La grossesse est une période de changements et de précautions, où la santé de la mère et de l'enfant devient une priorité absolue. Parmi les nombreuses questions que se posent les futures mamans, celle de la coloration des cheveux revient souvent, notamment en ce qui concerne les risques potentiels liés à l'ammoniaque et à d'autres substances chimiques. Cet article vise à informer de manière détaillée et complète sur les risques associés à l'utilisation de colorations capillaires contenant de l'ammoniaque pendant la grossesse, en explorant les alternatives plus sûres et les conseils d'experts pour une coloration sereine et bénéfique.
Risques liés aux colorations chimiques pendant la grossesse
Les colorations capillaires chimiques, par leur principe d'action, pénètrent à l'intérieur du cheveu, et surtout du bulbe capillaire, qui est en contact direct avec la circulation sanguine. Ces produits sont souvent composés d'un cocktail de substances de synthèse, dont certaines sont controversées, voire fortement suspectées d'être des perturbateurs endocriniens. Parmi ces substances, on retrouve l'ammoniaque, le paraphénylènediamine (PPD), le formaldéhyde, la résorcine, le parabène et le toluène.
L'ammoniaque et son rôle dans les colorations
L'ammoniaque est encore utilisé pour décolorer les cheveux, car il sert de catalyseur. Il fait gonfler la fibre capillaire et ouvre les écailles qui recouvrent le cheveu, permettant ainsi aux produits de coloration de pénétrer. Bien que l'acétate de plomb, le nitrate d'argent ou les cyanures métalliques ne soient heureusement plus utilisés pour colorer les cheveux, l'ammoniaque est parfois utilisé comme un substitut peu recommandé dans les colorations classiques.
Risques potentiels pour la mère et le fœtus
Plusieurs études scientifiques internationales mettent en évidence les risques de malformations et de tumeurs liés à l'exposition aux substances chimiques contenues dans les colorations capillaires pendant la grossesse. En France, même s'il n'existe pas de contre-indication officielle à l'heure actuelle, de plus en plus de gynécologues déconseillent l'usage de la coloration d'oxydation durant la grossesse, et notamment durant le premier trimestre. Le Ministère de la Santé et Santé Publique France déconseillent ainsi l'usage de colorations contenant des substances chimiques durant la grossesse et l'allaitement.
Ces substances dangereuses peuvent franchir la barrière du placenta par le biais de la circulation sanguine et sont susceptibles de provoquer des troubles hormonaux ou neurologiques, des malformations ou encore des retards de croissance in utero. Le risque est lié au fait que ces substances peuvent franchir le cuir chevelu et atteindre les vaisseaux sanguins.
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Il est important de noter que certaines études suggèrent que les substances chimiques contenues dans les colorations pourraient traverser la barrière placentaire et atteindre le fœtus. Selon une étude menée par l'Université de Göteborg en Suède, l'utilisation de colorations permanentes pendant la grossesse pourrait augmenter de 30% le risque de leucémie infantile.
Allergies et sensibilisation
Les colorants capillaires peuvent être de sacrés allergènes. L'exposition régulière au produit de coloration capillaire peut augmenter le risque de sensibilisation et d'allergies. Certaines personnes peuvent développer des allergies et des éruptions cutanées persistantes, ainsi que des problèmes respiratoires.
Alternatives plus sûres : les colorations végétales
Si les professionnels de santé déconseillent de plus en plus aux femmes enceintes de continuer à se teindre avec des colorations « classiques », certains vont plus loin dans la démarche, en proposant notamment aux femmes d’opter pour les colorations végétales.
Principes et avantages des colorations végétales
Grâce aux pigments végétaux issus des plantes lyophilisées, il est possible d'obtenir une belle palette de couleurs grâce aux colorations végétales. Parmi leurs composants, on trouve le henné d'Egypte, l'indigo, le campêche, la rhubarbe, le henné neutre, le brou de noix, le curcuma, le châtaigner ou encore la sauge ou l'indigotier.
Contrairement aux colorations traditionnelles, les colorations végétales ne pénètrent pas dans le cheveu et ne passent pas dans la circulation sanguine. Elles se posent sur le cuir chevelu et englobent le cheveu. Elles sont donc tout indiquées pendant la grossesse ! Elles n'ont certes pas le même pouvoir couvrant que les colorations chimiques, mais permettent d'obtenir un effet de transparence.
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Limites et précautions
On ne peut pas obtenir toutes les teintes avec les colorations végétales car il faut obligatoirement de l'eau oxygénée pour éclaircir. Cependant, elles permettent de foncer légèrement, d'apporter des reflets plus ou moins intenses en fonction de la base, de la brillance, mais aussi un effet gainant et texturisant.
Il est important de vérifier que la composition est issue de l'agriculture biologique et est 100% d’origine naturelle pour éviter tout contact avec des pesticides ou d'autres substances néfastes. Les certifications ECOCERT COSMOS ORGANIC et COSMEBIO permettent de revendiquer l’absence totale de substances chimiques ou de pesticides présents dans de nombreuses cultures et qui pourraient se retrouver dans le produit fini.
Marques recommandées
Les colorations Rodolphe&Co et Greenleaf Botanique respectent tous ces critères. Leur composition est 100% naturelle, issus de l’agriculture biologique et sans aucuns autres additifs tels que les PPD, PTD ou encore la résorcine.
Conseils d'experts pour une coloration en toute sécurité pendant la grossesse
Si vous envisagez une coloration pendant votre grossesse, il est essentiel de demander l'avis de votre médecin et de votre coiffeur. Votre santé et celle de votre bébé sont notre priorité.
Précautions à prendre
- Espacer les rendez-vous de coloration, en évitant les trois premiers mois de grossesse, période où le fœtus est le plus sensible.
- Opter pour des techniques plus douces, comme les balayages ou les mèches, pendant lesquelles vous ne toucherez pas à vos racines, limitant ainsi les risques de passage de substances nocives dans le sang via votre cuir chevelu.
- Si vous réalisez la coloration à domicile, enfilez des gants. Mieux encore, confiez vos cheveux à un coiffeur.
- Appliquer des soins nourrissants et hydratants après la coloration, pour préserver la brillance et la santé de vos cheveux.
- Si vous allaitez après avoir accouché, le risque de transmettre des substances nocives à votre enfant persiste.
Alternatives douces
- Colorations sans ammoniaque : Ces produits allient performance et respect de la fibre capillaire, pour un résultat couleur éclatant et durable.
- Colorants naturels : Certains colorants naturels comme le henné ou l'indigo peuvent être une alternative intéressante aux colorations sans ammoniaque pendant la grossesse.
Exemples concrets
Prenons l'exemple de Delphine, enceinte de 4 mois, qui souhaitait raviver sa couleur avant un événement important. Après avoir consulté son médecin et son coiffeur, elle a opté pour une coloration végétale à base de henné, appliquée à l'aide d'un peigne pour éviter tout contact avec le cuir chevelu.
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Changements capillaires pendant la grossesse
En raison des variations hormonales observées pendant la grossesse, de nombreuses femmes remarquent des changements dans leur chevelure. Certaines constatent une augmentation de la densité et de l'épaisseur des cheveux, tandis que d'autres peuvent observer une modification de la texture, telle que des cheveux plus secs ou plus gras.
Il est également recommandé d’utiliser un masque ou après shampooing pour aider au démêlage et au soin profond des cheveux normaux à secs. Pour cela on évite les silicones et les actifs synthétiques. En fonction de vos cheveux, votre coiffeur pourra aussi vous proposer des soins sans rinçage ou confort pour vous aider à coiffer et soigner vos cheveux.
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