On aurait pu vous proposer de suivre les traces de la tapisserie d’Aubusson au travers un voyage touristique en partance de la Creuse d’où elles sont originaires, direction les nombreuses capitales mondiales où elles sont exposées. On aurait pu se contenter d’énumérer chronologiquement quelques dates à travers leurs 600 ans d’existence. Nichée au cœur de la Creuse, la cité d’Aubusson s’affirme pourtant comme la capitale d’un art centenaire : la tapisserie. Apparu au Moyen-Âge, ce savoir-faire d’exception est aujourd’hui classé au Patrimoine immatériel culturel de l’UNESCO. La renommée d’Aubusson n’est toutefois pas seulement due au talent de ses lissiers, mais également à ses richesses architecturales et naturelles.

Les Origines et le Contexte Historique

Comme toujours en Histoire, les faits se perdent au profit des contes et légendes. Ainsi, l’origine de la tapisserie d’Aubusson fait débat chez les historiens. Tandis que certains y trouvent des racines orientales, d’autres y voient plutôt une implantation européenne. Selon les premiers, c’est le prince Ottoman Zizim en exil dans la Creuse (XVe) qui aurait initié cette pratique. Une théorie réfutée par les seconds qui créditent quant à eux les tapissiers flamands arrivés à la même période dans la région. Quoi qu’il en soit, ce sont des Français, les frères Augeraing, à qui l’on accorde la paternité des premières tapisseries d’Aubusson en 1501. Plusieurs versions circulent pour expliquer l'origine de ce savoir faire… aucune n’est vraiment établie. On peut ainsi lire que des sarrasins se seraient installés à Aubusson au VIIIème siècle, à la suite de la bataille de Poitiers (732) et auraient apporté avec eux ce savoir-faire venu du Moyen-Orient. L’écrivaine George Sand évoque également la légende du prince ottoman Zizim, emprisonné à Bourganeuf (à 30 km d’Aubusson) au XVème siècle qui aurait fait tisser la célèbre tenture de la Dame à la licorne pour évoquer son amour perdu. La réalité est sans doute moins romantique et il faut vraisemblablement chercher les origines de la tapisserie d’Aubusson dans les Flandres où cet artisanat s’épanouit déjà depuis au moins le XIIIème siècle. C’est probablement à la suite de mariages entre les comtes de la Marche (nom donné à l’époque à la région d’Aubusson) et de riches familles du nord de l’Europe que des artisans lissiers s’installent à Aubusson et dans la ville voisine de Felletin, apportant avec eux leur savoir-faire. La technique utilisée est celle de la basse-lisse, fondée sur l’emploi de métiers à tisser horizontaux. Les premières archives connues mentionnant des activités en lien avec la tapisserie à Felletin datent du milieu du XVème siècle.

Facteurs Favorisant l'Implantation

Quels sont les facteurs qui ont selon-vous favorisé ce choix d’implantation ? Les éleveurs de moutons étaient nombreux dans la région, ils pouvaient facilement valoriser la laine grâce à la qualité des eaux acides de la Creuse, idéales pour le dégraissage et la teinture.

L'Évolution de la Tapisserie à travers les Siècles

Le XVIe Siècle : L'Émergence des "Verdures" et des Motifs Végétaux

Le XVème siècle est l’âge d’or du Moyen-Âge et la région d’Aubusson connait un artisanat florissant avec le tissage des « Verdures », tapisseries caractéristiques de la tapisserie marchoise. La plus ancienne tapisserie identifiée comme ayant été tissée dans la région d’Aubusson est la Millefleurs à la licorne datée des années 1480. Les millefleurs sont alors des tapisseries à la mode et représentent des fonds parsemés de bouquets de végétaux ayant souvent une signification symbolique. On aurait pu vous proposer de suivre les traces de la tapisserie d’Aubusson au travers un voyage touristique en partance de la Creuse d’où elles sont originaires, direction les nombreuses capitales mondiales où elles sont exposées. On aurait pu se contenter d’énumérer chronologiquement quelques dates à travers leurs 600 ans d’existence. Du 15 au 17 ème siècle, la représentation végétale est omniprésente sur les tapisseries, quelles en sont les raisons ? Les prémices des tapisseries d’Aubusson puisent exclusivement leur inspiration dans la nature. Ces « verdures » au décor sans perspective, sont tour à tour représentées sous forme de millefleurs (petites touffes de fleurs ou de feuilles) ou de feuilles de choux (feuilles plus larges). Seuls quelques animaux, réels ou imaginaires (et au profil plutôt ingrat !) apparaissent parfois. « Millefleurs à la licorne » est sans nul doute la tapisserie la plus représentative de la période. Au cours du XVIème siècle, des ateliers familiaux privés se développent à Aubusson comme à Felletin et commercialisent leurs productions par le biais de marchands-tapissiers à travers la France. On voit apparaître à cette période les tapisseries à "feuilles de chou" qui représentent souvent des combats d’animaux prenant place au milieu de feuilles de taille démesurée, mais également des tapisseries à sujets religieux ou des scènes de chasse. Au XVIe siècle, la verdure “Mille fleurs” cède la place au verdures dites “à feuilles de choux” ou “à aristoloches“. Verdure et feuilles de chou. Détail.

Le XVIIe et XVIIIe Siècles : Manufactures Royales et Influence de l'État

Au XVIIe siècle, les ateliers d’Aubusson bénéficient d’un regain d’intérêt de la part de l’État. Encouragés par l’administration royale et par la politique de protectionnisme économique menée par Colbert, les lissiers d’Aubusson rédigent en 1665 des règlements encadrant la production et le contrôle de la qualité des tapisseries. L’édit royal signé par Henri IV en 1601 vise à limiter les importations de tapisseries en provenance des Flandres ce qui favorise les productions locales d’Aubusson et Felletin. Colbert, alors ministre de Louis XIV, accorde successivement le statut de Manufacture royale aux ateliers d’Aubusson (1665) puis, en 1689, à ceux de Felletin. Si à l’époque Felletin est à dominante catholique, Aubusson bascule vers le protestantisme grâce à l’édit de Nantes signé par Henri IV qui autorise la pratique d’une autre religion. Malheureusement, sa révocation par Louis XIV en 1685 poussera nos familles à s’exiler loin d’Aubusson. La même année, les ateliers d’Aubusson reçoivent collectivement le titre de Manufacture Royale de Tapisseries. Les ateliers de Felletin se voient attribuer le même privilège quelques années plus tard, en 1689. Ce statut ne rassemble pas les ateliers en une seule entité, chacun demeure indépendant mais dispose du droit d’inscrire la mention « M.R. » pour « Manufacture Royale » sur ses productions. Une bordure bleue pour Aubusson, brune pour Felletin, permet d’identifier l’origine des tapisseries. Le statut de Manufacture Royale devait s’accompagner de la formation d’un teinturier et de l’envoi de cartons (modèles de tapisseries) peints par les peintres de l’Académie Royale de Peinture à Paris. Ces mesures ne sont cependant pas mises en place par l’administration royale et les ateliers connaissent d’importantes difficultés à la fin du XVIIème siècle. Ce n’est qu’en 1732 que le statut de Manufacture Royale est réformé et que les promesses de 1665 sont finalement tenues. C’est le peintre du roi Jean-Joseph Dumons qui est affecté au service des ateliers d’Aubusson auxquels il fournit alors principalement des modèles de verdure, des tapisseries représentant des paysages luxuriants qui s’exportent auprès de la noblesse européenne. Le XVIIIème siècle voit également fleurir les tapisseries « à alentours », des œuvres décoratives aux sujets légers bordées de motifs décoratifs qui permettent d’adapter aisément la taille des tissages aux dimensions des panneaux de boiseries qui décorent les intérieurs. Les commandes de grandes tentures se multiplient au XVIIème siècle et peuvent compter de 6 à 14 tapisseries qui relatent des récits narratifs - bibliques, mythologiques ou littéraires. Elles habillent les murs des demeures et châteaux. Elles sont ornementales mais aussi fonctionnelles afin d’isoler les murs du froid. Sous la gouvernance du roi Louis XIV, les plus grandes cours d’Europe font appel à l’artisanat français et son ministre Colbert soumet alors les ateliers d’Aubusson à un cahier des charges strict pour les déclarer Manufactures Royales. Cortège de flore . Le printemps (Détail); XVIIe siècle.

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Le XIXe Siècle : Reprise de l'Activité et Développement des Manufactures

Le XIXe siècle est celui d’une reprise spectaculaire de l’activité, parallèlement au développement des grandes manufactures. En 1789, la Révolution française met fin au statut de Manufacture Royale mais n’interrompt pas le commerce des ateliers aubussonnais malgré des difficultés économiques. Le début du XIXème siècle voit rapidement l’émergence d’importantes manufactures, comme la manufacture Sallandrouze de Lamornaix (1802-1878) ou la manufacture Demy-Doineau, future manufacture Braquenié et Cie. Ces entreprises rassemblent en leur sein toutes les étapes de production d’une tapisserie, des dessinateurs aux rentrayeurs qui réparent les tapisseries anciennes. Le XIXième siècle sera marqué par une production abondante de tapis ras, dont la technique est la même que celle de la tapisserie de basse-lisse, et de tapis à point noué fabriqués sur des métiers verticaux dits de haute lisse. Les manufactures réalisent également de nombreuses œuvres copiant les tapisseries des XVIIème et XVIIIème siècle dont le tissage très fin cherche à donner l’illusion de la peinture. Dès la seconde moitié du XIXème siècle, artistes et manufactures s’interrogent cependant sur cette pratique de la copie de peinture. La redécouverte de tentures médiévales comme la Dame à la licorne ou l’Apocalypse d’Angers amène notamment certains à encourager le recours à un nombre de couleurs réduit et à un grain de tissage plus épais. A Aubusson, il existe dès le début du XXème siècle quelques expérimentations en ce sens comme la tapisserie La Fée des Bois d’Antoine Jorrand dont la thématique et la bordure sont résolument inspirées du Moyen Âge. Fauteuil. XIXe siècle.

Le XXe Siècle : Renouveau et Modernisation avec Jean Lurçat

Finalement, à plusieurs reprises, votre survie sera due à l’engouement du public pour l’art ? C’est un raccourci un peu rapide mais les évènements vous donnent raison. La réforme de la manufacture royale en 1731, combinée à l’arrivée de Joseph Dumons « peintre du Roi » à Aubusson ont été salvatrices. Inspirés dans un premier temps par les œuvres de l’artiste Jean-Baptiste Oudry, les peintres cartonniers vont se succéder et les tapisseries vont progressivement se muer en reproduction de tableaux. Le savoir-faire des maîtres lissiers est enfin reconnu par la fondation des arts décoratifs qui après Paris (1877), et Limoges (1881), ouvre ses portes à Aubusson 1884. La tapisserie d’Aubusson n’échappe pas à cette mouvance. Elle sera même poussée dans cette dynamique par l’École nationale d’art décoratif (ENAD), créée en 1884 et spécialisée dans les arts textiles. La véritable réforme fait cependant suite au travail mené par Antoine-Marius Martin, nommé en 1917 directeur de l’Ecole Nationale d’Art Décoratif (ENAD) d’Aubusson, fondée en 1884 pour apporter un complément à l’apprentissage des lissiers. Martin renoue avec les artistes modernes en privilégiant l’utilisation de modèles pensés spécifiquement pour la tapisserie et encourage l’abandon de la copie de peinture à travers des tissages épais et l’emploi de techniques propres au textile. Les résultats de ses recherches sont notamment présentés au public à l’occasion de l’exposition internationale des arts décoratifs de 1925. C’est sur ces mêmes recherches que le peintre Jean Lurçat s’appuie, à son arrivée à Aubusson en 1937, pour produire une série de tapisseries en collaboration avec l’ENAD et l’atelier de François Tabard. Il est accueilli par Elie Maingonnat, le successeur de Martin, qui met à sa disposition les ressources de l’école et le forme aux conceptions de son ancien professeur. Malgré le succès de cette collaboration, celle-ci s'interrompt dès 1939 alors que Jean Lurçat s’approprie publiquement la paternité des recherches menées par l’ENAD depuis 1917. Jean Lurçat va effectivement rénover le langage de la tapisserie d’Aubusson et moderniser la production. Son univers si singulier, haut en couleurs, libérateur de moralités, rencontrera son public lors de l’Exposition Internationale des arts décoratifs de Paris de 1925. Artiste peintre rattaché au mouvement surréaliste, illustrateur et cartonnier, Jean Lurçat est l’un des maîtres de la tapisserie contemporaine. Il la projette dans le XXe siècle en en rénovant le langage en profondeur. Influencé par la peinture des mouvements fauviste, cubiste puis surréaliste, Jean Lurçat répète souvent les mêmes symboles dans ses cartons : Le coq, annonciateur de l’aurore, le soleil, symbole de vie. Sa vision du travail de la tapisserie s’adosse à deux idées majeures, avec comme objectif de faciliter le travail des lissiers : La première est d’attribuer un numéro de référence à chaque couleur, afin de transmettre ses instructions aux artisans devant exécuter le travail du tissage. Des assistants venus du monde entier viennent s’initier chez lui à la tapisserie. L’histoire de Jean Lurçat avec la tapisserie d’Aubusson débute cependant à peine, alors qu’il encourage de nouveaux artistes à s’essayer à la tapisserie comme les peintres Marc Saint-Saëns et Jean Picart le Doux ou le moine bénédictin Dom Robert. En 1947, il fonde à leurs côtés l’Association des Peintres Cartonniers de Tapisserie (APCT) qui met en avant la figure du peintre-cartonnier, réalisant lui-même le carton de sa tapisserie et contrôlant ainsi au plus près le processus de fabrication. Figure charismatique, Lurçat contribuera considérablement à la notoriété nationale et internationale des ateliers d’Aubusson, après la guerre, dans un contexte de reconstruction où les commandes publiques sont nombreuses. Son œuvre testament, la tenture du Chant du monde, demeurera inachevée et sera acquise après sa mort par la ville d’Angers. Même si le XXème siècle attire quelques grands artistes comme Le Corbusier ou Calder, très vite de nouveaux médias détournent les artistes de la tapisserie et la plupart des ateliers Aubussonnais disparaissent. La Manufacture Robert Four décide alors de s’engager dans la préservation de ce savoir-faire séculaire en éditant et rééditant des œuvres plus populaires. Ainsi chaque geste de ce savoir-faire continuerait d’être exercé.

Le Processus de Fabrication

Telle la meilleure des pâtisseries, la tapisserie d’Aubusson requiert un savoir-faire artisanal précis et rigoureux. La fabrication d’une tapisserie d’Aubusson passe par diverses étapes qui nécessitent souvent plusieurs années de travail et la présence simultanée de plusieurs lissiers. Le processus débute par la conception d’un carton, un dessin à taille réelle de la future tapisserie. Dom Robert fait le choix du carton numéroté. La tapisserie étant un art multiple, le carton est pour l’artiste un support évolutif. De là, le lissier peut se mettre à l’ouvrage. Installé à son métier à tisser, il positionne le carton derrière les fils de chaîne. Il choisit les fils de laine puis tisse, de bas en haut, en suivant le modèle. Il utilise pour cela une navette, un outil qui permet de passer le fil de trame entre les fils de chaîne. Chaque passage de la navette correspond à un point de tissage, formant ainsi peu à peu le motif de la tapisserie. Le tissage résulte de l’entrecroisement de fils de trame colorés sur une armature en fils de chaîne : Le lissier d’Aubusson travaille sur un métier horizontal dit de basse- lisse. La préparation de la chaîne est une étape majeure, puisque la chaîne de métier va constituer « l’ossature » même de la tapisserie. Chaîne de métier. Travaillant sur l’envers de la future tapisserie, motif par motif, le lissier tisse en se guidant avec le carton, placé sous le métier. Travail en cours. Tombée de métier.

La Tapisserie d'Aubusson Aujourd'hui

Reconnaissance par l'UNESCO et la Cité Internationale de la Tapisserie

En 2009, l’UNESCO inscrit la tapisserie d’Aubusson à sa liste représentative du Patrimoine immatériel de l’Humanité et s’appuie sur l’expertise préservée de Robert Four pour dresser son inventaire. Pour découvrir ce savoir-faire, élevé au rang de patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2009, avançons dans la toute récente Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson… en compagnie de son conservateur Bruno Ythier. L’école a disparu pour laisser place depuis 10 juillet 2016 à la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson. Ce nouveau lieu concentre un vivier de designers, peintres, dessinateurs, photographes, sculpteurs qui font de la tapisserie le moteur fédérateur de leurs créations. Au-delà d’un musée, ce lieu dédié permet rencontres, échanges, expérimentations. AFIN de le préserver, une formation est mise en place par la Cité Internationale de la tapisserie en 2010. Elle permet d’obtenir en 2 ans le Brevet des Métiers d’Art « Arts et techniques du tapis et de la tapisserie de lisse ».

La Tapisserie et l'Art Contemporain

Collection de mobilier “Aubusson Tapestry : The Great Lady”. La longue et riche histoire de la tapisserie d’Aubusson, étroitement liée à celle des arts plastiques s’ouvre donc aujourd’hui sur des projets qui nécessitent, comme pour les artisans lissiers des siècles passés, un long travail de création et de conception. « Tout est une question de justes rapports et d’honnêteté, non pas de compétition vaniteuse, mais de respect mutuel pour le plus grand profit d’une œuvre commune. Les tapisseries sont le fruit de cette collaboration étroite entre l’artiste et l’atelier de tissage. L’artiste propose, en guise de maquettes, ses propres créations, aux formats les plus divers.

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Aubusson : Plus qu'une Ville, un Détour Incontournable

Objet de nombres d’expositions, la tapisserie d’Aubusson est aujourd’hui la coqueluche des musées internationaux. Pourtant, la ville est loin de se limiter à son héritage textile ! Sur place, près de six siècles d’histoire sont à découvrir entre ruelles pavées et maisons à tourelles. C’est d’ailleurs son authenticité qui lui permet depuis 2002 de figurer parmi les 108 plus beaux détours de France. Car oui, en plus de son riche patrimoine, Aubusson est une destination qui réunit la crème du tourisme. Paysages verdoyants, festivals animés ou spécialités locales, tous les ingrédients sont réunis pour un séjour réussi. Les Plus Beaux Détours de France sont un réseau de 108 petites villes soigneusement sélectionnées pour leur charme et leur authenticité. Plutôt nature ou architecture ? Des édifices médiévaux aux bâtiments du XXe siècle, chaque coin de rue réserve une surprise. La Cité Internationale de la Tapisserie : située dans l’ancienne École Nationale d’Art Décoratif d’Aubusson, elle présente sur 1200m² d’exposition, six siècles de création textile. La Tour de l’Horloge : aussi connue sous le nom de “tour blanche”, cette bâtisse est le dernier vestige des fortifications du Moyen- ge. Le quartier de la Terrade : cet ancien centre de l’artisanat de la tapisserie est réputé pour ses maisons en bois. Le château d’Aubusson : ou plutôt ce qu’il en reste ! Entre collines escarpées et rivière tumultueuse, Aubusson offre un panorama naturel éblouissant. D’un côté, les grandes forêts verdoyantes qu’apprécient les amateurs de randonnée. De l’autre, le lac d’Aubusson d’Auvergne, parfait pour piquer une tête ou faire un tour en canoë. Vous l’aurez compris, ici, tous les styles de paysages sont au rendez-vous ! Bien plus qu’une simple ville, Aubusson est le mix parfait entre culture, nature et histoire. Au milieu des paysages préservés, c’est le point d’entrée idéal pour passer un week-end déconnecté en Creuse. Avec ses nombreux aménagements, le département se prête également volontiers à un séjour sportif à la découverte du Plateau de Millevaches.

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