieuses qui peuvent aider les couples à prendre des décisions éclairées concernant le transfert embryonnaire.
La Cryoconservation (Vitrification)
Les blastocystes excédentaires de bonne qualité qui ne sont pas transférés dans l’utérus peuvent être cryoconservés pour une utilisation future. Ce processus, appelé vitrification, permet de congeler rapidement les blastocystes afin de préserver leur structure et leur fonctionnalité. La cryoconservation est une technique fondamentale dans les centres de fertilité assistée, car elle permet la conservation à long terme des blastocystes non utilisées pour un transfert embryonnaire immédiat. La vitrification est une méthode avancée de cryoconservation qui repose sur un processus de refroidissement ultra-rapide pour protéger les structures délicates des blastocystes contre les dommages causés par la formation de cristaux de glace lors de la congélation.
Lire aussi: Signes et symptômes d'une fausse couche
Avant la vitrification, les blastocystes sont exposées à des solutions de cryoprotecteurs à haute concentration. Pendant la vitrification, les blastocystes sont rapidement refroidies à une vitesse supérieure à 20 000 degrés Celsius par minute, passant d’une température ambiante à environ -196 degrés Celsius en quelques secondes. Une fois vitrifiées, les blastocystes sont conservées dans des récipients spéciaux appelés dewars, qui maintiennent une température constante d’environ -196 degrés Celsius en utilisant de l’azote liquide. Lorsqu’un couple décide d’utiliser les blastocystes cryoconservées, celles-ci sont décongelées dans un processus contrôlé qui inverse la congélation ultra-rapide. Les blastocystes sont ensuite évaluées pour vérifier leur intégrité et la survie des cellules. La vitrification est une méthode de cryoconservation qui a révolutionné la conservation des blastocystes, offrant des taux de survie et de réussite significativement plus élevés par rapport aux méthodes de congélation lente traditionnelles.
Classification des Blastocystes : Les Systèmes d'Évaluation
Au fil des années, les critères d’évaluation des embryons ont été unifiés. En réalité, le Pr Marine Poulain rassure « le biologiste n’évalue pas la viabilité d’un embryon en fonction de sa bonne ou mauvaise humeur. Il va donner un grade, une norme de priorité, en se basant sur une codification internationale ». Un embryon dit « non viable » est un embryon qui ne s’est pas divisé, ou dont la division s’est arrêtée, ou avec des cellules dégénératives. Il n’y a pas de devenir à cet embryon.
Lorsque l’embryon est dit « viable », l’équipe de biologiste vient observer :
- la morphologie : le nombre de cellules, leur régularité, leur homogénéité et leur taux de fragmentation, l’aspect de la cellule ou de la membrane qui recouvre l’embryon.
- la cinétique, c’est-à-dire le rythme de la division et d’évolution de l’embryon jour par jour selon un référentiel. L’embryon a-t-il bien 8 cellules au 3e jour ? 16 au 4e ? , etc.
C’est à partir de cette description que les biologistes donnent un rang, c’est-à-dire un ordre de priorité pour le transfert. La classification, AA, BB, BB2, AC, est propre à chaque centre. Attention donc aux comparaisons si vous ne faites pas partie du même centre ! Les chiffres correspondent généralement au degré d’expansion des blastocystes, c’est-à-dire la taille de la cavité du blastocyste. Les lettres de A à C (D parfois) correspondent à l’observation de la masse cellulaire (est-ce qu’il y a beaucoup de cellules, et elle bien compacte, etc.) et du trophectoderme, c’est à dire de la couche externe du blastocyste (nombre et organisation des cellules du trophectoderme, tapis régulier, uniforme sur l’ensemble de la cavité).
Le Système de Gardner
Le système de Gardner est l'un des systèmes de classification les plus utilisés pour évaluer la qualité des blastocystes. Il combine une évaluation numérique du degré d'expansion du blastocyste avec une évaluation alphabétique de la qualité de la masse cellulaire interne (MCI) et du trophoectoderme (TE).
- Degré d'expansion (chiffre de 1 à 6) :
- 1 : Blastocyste peu développé
- 2 : Blastocyste avec blastocèle (cavité) visible
- 3 : Blastocyste remplissant la zone pellucide
- 4 : Blastocyste dépassant la zone pellucide
- 5 : Blastocyste en éclosion
- 6 : Blastocyste complètement éclos
- Qualité de la MCI (lettre A, B ou C) :
- A : MCI avec un grand nombre de cellules étroitement liées
- B : MCI avec quelques cellules
- C : MCI avec très peu de cellules
- Qualité du TE (lettre A, B ou C) :
- A : TE avec beaucoup de cellules formant une couche cohérente
- B : TE avec peu de cellules
- C : TE avec quelques grandes cellules
Selon la classification ASEBIR, nous évaluons la morphologie de la masse cellulaire interne (MCI) et du trophectoderme (TE) en quatre catégories, de la meilleure à la moins bonne qualité, en fonction du nombre de cellules, de leur cohésion et de leur aspect, en leur attribuant les lettres A, B, C et D. Le nombre de cellules, leur disposition et leur compacité, leur symétrie et leur aspect, ainsi que le degré d’expansion sont évalués.
Interprétation de la Classification
Un blastocyste de grade 3AA est considéré comme un blastocyste de haute qualité, avec un bon potentiel d'implantation, tandis qu'un blastocyste de grade 1CC est considéré comme un blastocyste de faible qualité. Cependant, il est important de noter que même les blastocystes de faible qualité peuvent parfois conduire à une grossesse réussie.
Il est important d’indiquer qu’autant la classification définitive que les différentes évaluations qui se feront durant le développement sont un outil servant à évaluer la qualité du développement et ses possibilités de gestation. Cependant, ni un embryon de type A ne garantit le succès, ni un embryon de type D ne garantit l’échec.
Facteurs Influant sur la Qualité des Blastocystes
La qualité des blastocystes peut être influencée par plusieurs facteurs, dont l’âge de la mère, la qualité des ovocytes et des spermatozoïdes, les conditions de culture en laboratoire et la présence éventuelle d’anomalies chromosomiques ou génétiques. Une bonne qualité des blastocystes est importante pour augmenter les chances de succès du traitement de fertilité assistée.
L'Âge Maternel
L’âge de la femme est un facteur crucial qui peut influencer la qualité des blastocystes. Avec l’avancement de l’âge, la qualité des ovocytes (les cellules œuf) tend à diminuer, ce qui peut conduire à une moindre qualité des blastocystes. Le Dr Lucie Chansel-Debordeaux explique qu’à partir de 35 ans, on observe une réelle dégradation de la qualité des ovocytes, mais attention le temps n’épargne pas non plus les hommes !
La Qualité des Gamètes
La qualité des ovocytes et des spermatozoïdes utilisés pendant la fécondation est un autre facteur important qui peut influencer la qualité des blastocystes. Des ovocytes et des spermatozoïdes de bonne qualité peuvent augmenter les chances de développement d’embryons sains et vigoureux. Le potentiel diminué d’un embryon peut être lié à plusieurs facteurs, mais, la plupart du temps, il s’agit d’une mauvaise qualité des gamètes dont dérive l’embryon. Navré mesdames, mais on parle surtout d’une mauvaise qualité des ovocytes, les 1res divisions se faisant grâce aux ressources énergétiques de l’ovocyte.
L'Environnement et le Mode de Vie
L’environnement, l’hygiène de vie et les modes de consommation viennent aussi impacter la qualité des gamètes des femmes ET des hommes. Le tabagisme actif est un des facteurs majeurs de mauvais développement embryonnaire, tout comme la mauvaise hygiène de vie générale. La bonne nouvelle, ici, c’est que ces atteintes de votre mode de vie sont réversibles !
Les Conditions de Culture en Laboratoire
Les conditions de culture en laboratoire, comme la température, l’humidité et les nutriments présents dans le milieu de culture, peuvent influencer la qualité des blastocystes. Un environnement de culture optimal est essentiel pour garantir le développement sain et régulier des embryons.
Les Anomalies Génétiques
La présence d’anomalies chromosomiques (un nombre anormal de chromosomes) ou de mutations génétiques spécifiques (erreurs dans l’ADN) peut influencer négativement la qualité des blastocystes.
Choix du Moment Optimal pour le Transfert Embryonnaire
Historiquement, la première grossesse par FIV provenait du transfert d’un blastocyste en 1978. Par la suite, cependant, la tendance était au transfert d’embryons au troisième jour, mais récemment le transfert d’embryons se fait de plus en plus au 5e jour. Le dernier rapport de la Cochrane en mai 2022, un rapport qui reprend les études internationales randomisées et contrôlées, montre que les taux de grossesses cumulés - issus d’embryons frais et congelés-décongelés - par cycle sont les mêmes qu’il s’agisse d’un transfert précoce ou de blastocyste.
Le Pr Marine Poulain reprend qu’ « il y a des avantages et des inconvénients pour les deux stratégies. » Un transfert avec des blastocystes a de meilleurs taux de grossesse, mais moins d’embryons, car on les a laissés s’autosélectionner. À J2-J3, il y a moins de chances de grossesse par transfert, mais plus d’embryons, donc plus de transferts. Au final, une fois qu’on a utilisé tous les embryons dits « utiles » (transférables en frais ou congelé), on obtient le même taux de succès. Le choix va aussi se faire en fonction de la patiente, du contexte et des antécédents, explique le Dr Lucie Chansel-Debordeaux.
Mêmes conclusions concernant les chances de succès des embryons transférés frais versus congelés. L’un ou l’autre n’est pas plus performant du moment que la technique de vitrification (processus de congélation utilisé aujourd’hui) est maîtrisée.
Les Perspectives d'Avenir en Embryologie
Pour le Pr Marine Poulain, « le destin de l’embryon est scellé au moment de la rencontre des gamètes. À part mettre les conditions idéales pour impacter le moins possible de développement de l’embryon en biologie, ou optimiser les traitements de stimulation, on ne maitrise pas le reste. Surtout, il n’existe pas d’outil pour améliorer le potentiel d’implantation, seulement des outils pour mieux les sélectionner. Souvent les gens pensent que le time laps, l’ICSI, l’IMSI ou telle ou telle technique va améliorer la qualité des embryons. Les équipes de recherche se consacrent aujourd’hui à mieux comprendre le développement embryonnaire pour adapter les conditions de culture. Ce sont par exemple les travaux autour des embryons artificiels, créés à partir de cellules souches dont vous avez peut-être entendu parler. Ces derniers permettrons de comprendre l’impact des troubles génétiques sur les embryons et les causes biologiques des fausses couches à répétition. Il y a également des programmes de recherche pour essayer de réparer les erreurs génétiques présentes dans l’embryon. L’innovation ensuite, se situe depuis de plusieurs années sur le développement d’outils pour améliorer la sélection des embryons.
tags: #embryon #stade #blastocyste #classification
