Devenir parent est une aventure remplie de joie, mais aussi d'interrogations. Parmi les préoccupations les plus fréquentes, le sommeil du nourrisson occupe une place centrale. Cet article vise à démystifier le sommeil des bébés, en fournissant des informations claires et des conseils pratiques pour accompagner votre enfant à travers les différentes étapes de son développement.

Comprendre le Sommeil du Nourrisson

Un Sommeil Non Organisé : Une Normale

Durant les premières semaines, voire jusqu'à six mois, le sommeil d'un nouveau-né est immature. Il est important de comprendre que :

  • Le bébé dort en cycles très courts.
  • La notion de jour et de nuit n'existe pas encore pour lui.
  • Le sommeil s'organise progressivement, généralement vers 6 à 8 semaines.
  • La mélatonine, l'hormone du sommeil, n'augmente réellement qu'autour de 3 mois.

Les Pleurs : Un Besoin, Pas un Caprice

Contrairement à certaines idées reçues, un nourrisson ne fait pas de caprices. Ses pleurs expriment un besoin primaire : faim, chaleur/froid, inconfort, besoin de présence, besoin d'être rassuré, besoin d'être contenu. Il est donc essentiel de répondre à ces besoins avec patience et amour.

Siestes Irrégulières et Micro-Siestes : Un Passage Fréquent

Les micro-siestes sont habituelles, bien que fatigantes pour les parents. Il est important de s'adapter au rythme de son bébé et de ne pas s'inquiéter de l'irrégularité des siestes.

L'Alimentation Nocturne : Une Nécessité

Votre bébé peut avoir très faim la nuit en raison de pics de croissance. Il est donc normal qu'il réclame à manger la nuit.

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Bercer, Allaiter, Endormir dans les Bras : Pas de "Mauvaises Habitudes"

Il est courant d'entendre dire qu'endormir son bébé en le berçant ou en l'allaitant crée de mauvaises habitudes. Cependant, ce n'est pas le cas avant 4 à 6 mois, et surtout pas avant que son système nerveux soit suffisamment mature. N'hésitez donc pas à câliner et rassurer votre bébé pour l'aider à s'endormir.

Comment Tenir le Coup ?

Les premiers mois avec un nouveau-né sont souvent synonymes de chaos, de désordre et de fatigue. Voici quelques conseils pour prendre soin de vous :

  • Dormez quand bébé dort, même si c'est en pleine journée.
  • Autorisez-vous le cododo sécurisé si cela permet à la famille de se reposer.
  • Faites-vous aider par votre famille, vos amis ou vos voisins.
  • Déléguez les tâches non essentielles.
  • Relâchez la pression.

Vers 6 Mois : Une Organisation Progressive

À partir de 6 mois, le sommeil de votre bébé commence à s'organiser progressivement. Il sera prêt à aller doucement vers plus de régularité.

Repérer les Signes de Fatigue

Afin de favoriser l’endormissement de votre bébé, vous pouvez essayer tout d’abord de repérer les signes de fatigue. Il est normal de ne pas repérer ces signes dès le début, ils ne sont pas toujours faciles à identifier, surtout chez les plus petits.

L'Endormissement Autonome : Une Acquisition Progressive

En général, l’endormissement autonome est envisageable pour les bébés à partir de 4 à 6 mois. Comme pour la marche ou la continence, l’endormissement autonome est une acquisition qui nécessite un temps différent à chacun. Inutile de brusquer les choses. Vous pouvez cela dit l’accompagner de manière progressive tout en respectant son rythme. Il ne s’agit donc pas de poser votre bébé dans son lit et de partir (ce qui ne marche que très rarement d’ailleurs) ou de le laisser pleurer jusqu’à ce qu’il s’endorme. L’accompagner vers l’endormissement autonome se fait sur plusieurs jours, le temps qu’il s’habitue progressivement à cette nouvelle habitude.

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Mettre en Place un Rituel du Coucher

Parmi les méthodes pour accompagner l’acquisition de l’endormissement autonome, vous pouvez par exemple mettre en place un rituel du coucher. C’est-à-dire prévoir un temps court qui le prépare à aller se coucher et faire en sorte qu’il se sente en sécurité dans son lit. Pour les plus petits, il peut s’agir de lui chanter une petite berceuse, pour les plus grands de lui lire une histoire courte par exemple.

Gérer les Réveils Nocturnes

Les réveils nocturnes sont très courants chez les bébés et peuvent être continus ou plus soudains lorsque l’on fait face à une régression du sommeil. Tout le monde a déjà fait l’expérience d’un micro-réveil, c’est lorsque - entre deux cycles de sommeil - on se réveille un court laps de temps. On a alors souvent le réflexe de remettre notre couverture ou de se tourner dans une autre position avant d’entamer un nouveau cycle de sommeil. Chez le bébé, c’est la même chose sauf qu’au lieu de réajuster sa couverture ou de tourner, il s’agite ou pleure un petit peu. Lors d’un réveil nocturne, il ne se rendort pas. Pour différencier un réveil nocturne d’un micro-réveil, essayez d’attendre un tout petit peu avant d’aller le voir. Il se peut qu’il se rendorme seul. Les réveils nocturnes sont inévitables, surtout au début. Il se peut que votre bébé ait faim, qu’il n’arrive pas à se rendormir seul ou qu’il ne sache pas encore faire la distinction entre le jour et la nuit.

Comment Rendormir Bébé ?

Le choix de la méthode vous appartient, il n’y a pas de recette magique. Cette notion de mauvaises habitudes est une inquiétude qui revient souvent chez les parents. Pourtant, elle n’a pas lieu d’être. Peu importe que vous vous leviez immédiatement en entendant ses pleurs, que vous restiez à ses côtés pour qu’il dorme, que vous lui donniez le sein ou un biberon, ou encore que vous le preniez dans vos bras jusqu’à ce qu'il se rendorme : votre enfant ne prend pas de “mauvaises habitudes”. Tout simplement parce que, tant que la méthode employée vous convient et qu’elle fonctionne, il n’y a pas de raison de faire autrement. En revanche, c’est lorsque la méthode ne vous convient plus qu’il est important de la changer. Vous pouvez par exemple tenter de l’accompagner vers un endormissement autonome grâce aux astuces que nous vous donnions plus tôt. Notez cependant que changer la routine de sommeil d’un bébé ou d’un enfant se fait progressivement, au risque de multiplier les réveils nocturnes.

Distinguer le Jour et la Nuit

Faire la distinction entre le jour et la nuit (tout du moins savoir qu’il faut dormir la nuit) est une acquisition progressive que l’on doit à la mise en place du rythme biologique. Ce rythme est généralement mature entre 6 et 8 semaines de vie. Au tout début, un bébé ne sait donc pas faire la distinction entre le jour et la nuit, ou en tout cas, il ne les interprète pas comme étant des moments spécifiques d’éveil et de repos. Cela étant, il est tout à fait possible d’accompagner son bébé dans l’acquisition de cette nuance jour-nuit. La nuit : vous pouvez éteindre les lumières, fermer les volets, ne pas faire de bruit. Chez les nourrissons (moins de 2 mois), il est difficile de savoir s’ils dorment ou s’ils ont du mal à trouver le sommeil : ils alternent entre phases de sommeil (généralement agité) et d’éveil. A partir de 6 semaines en revanche, il se peut que vous ayez l’impression que votre bébé est fatigué mais qu’il refuse de lâcher prise au moment de fermer les yeux.

Lutter Contre le Sommeil

Trop de fatigue : votre bébé est si fatigué qu’il n’arrive pas à s’endormir. Il est donc possible qu’un bébé lutte contre le sommeil, si l’un de ses besoins n’est pas comblé par exemple. Certains bébés ont du mal à s’endormir pour faire la sieste. Cela peut en partie être dû à la mélatonine. Il s’agit d’une hormone qui facilite l’endormissement, qui n’est pas produite durant la journée. Cela peut rendre l’endormissement au moment de la sieste plus difficile. Or, nous l’avons vu, un bébé qui se repose suffisamment en journée aura moins de mal à s’endormir le soir. Pour l’aider (et éviter de tomber dans un cercle vicieux), vous pouvez par exemple le mettre en portage pour combler son besoin de proximité et baisser l’intensité lumineuse de la pièce (avec des abats-jour pourquoi pas ou en ne laissant qu’une veilleuse).

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Régression du Sommeil

On parle de régression du sommeil lorsqu’un bébé ou un enfant qui dormait bien se met tout à coup à avoir des difficultés pour s’endormir ou à faire de nombreux réveils nocturnes. A chaque nouvelle acquisition, c’est toute sa perception de l’environnement qui se modifie, ce qui peut venir perturber son sommeil.

Le Changement d'Heure

Il s’agit d’une question qui préoccupe bien des parents : le changement d’heure. Faut-il coucher son enfant plus tôt ? Plus tard ? Ce changement peut vite devenir source de stress, surtout lorsque son bébé commence enfin à s’endormir plus facilement. S’il s’agit d’un sujet qui vous inquiète ou que vous appréhendez, sachez qu’il est possible d’anticiper ce changement d’heure. Trois ou quatre jours avant, vous pouvez commencer à décaler les heures de coucher et de lever petit à petit, d’environ 10 minutes. Cela permet d’habituer votre bébé en douceur, sans venir perturber son rythme. Il est également possible de tout simplement… lâcher prise.

Les Besoins en Sommeil Selon l'Âge

  1. Nouveau-né (0-28 jours) : Durant cette période, l’horloge biologique qui règle les périodes d’éveil et de sommeil n’est pas encore ajustée. Le sommeil du nouveau-né va donc être rythmé par ses besoins, de façon quelque peu anarchique, car il ne différencie pas le jour et la nuit. Pour un bébé allaité, on compte en général des plages de sommeil de 2 heures pouvant aller jusqu’à 4 heures. Vous pouvez donc compter 16 à 20 heures de sommeil par 24h environ pour un nouveau-né, réparties entre 8 à 10h par nuit et 8 à 10h de sommeil de jour, toutes siestes cumulées. Il est à noter que les phases du sommeil du nouveau-né ne comprennent que le sommeil agité et le sommeil calme, et qu’il évolue au fil des mois. Lorsque votre enfant est en bonne santé et prend suffisamment de poids, vous pouvez suivre une règle simple : “ne JAMAIS réveiller un bébé qui dort”.

  2. Nourrisson (28 jours - 1 an) : Il est possible que vous soyez inquiets de voir que votre nouveau-né dorme autant le jour que la nuit. Rassurez-vous ! C’est tout à fait normal. Choisissez un environnement calme avec une lumière tamisée, sans bruit, lorsque vous le nourrissez la nuit. Petit, l’enfant est stimulé naturellement par ce qu’il voit et entend. Cette découverte de son environnement, de votre visage, des endroits où il s’éveille suffit à répondre à ses besoins. Nulle nécessité de le couvrir de jouets et de rencontres, il sera davantage dans l’échange avec vous et la découverte du monde extérieur, en prenant naturellement part à l’agitation quotidienne de la vie. Sachez qu’il est préférable de favoriser le noir complet pour l’endormissement des enfants, car cela favorise la production de mélatonine. Soyez très vigilants à ne pas prolonger ses périodes d’éveil et à respecter ses besoins en sommeil, pour ne pas rater la fenêtre d’ouverture vers le repos. Laissez la possibilité à votre enfant, petit à petit, de se rendormir entre deux cycles de sommeil. Il peut parfois donner l’impression d’être réveillé mais cela peut être en fait du sommeil agité. Idéalement, faites dormir votre nouveau-né dans son lit au maximum. Si c’est parfois difficile, vous pouvez faire la moitié des siestes de la journée en poussette, en porte-bébé ou en siège auto. Commencez par encadrer le fait que le berceau doit être un lieu spécifiquement dédié au sommeil du nouveau-né.

  3. Enfant (1-3 ans) : Les bébés et enfants grandissent et leurs habitudes changent constamment. C’est donc tout naturel de se sentir déboussolé à la suite d’un changement chez votre bébé ou enfant. Il est important de se respecter en tant que parent, de savoir reconnaître ses limites et de passer le relais à l’autre parent ou à un proche quand cela est nécessaire. Il est important de se rappeler qu’il n’y a que dans nos sociétés occidentalisées que les mères se retrouvent seules chez elles avec un nouveau-né, en étant aidées 15 jours par le papa. N’hésitez pas à avoir recours à des associations ou à un professionnel, comme une doula. Parents, offrez-vous un peu de repos, même si cela est toujours plus facile à dire qu’à faire. Ce rythme est très fatigant et demande beaucoup de capacité d’adaptation. Ne risquez pas le fait que fatigue extrême et baisse de moral viennent vous accabler au bout de quelques semaines. Essayez au maximum de rattraper du sommeil dès que vous le pouvez et d’alterner les réveils si vous êtes deux, pour vous permettre de récupérer un minimum. Cela peut améliorer le sommeil des bébés qui dorment mal ou qui se réveillent souvent. Avec le temps, ce comportement favorise l’autonomie d’endormissement.

Créer un Environnement Propice au Sommeil

Pendant ses six premiers mois au moins, il est préférable d’installer le lit de bébé dans la même chambre que nous. C'est mieux pour sa sécurité. En plus, pendant la nuit, c'est aussi plus simple pour nous, pour réagir la nuit quand il s'agite, commence à pleurer, ou montre des signaux de faim. Passé l’âge de six mois, bébé peut dormir dans une autre pièce que nous, si notre logement s’y prête. Dès la naissance, on installe bébé dans son propre lit. Un lit à barreau peut accompagner bébé longtemps. Même si au début il parait bien petit dans ce grand lit, cela évite d’acheter du matériel trop souvent ! Dans tous les cas, le lit doit comporter le marquage CE ou NF avec la mention « conforme aux exigences de sécurité ». Et s’il est neuf, on le déballe le plus tôt possible avant l’arrivée de bébé afin de le laisser bien s'aérer. Avant six mois, tous les objets mous qui risquent de couvrir la tête ou le visage de bébé peuvent être dangereux. Alors, on choisit un matelas ferme, adapté aux dimensions du lit et on fixe bien le drap housse dessus. Pour la turbulette (ou « gigoteuse ») l’important c’est qu’elle soit à la bonne taille. On couche bébé toujours sur le dos, à plat, sans oreiller, coussin, couverture, tour de lit, ni doudou à proximité.

Rythme Circadien et Routine

Juste après la naissance, « l’horloge biologique », qui règle les horaires d’éveil et de sommeil de bébé, n’est pas encore ajustée. Au fil des semaines, l’horloge biologique se règle progressivement. Le rythme entre les moments de sommeil et ceux d’éveil devient plus régulier. Pour accompagner cette évolution, mieux vaut ne pas forcer. Il est inutile d’essayer d’imposer des horaires. Au contraire, on évite de réveiller notre bébé quand il dort et on va le coucher sans trop attendre quand il montre des signes de sommeil. Il est normal que bébé bouge en dormant, et il n’est généralement pas nécessaire d’intervenir. Par moments, il peut bouger beaucoup, faire des mimiques, pleurnicher, grogner. C’est ce qu’on appelle le « sommeil agité » et c’est une phase tout à fait normale du sommeil. Mais si on sent bébé trop agité, qu’il gémit ou qu’il est inconfortable, on peut intervenir pour le rassurer, l’apaiser par notre présence et l’aider à se rendormir. On peut lui proposer à boire s’il montre des signes de faim. Mais il ne se réveille pas forcément parce qu’il a faim. Il peut aussi avoir besoin d’être câliné et rassuré. Pour l’aider à se rendormir, mieux vaut rester dans une ambiance calme, sans bruits et sans lumière forte. En diminuant l’intensité de la lumière le soir et ouvrant grand les volets le matin, on marque la différence entre l’environnement de la journée et celui de la nuit. Cela fait des points de repères pour les rythmes de bébé qui se construisent. Quand bébé grandit, les routines l'aident à s’endormir. En répétant tous les soirs les mêmes gestes au moment du coucher, bébé comprend que c’est le moment de dormir et il se prépare au sommeil.

Les Différents États de Vigilance

Fondées d’abord sur l’observation, puis sur l’enregistrement, les études réalisées sur le sommeil du bébé ont permis de mettre en valeur plusieurs états de vigilance. L’activité cérébrale se traduit au cours des 24 heures d’une journée complète par la succession de différents niveaux d’activation dit « niveaux de vigilance » qui caractérisent l’état de conscience et les niveaux d’attention de l’individu. Il existe trois états de vigilance… Le sommeil calme est caractérisé par la quasi immobilité du bébé. Il reste tonique, les poings fermés, ramenés sur le thorax. Les yeux sont fermés sans mouvement oculaire. Le sommeil agité est caractérisé par la présence de mouvements oculaires rapides ainsi que par des mouvements corporels. La respiration s’accélère et l’atonie musculaire est entrecoupée par les mouvements corporels. La veille calme est rare. La veille agitée avec ou sans pleurs est beaucoup plus fréquente que la veille calme.

Maturation de l'Horloge Biologique

La maturation de l’horloge biologique (située au niveau des noyaux suprachiasmatiques) débute chez le fœtus vers 18 semaines de gestation. Elle devient fonctionnelle dès 24 semaines, les rythmes biologiques du fœtus vont donc varier au cours des 24 heures (organisation circadienne). La maturation de l’horloge va se poursuivre au cours des trois premières années. Les « donneurs de temps » comme le rythme repos/activité de la maman au cours de la grossesse, l’alternance lumière/obscurité après la naissance, sont importants pour synchroniser l’horloge biologique.

Évolution du Sommeil au Cours des Premiers Mois

Le sommeil au cours des 6 premiers mois de la vie connaît une évolution importante et rapide. Le sommeil de jour va progressivement s’établir en trois périodes de siestes : le matin, en début d’après-midi et en fin d’après-midi (voir tableau « Le sommeil entre 1 et 3 ans »). L’enfant s’endort toujours en sommeil agité mais ce sommeil se transforme de façon importante et devient plus stable avec une diminution des mouvements corporels et oculaires. Le sommeil calme se transforme aussi beaucoup. A partir de 3 mois, une première caractéristique du sommeil de l’adulte va apparaître : les différents stades du sommeil lent, stades 1 et 2 (sommeil lent léger) et 3 (sommeil lent profond) vont remplacer le sommeil calme. Le sommeil est réparti tout au long des 24 heures par périodes de 3 à 4 heures . Le nouveau-né s’endort en sommeil agité. Ce sommeil a les mêmes caractéristiques que chez le prématuré. Chaque cycle de sommeil a une durée de 50 à 60 minutes. La durée du temps de sommeil diminue encore pour atteindre 13 à 14 heures, à 1 an. Au cours de cette période, la sieste de fin d’après-midi disparaît. Le sommeil de nuit dure environ 12 heures. Le sommeil agité ou paradoxal disparaît presque complètement au cours des siestes. La maturation du sommeil se poursuit. La durée du sommeil diminue encore pour atteindre 12 à 13 heures à 3 ans. La sieste du matin disparaît vers 18 mois. Seule une sieste persiste en tout début d’après-midi. Le sommeil débute toujours par une phase de sommeil lent. Le sommeil de nuit a déjà une organisation bien stable. Les éveils pendant le sommeil ont diminué en nombre, mais persistent et sont physiologiques. On peut donc conclure que les principales étapes de la maturation de l’organisation du sommeil ont lieu très tôt dans la vie. Dès 12-18 mois, le sommeil a acquis les caractéristiques du sommeil de l’adulte.

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