La déclaration de naissance est une étape administrative primordiale suivant l'accouchement. Cet article détaille la procédure de déclaration de naissance, les délais à respecter, les personnes habilitées à effectuer cette démarche, ainsi que les documents nécessaires. Il aborde également les démarches administratives complémentaires à effectuer auprès de divers organismes et institutions.
Déclaration de naissance : Lieu, délai et qui peut la faire
La première priorité administrative après la naissance d’un enfant est sa déclaration. Elle est obligatoire et doit être effectuée dans les 5 jours qui suivent l’accouchement. Si le dernier jour tombe un week-end ou un jour férié, le délai est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Passé ce délai, il faudra entamer des démarches administratives auprès du tribunal de grande instance, avec un risque de peine de 6 mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende.
La déclaration de l’enfant à l’état civil peut être réalisée par toute personne ayant assisté à l’accouchement (parent, médecin, sage-femme). Elle doit se faire dans la mairie du lieu de naissance - et non du lieu d’habitation. Dans certains hôpitaux publics, un officier d’état civil en permanence peut s’occuper de l’enregistrement.
Documents nécessaires pour la déclaration de naissance
Pour effectuer la déclaration de naissance de votre enfant, vous devrez fournir plusieurs renseignements et documents :
- Le certificat d’accouchement, délivré par l’hôpital ou la maternité.
- Le choix du ou des prénoms de l’enfant.
- La déclaration de choix de nom - uniquement si vous avez entrepris cette démarche, qui n’est pas obligatoire.
- L’acte de reconnaissance, qui peut être effectué avant la naissance.
- Un justificatif de domicile de moins de 3 mois si vous n’avez pas opté pour la reconnaissance anticipée.
- Les pièces d’identité des parents.
- Le livret de famille, si vous en possédez déjà un, qui sera alors mis à jour. Au cas contraire, il vous sera remis au moment de la déclaration de naissance.
Si tout est en règle, l’officier d’état civil pourra alors vous délivrer l’acte de naissance de votre enfant. Il s’agit d’un document essentiel pour effectuer les démarches administratives à suivre.
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Démarches administratives après la naissance : Organismes à prévenir
Une fois l’acte de naissance en votre possession, d’autres démarches administratives sont nécessaires. Afin d’éviter toute mauvaise surprise, veillez à ne pas oublier de prévenir les organismes et institutions suivants :
Votre employeur
Si vous êtes salarié, prévenez immédiatement votre employeur afin de bénéficier de votre congé paternité ou maternité. Vous devrez lui fournir une copie de l’acte de naissance afin d’être dans les règles administrativement. Il vous incombe d’informer votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception en amont de la naissance pour profiter de vos congés dans leur intégralité. Pour les femmes enceintes, il n’existe pas de date légale. Les conjoints doivent en revanche adresser le courrier au maximum un mois avant la date de naissance prévue.
Si vous êtes salariée en congé maternité, vous pouvez percevoir des indemnités journalières sous certaines conditions :
- Vous êtes assurée sociale depuis au moins 10 mois en tant que salariée.
- Vous avez travaillé au moins 150 heures au cours des 3 derniers mois précédant votre grossesse (équivalent tiers-temps).
- Vous avez travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois avant votre grossesse (intérim, CDD, activité saisonnière ou discontinue).
- Vous avez perçu 1 015 fois le smic horaire au cours des 6 mois ou 2 030 fois le smic horaire au cours des 12 mois précédant votre grossesse.
Si vous remplissez ces différentes conditions, vous pouvez bénéficier des indemnités journalières. Vous n’avez aucune formalité à accomplir. C’est à votre employeur de prévenir l’Assurance Maladie de votre congé maternité. Pour cela, il adresse une attestation de salaire dès le début du congé prénatal. Pensez à vérifier auprès de lui qu’il a bien effectué cette démarche administrative naissance.
Si vous êtes au chômage, vous pouvez prétendre aux indemnités journalières si :
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- Pôle Emploi vous verse une allocation chômage.
- Vous en avez perçu une au cours de 12 derniers mois.
- Vous avez arrêté de travailler depuis moins de 12 mois.
Pour bénéficier des indemnités journalières, vous devez transmettre à l’Assurance Maladie les copies de vos 4 derniers bulletins de salaire.
La CAF ou la MSA
L’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille vous ouvre de nouveaux droits ainsi que des aides. Afin d’en profiter, il faudra donc contacter l’organisme en charge des prestations sociales et familiales auquel vous êtes affilié :
- La CAF (Caisse d’allocations familiales) pour les adhérents au régime général. Que vous soyez allocataire ou non au moment de la naissance, vous trouverez le mode d’emploi ici. Dans tous les cas, effectuez en quelques clics une simulation de vos droits.
- La MSA (Mutuelle sociale agricole) : si vous êtes par exemple exploitant / agriculteur et dépendez du régime social agricole, veillez à avertir votre caisse de la naissance d’un bébé. Les démarches peuvent aujourd’hui être effectuées simplement en ligne sur votre espace personnel.
Votre régime d’assurance maladie
Après la naissance, les rendez-vous médicaux et achats de produits en pharmacie pour votre enfant vont se multiplier. Il est donc important d’être bien couvert en matière de protection santé. Il vous faudra donc indiquer le changement de situation à votre organisme, que ce soit le régime général d’Assurance maladie ou la MSA. Toutes les démarches administratives naissance peuvent être effectuées en ligne, mais il est aussi possible de recourir au courrier. Une copie de l’acte de naissance vous sera demandée. Il est possible de rattacher l’enfant aux deux parents, même si les parents dépendent de régimes différents, ce qui évite les échanges de carte vitale.
Votre mutuelle complémentaire santé
En ce qui concerne la mutuelle pour les enfants, le fonctionnement est le même, avec une double affiliation possible. Avec l’arrivée d’un bébé, vos besoins en matière de santé évoluent cependant drastiquement. Un changement de contrat complémentaire santé pourrait alors se révéler opportun.
L’administration fiscale
Il est obligatoire de déclarer votre nouveau-né à l’administration fiscale. Selon votre choix, vous pouvez opter pour différentes formules : rattacher l’enfant à charge de l’un des parents seulement ou répartir la charge entre les deux parents. Rendez-vous dans votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr et précisez votre changement de situation dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » puis sur l’onglet « signaler un changement) ». N’oubliez pas, également, de préciser cette nouvelle donne au moment de remplir votre prochaine déclaration de revenus.
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Votre assurance habitation
Il est important de contacter votre assurance habitation afin de la notifier après la naissance. Ainsi, votre enfant pourra être intégré au contrat et bénéficier du statut d’ayant-droit.
Le nom de famille de l'enfant
Un enfant dont la filiation est établie à l'égard de chacun des parents peut porter les noms suivants :
- le nom du père,
- ou le nom de la mère,
- ou les 2 noms accolés, séparés par un simple espace, dans l'ordre choisi par les parents, et dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'eux.
Exemple : si le nom du père est Dupond Durand et celui de la mère est Dupuis, l'enfant peut porter le nom de Dupond Dupuis, Durand Dupuis, Dupuis Dupond ou Dupuis Durand.
Ces dispositions s’appliquent à :
- l’enfant dont les parents sont mariés
- l’enfant dont les parents ne sont pas mariés, mais que le père a reconnu avant la déclaration de naissance ou au plus tard le jour même de la déclaration.
- l’enfant dont les parents ne sont pas mariés mais qui l’ont reconnu ensemble ou séparément au plus tard le jour de la déclaration de naissance.
La mère n’est pas tenue d’effectuer une reconnaissance. La filiation maternelle est automatique si son identité figure dans l’acte de naissance de l’enfant.
Déclaration conjointe de choix de nom
Vous devez établir une déclaration conjointe de choix de nom. La « déclaration conjointe de choix de nom » est complétée, datée et signée par les deux parents. Elle doit être remise à l’officier de l’état civil du lieu de naissance, par le déclarant, en mairie au moment de la déclaration de naissance. Si les parents optent pour un double nom de famille, les deux noms de famille seront séparés par un espace, suivi de la précision (1ère partie :…….. 2nde partie :……….). Le nom de l’enfant apparaîtra sous cette forme dans l’acte de naissance. Le choix du nom de famille est définitif. Il s’imposera aux enfants qui naîtront par la suite des mêmes père et mère. Dans certains cas, le nom porté par un parent est considéré comme une entité insécable transmissible dans son intégralité (nom résultant d’un jugement, nom après acquisition de la nationalité française). Les parents de nationalité étrangère et nés à l’étranger, peuvent demander l’application de leur loi nationale en matière de transmission de nom, sous réserve que leurs actes de naissance ne soient pas conservés par une autorité française (dans ce cas l’enfant est automatiquement de nationalité française), et qu’ils justifient de leur nationalité étrangère (pièces d’identité + certificat de coutume).
Quel nom porte l’enfant si les parents ne font pas de choix du nom de famille ?
Le nom de l’enfant (dont les parents sont mariés) sera celui de son père. Le nom de l’enfant (dont les parents ne sont pas mariés) sera celui du parent à l’égard duquel la filiation sera établie en premier ou celui de son père en cas de reconnaissance conjointe. Par exemple, si le père reconnaît l'enfant après la déclaration de naissance, l'enfant prend le nom de sa mère. Si à la naissance de l’enfant, les parents sont en désaccord sur le nom de famille à transmettre, le nom de famille attribué à leur premier enfant sera constitué des noms des deux parents, dans la limite du premier nom de famille pour chacun d’eux, accolés selon l’ordre alphabétique (la déclaration de désaccord est remise lors de la déclaration de naissance à l’officier de l’état civil). Ce nom s’imposera aux enfants qui naîtront par la suite des mêmes père et mère.
La possibilité de changement de nom de famille pour l’enfant reconnu par son père après la déclaration de naissance
Lors de l’établissement du 2nd lien de filiation (exemple : reconnaissance après la déclaration de naissance par le père), les parents peuvent, par déclaration conjointe, changer le nom de famille de leur premier enfant commun. Pourra se transmettre à l’enfant :
- le nom de sa mère
- le nom de son père
- le nom de sa mère et celui de son père
- le nom de son père et celui de sa mère
La « déclaration conjointe de changement de nom » est enregistrée sur le registre d’état civil, signée par les père et mère et par l’officier d’état civil. Ce nom s’imposera aux enfants qui naîtront par la suite des mêmes père et mère.
Autorité parentale et reconnaissance
L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs envers l’enfant. En cas de séparation, les parents conservent tous les deux l’autorité parentale. La reconnaissance établit la filiation avec ses parents et concerne les enfants nés hors mariage. Elle peut être effectuée avant ou après la naissance de l'enfant, indépendamment du lieu de naissance de l’enfant. Lorsque deux femmes ont un projet d'enfant et souhaitent recourir à une assistance médicale à la procréation avec don de gamètes, elles doivent effectuer une reconnaissance conjointe anticipée. La reconnaissance conjointe anticipée (RCA) se fait devant un notaire.
Congés de maternité et de paternité
En s’adaptant au rythme de votre bébé, votre organisation personnelle et professionnelle s’en trouve bouleversée. La durée de votre congé de maternité dépend de votre situation :
- 16 semaines pour le premier enfant. Que vous soyez salariée en contrat à durée déterminée (CDD) ou indéterminée (CDI), dans la fonction publique ou dans une entreprise privée vous y avez droit. Sa durée est de 16 semaines au total : 6 semaines avant la date prévue de l’accouchement et 10 semaines après.
- 26 semaines à partir du 3ème enfant : Le congé de maternité est de 26 semaines au total : 8 semaines avant la naissance et 18 semaines après.
- 34 ou 46 semaines pour une naissance multiple : 34 semaines (12 + 22) pour des jumeaux et 46 semaines (24 + 22) pour des triplés ou plus. Si la période légale de congé doit être prolongée, notamment en raison de couches pathologiques, l’arrêt de travail est indemnisé aux taux applicables à la maladie.
Si vous travaillez, votre assurance maladie vous verse des indemnités pendant la durée de votre congé de maternité. Vous les recevrez tous les 14 jours jusqu’à votre accouchement. N’oubliez pas d’envoyer à votre caisse le certificat d’accouchement pour obtenir le versement des sommes correspondant au congé postnatal. Pour le paiement de la dernière quatorzaine, vous devrez adresser à votre centre d’assurance maladie une attestation de reprise de travail, réf. S 3201, complétée par votre employeur ou une déclaration sur l’honneur attestant que vous n’avez pas repris le travail. Pour les professions non salariées, renseignez-vous sur vos droits auprès de votre caisse d’assurance maladie. En cas de cessation d’activité, les droits aux indemnités journalières sont maintenus pendant 12 mois.
Si vous êtes au chômage, si vous bénéficiez ou si vous avez bénéficié, au cours des 12 derniers mois, d’une allocation de Pôle Emploi, votre activité salariée avant la période de chômage sert de base au calcul de votre indemnité journalière.
Si vous exercez une activité professionnelle, que vous soyez marié ou non, vous pouvez demander un congé de paternité. Le congé de paternité peut durer jusqu’à 11 jours consécutifs (y compris samedi et dimanche) pour la naissance ou l’adoption d’un enfant et jusqu’à 18 jours pour des naissances multiples. Il doit être pris dans un délai de 4 mois après une naissance. Ce congé n’est pas fractionnable. Il peut être posé immédiatement après les 3 jours ouvrés qui vous sont accordés au titre du congé de naissance ; il peut également être pris après des congés annuels ou des jours de réduction du temps de travail.
Pour bénéficier de l’indemnisation, vous devez en faire la demande auprès de votre employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception, un mois au moins avant votre premier jour d’absence. Votre employeur est tenu d’accepter votre demande et d’établir une attestation de salaire que vous devrez transmettre à votre Caisse primaire d’assurance maladie au moment de la reprise de travail, accompagnée d’un extrait d’acte de naissance de l’enfant, d’une copie de votre livret de famille mis à jour ou de l’acte de reconnaissance de l’enfant. En cas de cessation d’activité, les droits au congé de paternité sont maintenus pendant douze mois.
Au retour de votre congé de maternité, vous devez retrouver votre poste ou un emploi similaire. Vous ne pouvez pas être licenciée pendant les 4 semaines qui suivent la fin du congé de maternité. Pour pouvoir bénéficier d’un mi-temps, vous devez justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise au moment de la naissance de l’enfant (sauf convention collective ou accords plus favorables). Si vous souhaitez ne pas reprendre votre activité professionnelle, vous devez adresser à votre employeur un courrier recommandé avec accusé de réception 15 jours avant l’expiration de votre congé (sans quoi, vous seriez contrainte d’effectuer un préavis). Vous restez prioritaire pour reprendre votre emploi pendant les 12 mois qui suivent votre démission, à condition qu’il existe un poste correspondant à vos qualifications. C’est un congé sans solde qui permet d’élever son enfant pendant trois ans et peut être pris par le père, la mère ou les deux ensembles.
Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)
Depuis le 1er janvier 2004, la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) se substitue à l’ensemble des prestations liées à la petite enfance (Apje, Afeama, Aged, Ape, Aad) pour tous les enfants nés, adoptés ou recueillis en vue d’adoption à partir de cette date.
Adaptation du prélèvement à la source
Avec la naissance d’un enfant, votre situation familiale évolue. Un changement de situation de famille (mariage, conclusion d'un Pacs ou naissance) peut avoir des répercussions sur votre taux de prélèvement à la source. N'oubliez pas de le signaler en vous connectant sur votre espace particulier sur impots.gouv.fr, à la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Dans le cas d'un mariage ou d'un Pacs, indiquez alors la date du mariage ou du Pacs, les coordonnées de votre partenaire (nom, prénom, date de naissance et numéro fiscal) et les revenus du nouveau foyer. Vous avez 60 jours mais avant, c'est mieux.
Les 7 démarches indispensables lors d'une naissance
- État civil : Déclarer la naissance dans les 5 jours au bureau d'état civil de l'hôpital ou de la mairie. Le père ou une autre personne s'en occupe, en fournissant l'attestation du médecin ou de la sage-femme et les cartes d'identité des parents.
- Sécurité sociale : Déclarer la naissance puis mettre à jour la carte Vitale. Il est possible (et conseillé) de demander le rattachement de l'enfant aux cartes Vitale des 2 parents. Cela se fait dans les 5 à 8 jours après la déclaration de naissance, sur le site ameli.fr ou par téléphone (au 3646). Les 2 parents s'en occupent, sans documents à fournir.
- Caf : Déclarer la naissance dès la naissance, sur le site caf.fr ou sur l'appli Caf-Mon compte. Si pas de compte Caf, envoi par courrier du formulaire de changement de situation (disponible sur caf.fr). L'un des 2 parents s'en occupe, sans documents à fournir. Si vous relevez du régime agricole, la démarche est à faire auprès de la MSA.
- Complémentaire santé : Signaler la naissance dès la naissance, auprès de la mutuelle. Chaque parent s'en occupe si les mutuelles sont différentes. Les documents à fournir varient selon la mutuelle.
- Congé de naissance : Demander un congé de naissance. Il est de 3 jours (hors dimanche et jours fériés) minimum. Ces jours sont payés. À une date proche de la naissance, auprès de l'employeur du 2nd parent. Le 2nd parent s'en occupe, en fournissant une copie de l'acte de naissance de l'enfant.
- Congé de paternité : Demander le congé de paternité et d'accueil de l'enfant. Il est de 25 jours calendaires à prendre en 1 ou plusieurs fois dans les 6 mois suivant la naissance. Demande 1 mois avant la date de l'accouchement ou 1 mois avant le début du congé, auprès de l'employeur du 2nd parent, et, pour l'indemnisation du congé, auprès de la Sécurité sociale. Le 2nd parent s'en occupe. Pour le courrier à la Sécurité sociale : copie de l'acte de naissance de l'enfant (ou du livret de famille) + pièce justifiant le lien avec la mère (si le congé n'est pas demandé par le père).
- Impôts : Signaler la naissance, pour adapter le taux de prélèvement à la source au nombre de personnes à charge. Après la naissance (dans les 60 jours), sur le site impots.gouv.fr.
Le choix du nom et du prénom de l’enfant
Dans les cinq jours qui suivent la naissance, le prénom et le nom de l’enfant doivent être enregistrés à l’état civil. Le prénom est libre mais doit être choisi dans l’intérêt de l’enfant. Dans un couple non marié, le nom de famille indiqué dans la déclaration de naissance de l’enfant sera le nom de la mère, le nom du père ou les deux.
La délivrance du livret de famille et sa mise à jour
L’arrivée d’un enfant nécessite une inscription dans le livret de famille. Le titulaire du livret doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance de son enfant ou au service central d’état civil si l’enfant est né à l’étranger, muni de l’extrait d’acte de naissance de son enfant.
Le congé légal
Tout salarié bénéficie de trois jours de congé lorsqu’une naissance ou une adoption a lieu dans son foyer.
Le congé parental
Le congé parental est ouvert à tout salarié, père ou mère, ayant au moins un an d’ancienneté dans son entreprise. Le congé peut être partagé par les deux parents. Le salarié doit informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception au moins un mois avant la fin du congé maternité. Si le père ou la mère veulent prendre un congé parental à un autre moment, l’employeur doit être informé deux mois avant la date du début du congé et ne peut s’y opposer.
Les organismes de prestations à contacter
Dans le mois qui suit la naissance, les parents doivent informer les différents organismes en charge des prestations familiales et sociales : la caisse d’Allocations familiales ou la Mutuelle sociale agricole, la caisse d’Assurance maladie, la complémentaire santé. Pour faciliter le suivi médical, les parents ont la possibilité d’inscrire l’enfant sur une seule ou sur leurs deux cartes Vitale.
Le mode de garde
À la naissance, si cela n’a pas été fait avant, il est recommandé de choisir le mode d’accueil le plus adapté à sa situation et de faire les démarches nécessaires : pré-inscription dans plusieurs crèches, contact avec plusieurs assistants maternels ou recherche de la garde à domicile.
Déclaration de la naissance à l’administration fiscale
Les enfants mineurs sont à la charge de leurs parents. La naissance doit être déclarée dans la première année de l’enfant à l’administration fiscale.
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