Cet article analyse l'influence du lobby pro-israélien sur les discours concernant l'ONU et les droits de l'homme. Il examine les accusations portées contre l'ONU par des intellectuels pro-israéliens et la manipulation des discours autour des droits de l'homme et de la géopolitique.
Une Tribune Polémique dans « Le Monde »
Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a publié un texte d’une virulence extrême, suscitant la stupéfaction par ses accusations mensongères à l’égard du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. La liste des signataires, comprenant des figures telles que Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff et Frédéric Encel, révèle l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien.
Le titre de cette prose, « L’ONU contre les droits de l’homme », annonce d’emblée un programme alarmiste. Dès les premières lignes, les auteurs expriment une crainte : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Cette interrogation vise à alerter le lecteur non averti sur une prétendue dérive suicidaire de l’organisation internationale.
Amalgames et Détournements Rhétoriques
Les préoccupations profondes des signataires sont rapidement dévoilées : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».
L’amalgame entre la géopolitique du Moyen-Orient et l’oppression des femmes est flagrant. Il s’agit de suggérer une concurrence pernicieuse entre les victimes, détournant l’attention de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant l’attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.
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Ce rapprochement polémique est d’autant plus cocasse que l’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis. De même, le régime des talibans a vu le jour sous les auspices de la CIA. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’ont pas bénéficié des mêmes égards.
Le Ressentiment Néoconservateur envers l’ONU
Le ressentiment des porte-parole du néoconservatisme à la française envers l’ONU s’explique par les résolutions du Conseil des droits de l’homme (CDH) qui ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 États élus au CDH bénéficient de l’égalité de vote, reflétant une opinion majoritaire qui ne cautionne pas l’occupation militaire des territoires arabes.
Les signataires du texte publié dans « Le Monde » s’emploient à stigmatiser le principe de ces résolutions par un usage grossier de la calomnie. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».
Ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. L’accusation selon laquelle le CDH voudrait « anéantir la liberté d’expression » reste sans fondement. Les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent.
La Question des Citations de Doudou Diène
En guise de citations, le texte se contente de propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Or, ces citations sont introuvables.
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Les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire les citations du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire, préférant livrer leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui.
La Résolution du CDH sur la Diffamation des Religions
Le 30 mars 2007, le CDH a adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ».
Ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, et toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi.
La teneur de cette résolution est liée au contexte politique de la « guerre contre le terrorisme » menée par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».
L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».
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Ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux.
L’Attaque contre Louise Arbour
Les signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».
L’art de l’amalgame intellectuel atteint ici des sommets. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres.
Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même.
La Menace d’une « Shoah » contre les Palestiniens
« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent les signataires. Le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine.
La Commission d’Enquête de l’ONU sur Gaza
Israël voit d'un très mauvais oeil la création par l'ONU d'une commission d'enquête sur l'intervention israélienne dans la bande de Gaza. Lundi, les Nations unies ont constitué une commission internationale d'experts chargés d'enquêter sur d'éventuels crimes de guerre et violations des droits de l'Homme. Elle va se pencher sur "les violations du droit international commises dans le territoire palestinien occupé, notamment à Gaza, dans le contexte des opérations militaires menées depuis le 13 juin 2014", précise l'Onu dans un communiqué. L'enquête portera notamment sur le bilan fourni par les autorités de Gaza : l'opération "Bordure protectrice" lancée par Israël le 8 juillet aurait fait près de 1.900 morts côté palestinien, pour la plupart des civils. L'armée israélienne a dit déplorer 64 morts tandis qu'en Israël, trois civils ont été tués. Cette commission d'enquête doit rendre ses conclusions en mars 2015 au Conseil des droits de l'Homme. Elle va être dirigée par William Schabas, un professeur canadien en droit international, assisté du Sénégalais Doudou Diène, ancien rapporteur spécial des Nations unies et expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Pour Israël, la création de cette commission relève d'un "tribunal fantoche ". "Cela fait des années que le Conseil des droits de l'homme de l'Onu s'est transformé en un 'Conseil des droits des terroristes' dont les pseudo-investigations sont déterminées par avance ", a réagi mardi Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.
La Subversion du Droit Occidental par le Jihad
Maintenant qu’Israël a remporté d’éclatantes victoires sur six champs de batailles : Gaza, Hezbollah (sud-Liban), Judée-Samarie, Houthis (Yémen), Iran, Syrie, on n’a plus qu’à attendre, avec un tel palmarès, les réactions habituelles des ennemis et des faux-amis. Ceux qui veulent sauver Israël de lui-même. De son essence ? Si satanique que ça ? Quelle magnanime bonté ! Exceptionnelle j’en conviens, car elle ne s’adresse à nulle autre qu’Israël. Déjà les diffamations pseudo-morales se déversent à flots du camp euro-jihadiste palestiniste qui depuis 1948, s’acharne à transformer toutes victoires militaires d’Israël en défaites politiques et morales. C’est qu’Israël n’a pas le droit de gagner car Israël n’a moralement pas le droit de vivre. Inutile de tenter de convaincre : le décret depuis longtemps a été rendu. Nous le connaissons.
La campagne du mouvement européen palestiniste visant à délégitimer les politiques israéliennes de survie s’inscrit dans une subversion du droit occidental par celui du jihad. On demeure toujours dans le domaine du droit, mais c’est celui qui s’enracine dans les textes religieux musulmans qui prescrivent la guerre permanente contre la mécréance. Quoi qu’il fasse, l’infidèle a toujours tort car son existence même est une agression. Selon le droit occidental les prises d’otages constituent des crimes contre l’humanité, mais dans le jihad elles entrent dans une panoplie de tactiques militaires hautement recommandées dont les modalités sont prescrites par la loi religieuse. Sont autorisés aussi les razzias, les massacres et les menaces jihadistes d’extermination qui se déployèrent le 7 octobre 2023.
Cette fois-ci c’est l’ampleur internationale de cette guerre pseudo-morale du camp euro-jihadiste qui apparaît. Elle s’explique par les effets connexes des victoires à Gaza où l’armée israélienne entra, défiant les interdits hystériques des États européens et de l’ONU. À Gaza en effet, comme au Sud-Liban, Tsahal avait exposé au monde entier les forteresses militaires souterraines s’étendant sous les hôpitaux, les écoles, les habitations civiles, les centres de l’UNRWA, construites au vu des consulats européens par l’organisation terroriste incarnée par le Hamas et avec l’approbation de tous les Gazaouis. De Gaza pleuvaient abondamment et régulièrement des engins meurtriers et incendiaires sur la population civile des villages israéliens limitrophes, à la grande joie des Gazaouis et sans éveiller beaucoup d’indignation d’organisations internationales et d’États occidentaux ou africains vassalisés par l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).
On le sait, le droit international ne couvre pas les droits des Israéliens, car Israël n’a pas le droit d’exister selon le droit du jihad tacitement accepté par l’Union européenne depuis son alliance avec l’OLP en novembre 1973. En 2008, lors de leur onzième Sommet Islamique à Dakar (13-14 mars 2008) les 56 pays musulmans ou à forte majorité musulmane, membres de l’OCI, avaient adopté une Charte qui les engageait collectivement à agir conformément aux stipulations de la charia ou à s’en inspirer. Et le jihad est l’un des secteur les plus important du contexte islamique.
Le Jihad et sa Terminologie
Certaines précisions sur le jihad et sa terminologie s’imposent ici. L’islam enseigne qu’Allah a donné à sa communauté la mission de s’emparer des pays de la planète pour y faire régner sa loi. En vertu de cette donation, les musulmans ont le devoir de s’emparer des pays où ne règne pas la charia mais qui leur appartiennent et qu’Allah leur restitue par leurs victoires : « ainsi qu’on restitue à un homme l’héritage dont il a été frustré, même s’il n’en a pas encore pris possession », comme l’écrit Ibn Taimiya[1]. Le mécréant qui refuse d’obtempérer agresse le musulman qui résiste et se défend contre l’accaparement de ses biens par l’ennemi. Dans cette perspective, toute gouvernance non-islamique est illégale. Qu’il soit contre l’Europe, contre Israël ou contre n’importe quel autre peuple mécréant, le jihad est une guerre de libération des terres musulmanes contre l’occupation infidèle qui les occupe, cette guerre les restitue à l’islam.
Les prescriptions du jihad ont fait l’objet de nombreuses études mais néanmoins elles demeurent dans un espace obscur de non-dits alors qu’elles façonnent dans certains secteurs les déclarations de la sphère onusienne et de l’UE. Ceux qui connaissent le droit musulman pourraient facilement les reconnaître dans les politiques laxistes de l’immigration, la répression des nationalismes occidentaux, la condamnation des mesures de sécurité assimilées à du racisme (voir à ce sujet les déclarations de Doudou Diène au Conseil des Droits de l’Homme, Genève). Que des droits autres qu’occidentaux soient intégrés dans des systèmes de juridiction internationaux, rien de plus normal.
Les constructions militaires souterraines à Gaza et au sud-Liban ont perpétué à notre époque les pratiques guerrières jihadistes millénaire consistant à bâtir, sur les frontières avec les pays chrétiens, des forteresses militaires (ribats) destinées à harceler sans cesse l’ennemi. Leurs contingents jihadistes menaient des razzias sur les populations civiles chrétiennes, incendiant, massacrant, semant le carnage et la destruction et ramenant du butin et des otages pour être rançonnés. Dès le VIIIe siècle, des juristes musulmans conçurent le cadre islamique légal des politiques et des prescriptions obligatoires de ces actes guerriers justifiés par le déni des droits des mécréants. Certes, l’on ne peut s’étonner de la stricte concordance de l’idéologie et des pratiques jihadistes actuelles approuvées par les Gazaouis, adeptes du Hamas, avec la jurisprudence islamique.
L’Alliance de l’Union Européenne avec les Jihadistes Anti-Israéliens
Depuis 1973, l’Union européenne a scellé son alliance avec les jihadistes anti-israéliens dans une bulle polymorphe construite de notions confuses dépourvues de toute réalité qu’elle a appelé la « Palestine ». Cette Palestine dont elle s’est fait le promoteur indéfectible dans les arènes internationales et les politiques domestiques de chaque pays membre de l’UE sous le patronage de la Commission européenne, ainsi que par ses ingérences en Israël même (modification des noms de ses provinces, contestation du choix de sa capitale et de ses frontières). Cet activisme palestiniste lui a permis de renouveler et de renforcer officieusement les anciennes alliances du nazi-islamisme représenté par Amin al-Husseini, ex-moufti de Jérusalem et ses adhérents musulmans et chrétiens. Cette structure enfanta la mythologie palestiniste fondée sur l’usurpation identitaire de l’histoire juive visant à remplacer Israël par la Palestine.
C’est cette passion européenne qui maintient résolument les populations hétérogènes musulmanes immigrées dans la Palestine mandataire (1923-48) dans un carcan anachronique de « réfugiés ». Ce statut leur permet d’extorquer à la communauté internationale des sommes astronomiques pour subvenir à leurs besoins qui consistent surtout à maintenir le jihad contre Israël, que ce soit par la diffusion mondiale d’une haine islamo-nazie ou par des razzias jihadistes. Aucun des peuples réfugiés du monde musulman, Grecs, Arméniens, Serbes, Juifs, Assyro-Chaldéens, Azéris, Maronites, ne bénéficia jamais d’un tel secours. Non seulement ces populations pseudo-palestiniennes devraient se libérer du carcan de réfugiés mais aussi d’une identité palestinienne de facture chrétienne qui leur est imposée et dont leurs livres historiques et religieux ne portent aucune mention. En effet l’islam se pense en tant qu’oumma, collectivité religieuse et non en sectionnements nationaux. De plus l’interdit religieux proscrivant la présence juive dans sa patrie est d’origine chrétienne, elle fut transmise par le patriarche melkite de Jérusalem aux conquérants musulmans selon la Chronique de Michel le Syrien, patriarche jacobite d’Antioche (1126-1199).
L’Accusation de Génocide
Compte tenu de ce lourd bagage historique, doit-on s’attendre à ce que les lobbies de l’Union européenne, fidèle à ses origines, initient dans les instances internationales, les campus, en tous lieux de la planète, une campagne mondiale accusant Israël de génocide contre ses protégés ? L’Europe, en effet, s’y connaît en génocides. Elle pourrait nous dire combien de convois alimentaires elle expédia dans les camps d’extermination qui parsemaient son territoire dans les années 1940 et le nombre de visites humanitaires qu’elle y organisa. Au fait combien de nourriture reçoivent les otages israéliens et combien de visites humanitaires ?
Au sujet du génocide, il importe de noter que le droit musulman de la guerre prescrit le génocide des habitants du dar al-harb et celui des populations dhimmies qui rejettent la domination musulmane. Ces pratiques génocidaires toutefois étaient courantes dans toutes les guerres. Tout le XIXe siècle jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale fut ensanglanté par les génocides punissant les révoltes nationalistes des chrétiens contre l’occupation islamique de leur pays dans les Balkans, en Anatolie, en Syrie et en Mésopotamie. L’accusation de génocide apparaît donc souvent chez les historiens et cette accusation portée maintenant contre les Israéliens, alors qu’ils se défendent eux-mêmes contre le jihad génocidaire, fournit une revanche inespérée au mouvement euro-jihadiste palestiniste. C’est cette mouvance qui depuis quarante ans a interverti les rôles entre nazis et victimes dans la mythologie palestiniste et qui ne pardonne toujours pas à Israël d’avoir survécu à la Shoah et d’avoir rétabli un État souverain dans sa patrie.
