Christophe Degruelle est une figure politique et culturelle marquante du paysage blésois et national. Son parcours éclectique, oscillant entre l'enseignement, la haute fonction publique et l'engagement politique, témoigne d'une personnalité riche et d'une expertise reconnue dans divers domaines.

Un homme aux multiples casquettes

Christophe Degruelle est connu pour ses fonctions de président d'Agglopolys et d'adjoint au maire de Blois, chargé de la culture. Son implication dans la vie locale est indéniable. On se souvient également de son passage à l'École du paysage et de son rôle d'inspecteur de l'académie de Paris.

Parcours professionnel et expertise

Christophe Degruelle a enseigné à l'École du paysage, une fonction qu'il a exercée jusqu'en septembre 2015. Il n'exclut pas de reprendre cette activité dans le futur, motivé par le désir d'apporter une réflexion sur les politiques publiques du paysage, domaine dans lequel il estime avoir développé une réelle expertise.

Parallèlement à ses activités d'enseignement, il a occupé pendant dix ans le poste d'inspecteur de l'académie de Paris, au sein de l'inspection générale de l'Éducation nationale. Il a ensuite rejoint le cabinet de Vincent Peillon pour une année. Depuis trois ans et demi, il est conseiller de Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, dans le cadre d'une mise à disposition des fonctionnaires. Il partage ainsi son temps entre Paris et Blois.

Transparence financière

Interrogé sur le montant de ses revenus, Christophe Degruelle invite à consulter les délibérations publiques, où les chiffres sont disponibles. On peut ainsi identifier ses rémunérations en tant que président d'Agglopolys (4.685 € bruts), adjoint au maire (1.400 € bruts) et président du pays des Châteaux (673 € bruts). S'il a conservé son traitement d'inspecteur d'académie à l'Institut du monde arabe, celui-ci peut varier entre 5.405 € et 7.135 € (barème IEN 1er degré).

Lire aussi: La vie de Christophe Michalak, entre pâtisserie et famille

Priorités et ambitions politiques

La présidence d'Agglopolys représente une priorité pour l'avenir de Christophe Degruelle. Il envisage de poursuivre dans cette voie si les résultats sont positifs et si sa condition physique le permet. Il souligne l'importance de ne pas faire le "mandat de trop", celui qui s'essouffle avec le temps. Animé par une double passion pour la politique et la culture, il trouve un équilibre entre son action publique locale et son activité auprès de Jack Lang. Il ne souhaite pas, pour l'instant, briguer un mandat de sénateur ou de député.

Les inspecteurs de l'académie de Paris : une situation controversée

La situation des inspecteurs de l'académie de Paris (IAP) a fait l'objet d'une attention particulière de la Cour des comptes. Cette institution a pointé du doigt ce qu'elle considère comme une "survivance historique injustifiée". Selon la Cour, ces emplois publics serviraient principalement à "permettre des nominations de collaborateurs d'autorités politiques", plutôt qu'à répondre à un besoin réel d'inspection.

La Cour a notamment dénoncé le fait que ces nominations, réactivées par Jack Lang lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale, ne visaient pas à exercer des fonctions d'inspection, mais à garantir une rémunération pérenne aux personnes nommées. L'inspection de l'académie de Paris se renflouerait ainsi lors des alternances politiques. Des personnalités comme Nicole Baldet, secrétaire de Lionel Jospin, Christophe Borgel, membre de la direction du PS, Claude Roiron, secrétaire nationale du PS, et Christophe Degruelle lui-même, ont ainsi été nommées à ce poste.

La Cour de discipline budgétaire et financière a examiné les nominations intervenues entre 2006 et 2008. Le procureur général a critiqué le fondement juridique "évanescent" de ces nominations, ainsi que la mise à disposition ultérieure de ces inspecteurs vers d'autres organismes. Il a également souligné des "absences d'activité" de certains d'entre eux.

Malgré les critiques, les hauts fonctionnaires mis en cause ont souligné qu'ils avaient agi sur commande et non à leur propre initiative. Le gouvernement a depuis décidé de mettre fin à ce système.

Lire aussi: L'héritage familial et l'épanouissement de Christophe Guybet

Réélection à la tête d'Agglopolys

Le 10 juillet, Christophe Degruelle a été réélu pour un troisième mandat de six ans à la tête d'Agglopolys. L'élection s'est déroulée par vote électronique, une nouveauté imposée par les mesures de distanciation physique liées à la pandémie de Covid-19.

Son élection était prévisible, compte tenu de la victoire de Marc Gricourt, maire de Blois, aux élections municipales. Malik Benakcha (LR) a d'ailleurs justifié l'absence de candidat de la droite par la volonté d'essayer la "méthode" de Christophe Degruelle, basée sur la "majorité de projet".

Christophe Degruelle a été réélu avec 74 voix sur 84. Il a cité Gérard Larcher, président du Sénat, pour définir sa méthode d'action : "Jamais non par dogmatisme, jamais oui par discipline." Il a annoncé six années de "travail acharné" à venir. Marc Gricourt a souligné le renouvellement des élus au sein du conseil communautaire, tandis que Gildas Vieira a déploré la loi NOTRe, qui selon lui, favorise trop Blois au détriment des petites villes.

Les quinze vice-présidents et les conseillers délégués ont également été élus, avec notamment la reconduction de François Fromet au poste de premier vice-président, en charge des finances.

Lire aussi: Nage en eau libre : l'ascension de Christophe Maleau

tags: #christophe #degruelle #biographie

Articles populaires: