Elvira Masson est une personnalité influente dans le monde de la gastronomie et du lifestyle en France. Rédactrice en chef lifestyle de Marie-Claire, chroniqueuse culinaire remarquée à la télévision et à la radio, elle partage sa passion pour la cuisine à travers divers médias. Son parcours atypique et son approche décomplexée de la gastronomie font d'elle une figure inspirante pour de nombreux amateurs de cuisine.
Un parcours éclectique
Elvira Masson a suivi des études de droit à Assas, puis de journalisme à l’Institut français de presse. Ces études théoriques lui ont été très utiles pour définir ce qu'elle voulait faire. Elle a travaillé trois ans avec Elisabeth de Meurville, fondatrice du Guide des gourmands, qui lui a appris les bases et les exigences du métier. Elle a ensuite pigé pour le Fooding, qui l’a « décapsulée », puis à L’Express avec François-Régis Gaudry, et elle l’a suivi à France Inter.
Chroniqueuse culinaire
Elvira Masson est chroniqueuse culinaire dans « Très Très Bon » sur Paris Première, et dans « On va déguster » sur France Inter. Son approche de la cuisine est marquée par une absence de hiérarchie entre les cuisines du monde. Elle partage ses découvertes culinaires avec enthousiasme et met en avant la diversité des saveurs.
"Recette pour 1, cuisiner pour soi" : Un livre pour une cuisine du quotidien
Elvira Masson a publié son premier livre de recettes intitulé "Recette pour 1, cuisiner pour soi". Ce livre répond à une demande croissante : comment cuisiner facilement de bons petits plats, ou se concocter des assiettes réconfortantes, juste pour soi. Les livres de cuisine sont souvent conçus pour 4 à 6 personnes et proposent des listes d’ingrédients qui excluent une partie de la population : étudiants, célibataires, ou tout simplement personnes ayant envie de se préparer un repas savoureux rien que pour elles.
Elvira Masson propose sa vision de la cuisine : des recettes simples, pleines de saveurs, façonnées au fil de ses voyages culinaires. Soupe de maïs, risotto aubergine et citron, tarte à la tomate, boulettes de poisson, spanakópita, vitello tonnato, spaghetti meatballs, udon carbonara, crème caramel, pecan pie, tarte à la rhubarbe… Découvrez plus de 150 recettes salées et sucrées, qui intègrent, en toute simplicité, des parfums d'ailleurs.
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Influences et inspirations
L'enfance d'Elvira Masson a été marquée par de nombreuses influences. Elle a passé ses six premières années à Lausanne, puis a grandi à Paris. Elle a également été influencée par la Suède, l’Angleterre et l’Italie, pays où elle a passé du temps, ainsi que par le Mexique, où ses parents ont vécu avant sa naissance.
Ses parents aimaient aller au bistrot bien plus que dans les restaurants gastronomiques. Ce qu’on mangeait à la maison était simple, frugal en apports de protéines animales, très différent du quotidien de la plupart des foyers français. Quand elle allait chez ses amis, elle trouvait les repas étranges : rôti-patates, poulet-frites, viandes avec des légumes cuits… alors que chez elle, ils faisaient un festin d’une grande salade de haricots verts. Leur régime alimentaire était populaire, mais très axé sur le légume. Cela ressemblait beaucoup, finalement, à la manière dont elle mange aujourd’hui, sans que rien ne soit théorisé.
Elvira Masson s'est tout de suite beaucoup intéressée aux cuisines anglaises et américaines (notamment celle du sud des Etats-Unis, en Louisiane) et asiatiques, avec la conviction qu’on peut se régaler partout, sans hiérarchie.
Une conscience écologique et politique
Il y avait, dans sa famille, une conscience écologique qui ne disait pas son nom - il fallait éteindre les lumières, recycler le papier, éviter le plastique, soutenir les producteurs locaux, se méfier de l’agroalimentaire. Ses parents manifestaient à la fois une ouverture sur l’Europe, les langues, les voyages, mais aussi une grande inquiétude vis-à-vis des institutions européennes, de leur opacité et du sort réservé aux paysans. Tout cela a dû forger une certaine conscience politique en elle.
Quant à la cuisine, elle a été élevée avec l’idée qu’il n’y en a pas une meilleure qu’une autre. La suprématie de la gastronomie française, cela ne lui a jamais parlé.
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La cuisine comme vecteur de plaisir et de partage
Elvira Masson a commencé à cuisiner vers l'âge de 20 ans. Elle rentrait souvent à la maison, sa mère travaillait plus qu’avant, elle s’est mise à préparer des repas pour aider ses parents. Ensuite, elle a fait des dîners pour ses amis, et peu à peu elle a découvert le plaisir de faire plaisir en nourrissant, une force joyeuse et fédératrice qui rassemble et régale. Elle dévorait les recettes et les critiques gastronomiques dans les magazines.
Ce qu'elle préfère par-dessus tout, c’est étonner avec des choses très simples, comme ce lemon posset, de la crème saisie au citron toute bête, preuve que la cuisine anglaise a du génie malgré tout ce qu’on en dit. C’est le dessert qu'elle prépare pour les gens qui n’aiment pas les desserts, et ça marche à tous les coups.
Le poivre : un ingrédient essentiel
Elvira Masson considère le poivre comme un ingrédient essentiel en cuisine. Pas une recette ne fait exception : il faut poivrer le foie ! Parmi tant de variétés de poivre à notre portée, aux saveurs si subtiles et variées, lesquelles choisir ? Noir, blanc ou vert ? Poivre long ou de Java. Le cubèbe ou poivre à queue. Piper cubeba : il vient de Java. Le poivre de Sarawak, Piper nigrum : il vient de la partie malaise de l'île de Bornéo. Le poivre du Sichuan. Zanthoxylum pipertum : il ne s'agit pas d'un poivre au sens botanique du terme mais d'une baie. Il s'accorde néanmoins très bien avec le foie gras. Le poivre de la Jamaïque, Pimenta dioica : ce n'est pas non plus un poivre.
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