La grossesse gémellaire, caractérisée par le développement simultané de deux fœtus dans l'utérus, représente un événement à la fois merveilleux et complexe. En France, on dénombre chaque année entre 12 000 et 13 500 cas de grossesses gémellaires, un chiffre en constante augmentation depuis trente ans. Cette augmentation est sans doute liée au contexte actuel de parentalité et aux techniques de procréation médicalement assistée. Si vous êtes enceinte de jumeaux, ou si vous pensez l'être, il est essentiel de bien comprendre les spécificités de ce type de grossesse.

Types de Grossesses Gémellaires

Il existe deux types principaux de grossesses gémellaires :

  • Grossesses dizygotes (faux jumeaux) : Deux ovules sont fécondés par deux spermatozoïdes distincts. Chaque embryon possède son propre sac gestationnel, son placenta et sa poche de liquide amniotique. Les jumeaux dizygotes sont génétiquement aussi différents que des frères et sœurs nés de grossesses distinctes. Quant aux facteurs génétiques, ils existent également, mais seulement en cas de « faux jumeaux » : si la maman a dans sa famille de faux jumeaux, un risque héréditaire existe.
  • Grossesses monozygotes (vrais jumeaux) : Un seul ovule est fécondé par un spermatozoïde, mais l'œuf se divise ensuite en deux, donnant naissance à deux embryons. Les jumeaux monozygotes partagent le même patrimoine génétique et sont donc de même sexe et très semblables physiquement. Ils peuvent partager le même placenta, et se trouver dans la même poche de liquide amniotique (monoamniotique) ou dans des poches séparées (diamniotique). À savoir : qu’un seul sac gestionnel indique forcément des vrais jumeaux. Mais la présence de 2 sacs gestionnels peut induire des faux jumeaux dans 90 % des cas, mais 10 % seront tout de même de vrais jumeaux.

La détermination du type de grossesse gémellaire (monozygote ou dizygote) et de la chorionicité (nombre de placentas) est cruciale pour le suivi de la grossesse, car elle influence les risques et les complications potentielles.

Grossesse Gémellaire Bichoriale ou Monochoriale : Quelle Différence ?

La chorionicité, c'est-à-dire le nombre de placentas, est un facteur déterminant dans le suivi d'une grossesse gémellaire. On distingue deux types de grossesses gémellaires selon la chorionicité :

  • Grossesse gémellaire bichoriale : Chaque jumeau possède son propre placenta. Cette configuration peut se rencontrer dans les grossesses gémellaires dizygotes (faux jumeaux) ou monozygotes (vrais jumeaux). L'avantage principal de cette configuration est l'absence de complications liées aux échanges sanguins entre les fœtus, typiques des grossesses monochoriales. Cependant, il est essentiel de surveiller attentivement le développement et la croissance de chaque bébé. Un suivi échographique mensuel effectué par un spécialiste en gynécologie-obstétrique, dans un environnement médical adéquat comme un hôpital ou une clinique, est vivement recommandé. Ces échographies permettent non seulement de réaliser les contrôles standards mais aussi de vérifier la croissance de chaque fœtus, en mesurant notamment leur taille et leur poids.
  • Grossesse gémellaire monochoriale : Les jumeaux partagent le même placenta. C'est le cas uniquement des grossesses monozygotes (vrais jumeaux). Les consultations médicales incluent une échographie doppler toutes les 2 semaines (au lieu des visites trimestrielles ou mensuelles habituelles). Cette mesure est adoptée en raison du risque accru de complications dans ce type de grossesse. Parmi celles-ci figurent : le retard de croissance intra-utérin de l'un des fœtus ; le syndrome transfuseur-transfusé caractérisé par un déséquilibre des échanges sanguins entre les fœtus ; le syndrome d'anémie polycythémie (Twin anemia polycythemia syndrome - TAPS) résultant d'une transfusion de sang d'un fœtus à l'autre. Ces complications exigent une surveillance rapprochée pour prévenir tout risque pour les bébés. Dans les cas encore plus rares de grossesses monochoriales monoamniotiques, c’est-à-dire où les jumeaux partagent également un seul sac amniotique, une attention particulière est nécessaire pour prévenir l'enchevêtrement des cordons ombilicaux. Ce phénomène représente un danger significatif de mortalité fœtale.

Comment Détecter une Grossesse Gémellaire ?

Il est souvent difficile de déterminer avec certitude que vous attendez des jumeaux avant la première échographie. Cependant, certains signes peuvent mettre la puce à l'oreille :

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  • Symptômes de grossesse plus prononcés : Pour le gynécologue, les signes dit « sympathiques » peuvent toutefois être un peu plus importants, soutenus, que lors d’une grossesse unique, car la sécrétion œstrogénique est également plus importante. En clair, cela signifie plus de nausées, de vomissements, de fatigue, ou de tension dans les seins, par exemple. Votre ventre est plus gros que prévu et vous êtes constamment fatiguée?
  • Taux élevé d'hormones bêta-hCG : Un autre indicateur potentiel est le résultat de la prise de sang utilisée pour confirmer la grossesse.
  • Confirmation par échographie de datation : Si vos symptômes vous laissent soupçonner une grossesse gémellaire, une simple échographie de datation, généralement effectuée entre 11 et 14 semaines d'aménorrhée, peut souvent confirmer vos suspicions. Cette échographie permet généralement de détecter la présence de deux sacs gestationnels ou d'un seul sac contenant deux embryons. Cependant, dans environ 20 % des cas, il peut être nécessaire d'attendre l'échographie du premier trimestre pour confirmer définitivement la présence de jumeaux, en raison de certains facteurs tels que le moment où l'échographie de datation est réalisée.

Les Risques Associés à la Grossesse Gémellaire

Une grossesse gémellaire, par nature, présente des risques accrus par rapport à une grossesse simple. Pour la future maman, porter des jumeaux peut être épuisant et plus complexe à gérer. L'augmentation du débit cardiaque nécessaire à la vascularisation due à la présence de deux placentas et un utérus plus gros peut entraîner une fatigue et un essoufflement accrus. Les risques de sciatique de grossesse sont aussi plus importants.

Parmi les risques spécifiques aux grossesses gémellaires, on peut citer :

  • Prématurité : En effet, 43,7% des jumeaux naissent autour de 37 semaines (4,5% pour les grossesses uniques) et 8% avant 33 semaines ( 39 semaines pour une grossesse à terme).
  • Syndrome transfuseur-transfusé : Dans les grossesses monochoriales (où les deux fœtus partagent un seul placenta), un risque particulier de complication, le syndrome transfuseur-transfusé, peut survenir entre la 15e et la 28e semaine. Cette condition se produit lorsque les deux fœtus sont connectés par des vaisseaux sanguins dans le placenta. Cela provoque un déséquilibre dans lequel l'un des bébés reçoit plus de sang et de nutriments que l'autre. Ce syndrome peut avoir des conséquences graves sur les deux bébés.
  • Retard de croissance intra-utérin : L'un des fœtus peut ne pas grandir aussi vite que l'autre, ce qui peut entraîner des complications.
  • Pré-éclampsie : Une pression artérielle élevée peut être un signe de prééclampsie, une complication grave de la grossesse qui peut survenir plus fréquemment dans les grossesses gémellaires.
  • Diabète gestationnel : Les femmes enceintes de jumeaux ont un risque accru de développer un diabète gestationnel.
  • Anémie : Avec les grossesses gémellaires, les carences en fer sont fréquentes aussi. Pas étonnant donc que vous vous sentiez souvent fatiguée. Pendant la grossesse, le volume de sang dans le corps augmente, donc dans le cas d'une grossesse gémellaire, c'est encore intensifié. Le sang est plus fluide et il ne peut donc pas transporter autant d'oxygène.
  • Dépression post-natale : Selon différentes études, les mères de jumeaux souffrent plus fréquemment de dépression post-natale, ce fameux "baby blues". Mais ce n'est pas toujours le cas C'est pourquoi vous devez prendre soin de vous dès le début de la grossesse.

Symptômes à Surveiller en Priorité

En cas de grossesse gémellaire, certains symptômes peuvent être plus préoccupants et nécessitent une attention particulière. Voici quelques signes qui peuvent indiquer des complications potentielles :

  • Saignements vaginaux : Tout saignement de grossesse, en particulier s'il est abondant ou accompagné de douleur, nécessite une évaluation médicale immédiate.
  • Contractions prématurées : Des contractions régulières et douloureuses avant 37 semaines de grossesse peuvent indiquer un début de travail prématuré, ce qui est plus fréquent dans les grossesses gémellaires.
  • Diminution ou absence de mouvements fœtaux : Si vous remarquez une diminution significative des mouvements de vos bébés ou si vous ne les sentez pas bouger pendant une période prolongée, cela peut être un signe de problème et nécessite une évaluation médicale.
  • Hypertension artérielle : Une pression artérielle élevée peut être un signe de prééclampsie, une complication grave de la grossesse qui peut survenir plus fréquemment dans les grossesses gémellaires.
  • Gonflement excessif : Un gonflement excessif des mains, des pieds, du visage ou d'autres parties du corps peut être un signe de prééclampsie ou d'autres problèmes de santé associés à la grossesse.
  • Maux de tête sévères ou persistants : Des maux de tête de grossesse peuvent être un symptôme de prééclampsie et nécessitent une évaluation médicale.
  • Douleurs abdominales : Une douleur au bas-ventre en grossesse sévère ou persistante peut indiquer des problèmes comme la prééclampsie, une rupture prématurée des membranes ou d'autres complications.

Suivi Médical Renforcé

Les grossesses gémellaires doivent être encore plus suivies que les autres. Un suivi rapproché bien codifié par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français, qui a défini des recommandations. En effet, les futures mamans de jumeaux sont soumises à plus d'examens préventifs: au début, environ toutes les 2 à 3 semaines et au cours du dernier trimestre de la grossesse même toutes les semaines. Dans le cas de grossesses gémellaires, des examens spéciaux en doubles échographies seront également effectués pour vérifier l'apport sanguin des deux foetus.

Le parcours de suivi pour une grossesse gémellaire implique des rendez-vous plus réguliers et une attention particulière par rapport à une grossesse singleton. Voici les grandes lignes de ce à quoi vous pouvez vous attendre durant cette période spéciale :

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  • Premiers mois (1 et 2) : l'annonce d'une grossesse gémellaire est suivie rapidement par une confirmation médicale via des tests sanguins et une première échographie pour déterminer le nombre de fœtus. Vous débutez une prise de vitamines prénatales pour soutenir le développement optimal de vos bébés.
  • Troisième mois : un examen échographique du premier trimestre est réalisé pour évaluer la croissance et surveiller d'éventuelles complications précoces.
  • Quatrième mois : les visites chez l'obstétricien ou le spécialiste des grossesses gémellaires deviennent mensuelles. Une échographie du deuxième trimestre détaillée pour examiner l'anatomie et la croissance des fœtus.
  • Cinquième mois : suite du suivi mensuel et test de diabète gestationnel (ou glycosurie de grossesse), effectué en raison du risque accru dans les grossesses multiples.
  • Sixième mois : maintien des visites mensuelles et échographie du troisième trimestre pour contrôler la croissance fœtale et la quantité de liquide amniotique.
  • Septième et huitième mois : le suivi devient bihebdomadaire ou hebdomadaire pour une surveillance accrue, surveillance de la pression artérielle pour prévenir les risques de prééclampsie, puis discussion sur le plan d'accouchement et anticipation d'un possible accouchement prématuré.
  • Neuvième mois : visites hebdomadaires pour surveiller de près les signes de travail prématuré, plus courants dans les grossesses gémellaires.

Il est essentiel de souligner que ce suivi peut s'adapter selon l'état de santé de la mère et des bébés ainsi que les recommandations du professionnel de santé. Les grossesses gémellaires étant considérées à haut risque, une surveillance étroite est primordiale pour la santé de tous.

Accouchement : Voie Basse ou Césarienne ?

Si vous attendez des jumeaux, la question de l'accouchement anticipé peut se poser. Pour une grossesse gémellaire monochoriale biamniotique, il est couramment conseillé de déclencher l'accouchement à 36 semaines d'aménorrhée (SA) ou, au plus tard, à 38 SA et 6 jours, avec une surveillance accrue.

Dans le cas plus spécifique d'une grossesse monochoriale monoamniotique, une vigilance renforcée est nécessaire dès 27 à 30 SA. Cette surveillance peut se dérouler au sein d'une maternité de niveau III, équipée d'un service de réanimation néonatale, ou en externe, mais toujours en coordination avec une telle structure. Les spécialistes recommandent généralement un accouchement entre 32 SA et avant 36 SA.

Pour toutes les grossesses gémellaires, un arrêt de travail anticipé est souvent préconisé pour limiter les risques d'un accouchement très prématuré (avant 33 SA), qui pourrait compromettre la santé des nourrissons. Concernant le congé pathologique de grossesse, la durée minimale recommandée est de 12 semaines avant la date prévue de l'accouchement et de 22 semaines après, pour une grossesse gémellaire.

En général, dans le cas d'une grossesse gémellaire, l'accouchement est donc déclenché afin de prévenir tout dysfonctionnement placentaire potentiel. En effet, le placenta a tendance à vieillir plus rapidement dans les grossesses multiples. Le choix de la maternité revêt une importance capitale, car elle doit être équipée pour faire face à toutes les éventualités. Il est recommandé de choisir une maternité disposant d'un service de néonatologie pour les prématurés, ainsi que d'un anesthésiste et d'un obstétricien disponibles en permanence.

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L'accouchement de jumeaux ne se solde pas nécessairement par une césarienne, bien que cette option soit souvent privilégiée par l'équipe médicale pour des raisons de sécurité. La décision d'opter pour une césarienne ou un accouchement par voie basse revient à la patiente, après qu'elle a été informée des risques associés à chaque option par l'équipe médicale.

L'issue de l'accouchement dépend principalement de la position des bébés le jour J. Si le premier bébé se présente en céphalique et que la différence de croissance entre les deux est faible, un accouchement par voie basse peut être envisagé. Dans ce cas, des manœuvres intra-utérines seront effectuées par l'obstétricien pour placer le deuxième bébé dans une position favorable. En revanche, si le premier bébé se présente par le siège, la césarienne est souvent recommandée pour la grossesse gémellaire.

Il convient de noter que compte tenu du risque accru de complications, l'accouchement de jumeaux nécessite généralement une surveillance médicale plus étroite qu'un accouchement simple. Plus que jamais, il doit s'effectuer en présence d'une équipe au grand complet (anesthésiste, obstétricien, sages-femmes et pédiatres). La césarienne peut être décidée si l'un des enfants souffre ou si l'un des deux se présente mal.

Interruption Volontaire Partielle de Grossesse (IVPG)

L'interruption volontaire partielle de grossesse désigne l'arrêt du développement d'un ou plusieurs fœtus au sein d'une grossesse multiple (jumeaux…). Elle peut être réalisée quand une anomalie morphologique ou une anomalie chromosomique grave a été diagnostiquée.

En France, elle est encadrée par la loi de bioéthique du 2 août 2021. >> La réduction embryonnaire qui consiste à diminuer le nombre d'embryons dans les grossesses multiples de haut rang, c'est-à-dire lorsqu'il y a plus de trois embryons car cela induit un risque de prématurité ou de retard de croissance. C'est une situation que l'on voit de moins en moins car la procréation médicalement assistée (PMA) est de plus en plus encadrée. >> Le fœticide sélectif, ou interruption médicale de grossesse sélective, qui est réalisé plus tard dans la grossesse quand une anomalie morphologique ou une anomalie chromosomique grave a été diagnostiquée chez l'un des deux embryons.

Selon l'article L. 2213-1.-I. Dans le premier cas, il est précisé que l'équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme doit comprendre "au moins un médecin qualifié en gynécologie-obstétrique membre d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal, un praticien spécialiste de l'affection dont la femme est atteinte, un médecin ou une sage-femme choisi par la femme et une personne qualifiée tenue au secret professionnel, qui peut être un assistant social ou un psychologue".

"La réduction embryonnaire est proposée systématiquement à partir du moment où il y a quatre embryons parce que l'on considère que le risque de complications est trop important pour la mère. Cela est discuté en cas de grossesse triple, si la mère a une pathologie ou si elle a déjà accouché prématurément. En revanche, il n'y a pas d'indication de réduction embryonnaire dans les grossesses de jumeaux, sauf dans de très rares cas de pathologie maternelle ou de malformation utérine", explique le Dr Julia Maruani, gynécologue médical et secrétaire générale de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale.

Le foeticide sélectif, ou interruption médicale de grossesse sélective consiste à arrêter l'évolution d'un fœtus au sein d'une grossesse multiple. "Cette intervention ne peut avoir lieu qu'à deux conditions : si l'un des deux fœtus est atteint d'une maladie incurable ou d'une malformation sévère, d'une anomalie chromosomique grave. On va interrompre la grossesse sur un des deux jumeaux. La réduction embryonnaire s'effectue par une injection intra-thoracique du fœtus de chlorure de potassium en passant par l'abdomen (voie transabdominale), ce qui arrête le cœur du fœtus.

La technique concernant le foeticide sélectif va dépendre de la chorionicité, c'est-à-dire de s'il y a un ou deux placentas. "S'il n'y a qu'un seul placenta, on ne peut pas injecter un produit à l'un car cela passerait à l'autre. Lorsqu'il y a deux placentas (grossesse bichoriale), le médecin fait une injection intracardiaque de lidocaïne, le but étant d'arrêter le cœur. Quand il s'agit d'une grossesse monochoriale, le médecin va coaguler le cordon ombilical. C'est surtout dans ce cas de figure que le risque de perte fœtale, c'est-à-dire de perdre la totalité de la grossesse, est le plus important.

Selon la loi de bioéthique du 2 août 2021, la réduction embryonnaire ne peut être réalisée qu'au cours du premier trimestre de grossesse, "si deux médecins, membres d'une équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner la demande de la femme, attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, que les conditions médicales, notamment obstétricales et psychologiques, sont réunies". En général, elle est pratiquée autour de 12SA car cela va permettre d'effectuer l'échographie du premier trimestre et de détecter une éventuelle anomalie chez l'un des fœtus, pour arrêter le développement de celui qui présente une malformation.

"Lors des réductions embryonnaires, le risque de fausse couche après le geste se situe entre 5 et 10% car on va transpercer la peau, passer dans l'utérus, dans un sac gestationnel jusqu'au fœtus. Un encadrement psychologique pour le couple doit être mis en place parce qu'il persiste toujours un sentiment de culpabilité car il ne s'agit pas d'un fœtus qui a une pathologie, juste un problème de nombre. On insiste sur le fait que c'est pour préserver la vie des fœtus restants et avoir plus de chances de mettre au monde des enfants viables et en bonne santé", informe le Dr Julia Maruani. Autres risques de complication, celui de rupture prématurée des membranes à cause de l'aiguille que l'on passe à travers la poche des eaux ce qui peut entraîner des complications sur le fœtus qui est sain et déclencher l'accouchement de manière prématurée. "La fréquence de ces complications varie selon le type de grossesse multiple.

Conseils pour une Grossesse Gémellaire Sereine

Une grossesse gémellaire est une aventure unique qui demande une attention accrue. Voici quelques conseils pour vivre cette expérience le plus sereinement possible :

  • Reposez-vous suffisamment : Une grossesse de jumeaux est particulièrement fatigante. Veillez à vous reposer suffisamment. Si vous avez déjà des enfants, si possible, occupez-vous d'organiser une garde, sollicitez le papa ou demandez de l'aide à la famille, vous profiterez d'autant mieux des moments passés avec eux si vous êtes un peu reposée. Profitez de la moindre occasion pour vous reposer. Si votre enfant fait encore la sieste, faites de même. Votre repos est vraiment important.
  • Adoptez une alimentation équilibrée : Assurez-vous de consommer suffisamment de fer, de calcium et d'acide folique pour répondre aux besoins de vos bébés.
  • Prenez soin de votre corps : Faites de l'exercice modéré, comme la marche ou la natation, pour maintenir votre forme physique et réduire les maux de dos.
  • Préparez-vous à l'arrivée des bébés : Informez-vous sur les soins à apporter aux nouveau-nés, l'allaitement ou le biberon, et les défis spécifiques liés à l'éducation de jumeaux.
  • Entourez-vous de soutien : N'hésitez pas à demander de l'aide à votre famille, à vos amis ou à des professionnels pour vous accompagner pendant la grossesse et après la naissance des bébés. Cela vaut aussi pour le travail. Si vous travaillez encore, prenez votre congé maternité dès que possible pour vivre une grossesse sereine.

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