Christine Weiss, figure emblématique de la photographie du XXe et XXIe siècles, a marqué le monde de l'art par son regard humaniste et sa sensibilité. Cet article explore sa vie, son parcours artistique et les expositions qui ont jalonné sa carrière.
Naissance et débuts
Christine Weiss est née en 1954 à Chicago, aux États-Unis.
Formation et premières expositions
Le parcours artistique de Christine Weiss est jalonné de nombreuses expositions, tant aux États-Unis qu'en Europe. Dès 1954, elle expose à l'Art Institute de Chicago, au Walker Art Institute de Minneapolis, à Bard College de New York et au Nebraska Art Center de Lincoln. En 1956, elle présente son travail à la Limelight Gallery de New York.
L'éclosion en France et en Europe (1978-1999)
À partir de 1978, Christine Weiss s'installe en France et son travail prend une dimension internationale. Elle expose au Centre Culturel Noroit d'Arras et au Centre Culturel de Châtillon. En 1980, une exposition itinérante organisée par l’Action Culturelle du Ministère des Affaires Étrangères la conduit dans les centres culturels français de New York, Athènes, Helsinki, etc. La même année, elle expose à la Galerie Viviane Esders à Paris.
Les années 1980 sont particulièrement riches en expositions : Galerie Municipale de Lannion (1981), Musée de la Photographie d'Oslo (1981), Musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône (1982), Catskill Center de New York (1984), Galerie Contretype de Bruxelles (1984), Festival d’Avoriaz (1984), Galerie Municipale de Vitry-sur-Seine (1984), Lehigh University de Pittsburg (1985), Nouveau Théâtre de Belfort (1985), Galerie du Château d’Eau de Toulouse (1985), Festival de Montpellier (1985). De 1985 à 1993, ses photos de la série « Les Enfants » sont exposées dans les galeries photos de la Fnac en France et en Belgique.
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En 1986, elle expose à Amsterdam, aux Pays-Bas. En 1987, elle réalise une commande du Fonds Départemental d’Art Contemporain intitulée « Les habitants du Val de Marne », exposée à Créteil. La même année, elle expose au Musée Municipal de Grignan et au Musée de l’Élysée de Lausanne, en Suisse.
Les années suivantes la voient exposer au Musée d’Art Contemporain de Dunkerque (1988), à la Fondation Kant de Mérignac (1988), au CRAC de Jarny (1988), au CRAC de Vandoeuvres, Nancy (1989), au Cac d’Annecy (1989) et à la Fondation Nationale de la Photographie de Lyon (1989). En 1999, elle expose à la Vision Gallery de San Francisco, en Californie.
Les années 1990 confirment son succès avec des expositions au Centre Culturel de Chollet (1991), à la Médiathèque de Tourcoing (1992), à Solignac (1992), au Festival de l’Image du Mans (1992), au Musée Arthur Batut de La Bruguière (1992), au Château des Marmousets de La Queue en Brie (1992), au Musée Tavet de Pontoise (1992), au Forum de l’Image de Blagnac (1993), au Prieuré des Bénédictins de Vitré (1993), à la Howard Greenberg Gallery de New York (1993), à la Salle Grenette de Lapalisse (1993) et à la Galerie du Centre « Nous » à Paris (avec Hugh Weiss, 1993). En 1993, ses photos de Pontoise sont exposées dans les galeries FNAC de Cergy-Pontoise.
En 1994, elle expose à la Bibliothèque Publique de Port Washington, New York, et au Lycée François Villon à Paris. En 1995, elle expose « La Bulgarie » au Musée Cyrille et Méthode de Sofia, « Les Femmes » au Musée Omar Rayo de Roldanillo, en Colombie, et « Visages de la Passion Religieuse » à Visa pour l’Image à Perpignan. La même année, elle expose « La Bulgarie » à la Maison des Photographes de Plovdiv.
En 1996, elle expose « Île de la Réunion » à Nice et « Expressions Religieuses » à Fès, au Maroc. Elle anime un workshop intitulé « Regard Intime » à Montalcino, en Italie. La même année, l'Espace Photographique de Paris, MEP, lui consacre une exposition intitulée « Lumière et Tendresse ».
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Les années suivantes la voient exposer « Portraits d’artistes » au Centre Culturel de Limoges (1997), « En passant » à Brive la Gaillarde (1997), « Les Droits de l’Homme » à St. Benoit (1997) et « Gérard Bignolet, sculpteur » à Frènes (1997). En 1998, elle expose à Tokyo, au Japon (Kizoku), « Île de la Réunion » à Cergy, « En passant » à St Céré et Cherbourg, et au LAC à St Pierre de la Réunion.
Affirmation et reconnaissance (2000-2010)
Le nouveau millénaire marque une période de consécration pour Christine Weiss. En 2000, elle expose « Les Hommes et leurs croyances » à la Maison Descartes d'Amsterdam et « Portraits d’Artistes » à la Galerie Lefort Openo de Paris. Le Musée de Bièvres lui consacre une exposition intitulée « Poussettes charrettes et roulettes ». La même année, elle expose à Katomah, New York.
En 2001, elle expose « Portraits d’Artistes » à la Galerie Quintessens d'Utrecht et présente une rétrospective à la Villa Aurélienne de Fréjus. La Galerie Herschtritt de Paris lui consacre une exposition de vintages intitulée « Les années 50 ». La même année, elle expose « Les Hommes et leurs croyances » au Musée de Corte, en Corse.
En 2002, elle présente une rétrospective au LARC du Creusot et expose « Les Hommes et leurs Croyances » à l'Eglise St Maurice dans le cadre du Festival Transphotographiques de Lille. La même année, elle expose « Portraits d’artistes » à la Galerie Solstices de Lille et « Les années ‘50’-vintages » à la Klotz-Simon Gallery de New York. Elle expose également « Portraits d’artistes » à Villeneuve sur Lot et « Des Enfants » à la Mairie du Blanc Mesnil.
En 2003, elle expose « Les hommes et leurs croyances » au Musée d'Allauch, « Portraits d’artistes » à la Salle du Carmel de Tarbes et à l'Espace 1789 de St Ouen, et « Des Enfants » au Festival focal de Coudekerque Branche. La Médiathèque de Levallois accueille son exposition « Les hommes et leurs croyances ».
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Les années suivantes la voient exposer « Chroniques nomades » à Honfleur (2004), au Centre artistique de Verderonne, Oise (2004) et à l'Abbaye d'Hambye (2004). En 2005, elle participe à un « Hommage à Sabine Weiss » à Utrecht et expose « Intimes Convictions » à Corbeil-Essonnes. La même année, elle expose à Riedisheim, en Alsace, « Les hommes et leurs croyances » à Montauban et « Jeux d’Ombres et de Lumières » à la Galerie Herschritt de Paris. Elle expose également à Saint Malo et à Florence, à la Galerie Assolibri.
En 2006, elle expose « Ombres et Lumières » à la Galerie Hutter et Wirth de Bâle, « Birmanie » à la Galerie Alternance d'Arras et « Musiciens des Villes et des Campagnes » à Mantes la Jolie. La même année, elle expose « Portraits d’Artistes » à Zamora, en Espagne, et participe à une exposition au Musée d’Arts Modernes de la ville de Paris.
En 2007, la Galerie Camera Obscura de Paris lui consacre une exposition intitulée « Les années 50 ». La même année, elle expose « Sabine Weiss » à l'Espace ABP de Heerlern, en Hollande.
En 2008, elle expose « L’Inde » au Palais de la Culture de Puteaux et « Portraits d’artistes » à la Galerie hutter de Bâle. Les Rencontres d’Arles lui consacrent un espace à l'Espace Van Gogh avec l'exposition « Mode au Printemps années 50 ». La même année, elle expose « Des Enfants » au Centre Culturel de Villepinte, « L’année 1986 dans le département » au Musée MAC/VAL de Vitry, « Les hommes et leurs croyances » à Lambersart-Lille et présente une rétrospective intitulée « Un demi-siècle de photographies » à la Maison Européenne de la Photographie de Paris. Le Musée Tavet de Pontoise expose ses « Portraits de musiciens ».
En 2009, elle expose « Portraits d’enfants » à la Maison des Arts d'Antony, « Photos 1949-2009 » à la Galerie Quintessence d'Utrecht, « Portraits d’Artistes » et « Inde » à la Bibliothèque cantonale de Fribourg, « La Birmanie » au printemps photographique de l’Orne à Alençon, « Intimes Convictions » à la Galerie Le Garage d'Orléans, « En Passant » à l'Espace de la Tour de Mably-Roannes, « L’Ame Révélée » sur la Place de la Mairie de Rennes et « Les Musiciens » au Perreux. La même année, elle expose « Les hommes et leurs croyances » à Saint Jacques de Compostelle.
En 2010, elle expose « Les Hommes et leurs croyances » à Valladolide, « Les Enfants » au Musée des Arts de Thonon, et présente une rétrospective intitulée « Un demi-siècle de photographie » au Fond culturel Katherina de Moscou. La même année, elle expose « Poussettes, charrettes et roulettes » au Lavandou, « Intimes Convictions » à Joinville-le-Pont et « Sabine Weiss » à Berck. Elle expose également à la galerie Hélène Detaille de Marseille et à la Galerie Pierce de Paris.
Reconnaissance internationale et expositions récentes (2011-2024)
La décennie 2010-2020 est marquée par une reconnaissance internationale croissante et de nombreuses expositions prestigieuses.
En 2011, elle expose « Instants d’enfance » chez Johnson & Johnson à Paris, « Reflets » à la Galerie la Nivelle de Saint Jean de Luz, au Musée Suermondt-Ludwig d'Aix la Chapelle, « Un certain regard » à l'Atelier Grognard de Rueil-Malmaison et dans le centre ville de Rueil-Malmaison avec « L’Ame révélée ». La même année, elle expose à la Galerie Guillaume de Paris et « Des Enfants » à la Galerie Saint Ravy de Montpellier.
En 2012, elle expose « L’Inde » au Printemps Photographique de Pomerol et « Des enfants » à Martigues. La même année, elle expose à nouveau à la Galerie Guillaume de Paris.
En 2013, elle expose « Un certain regard » à la Médiathèque du Valais de Martigny, en Suisse, et « L’Amour pour la vie » au Centro Cultural Correios de Rio de Janeiro et à l'Espace Citroën, Creative Galerie de Sao Paulo, au Brésil. La même année, elle expose « L’Ame Révélée » à la Teinturerie de Cogolin, Trans’Arts Photo et « Instants Fugaces » à la Base sous-marine de Bordeaux.
En 2014, elle participe au Festival de la Photo de Mer de Vannes avec l'exposition « Portugal, 1954 », présente une rétrospective à la Photobastei de Zürich et expose des « Portraits d’artistes (Giacometti et Miro) » à la Galerie Patrick Cramer de Genève. Le Salon de la Photo de Paris lui rend hommage à l’occasion de ses 90 ans avec une rétrospective intitulée « Chère Sabine ».
En 2015, elle expose « En passant » à la Cour des Boecklin de Bischheim, au Festival photographique de Moncoutant avec « L’Ame révélée », au Festival de la photographie de Dax avec « En passant », et présente une exposition rétrospective à la Médiathèque François Mitterrand d'Argentan. La même année, elle expose « En passant » au 47° Salon d’Art Photographique de Sarlat, au Mois de la Photo de Nevers et à la Biennale de l’Image de Saint-Benoit avec « Les hommes et leurs croyances ».
En 2016, elle participe à la Biennale Internationale de l’image de Nancy avec « Ils jouent… je m’en amuse », présente un Solo Show aux Douches La Galerie de Paris et une rétrospective au Jeu de Paume/Château de Tours. La même année, elle expose « En passant » aux Confrontations photos de Gex.
En 2017, elle présente une rétrospective au Museum Im Bellpark de Kriens, en Suisse, expose « Intimate Memory » à la Galerie Stephen Daiter de Chicago, « En passant » au Centre culturel de Saint-Raphaël et « La Birmanie » aux Rencontres de la photo de Chabeuil. La même année, elle expose à la Galerie Hilaneh von Kories de Berlin.
En 2018, Orléans et Olivet lui consacrent trois expositions : « Une vie de photographies » à la Collégiale-Saint-Pierre-Le-Puellier, Orléans, « Les voyages de Sabine Weiss » au Parc du Poutyl, Olivet, et « En toute intimité » à la Galerie le Garage, Orléans. La même année, elle expose à la Galerie ARTEF de Zürich et présente une exposition en plein air à Saint-Gingolph, en Suisse, intitulée « Les voyages de Sabine Weiss ». Elle participe également à l'exposition « Les villes, la rue, l’autre » au Centre Pompidou de Paris et expose « Les voyages de Sabine Weiss » à la Maison des Arts du Léman de Thonon-les-Bains.
En 2019, elle expose « La vie » à la galerie Infocus de Cologne.
En 2020, Le Kiosque de Vannes lui consacre deux expositions : « Une vie de photographe » et « Bretagne années 50 ». La même année, Les Douches la Galerie de Paris présentent « Sous le soleil de la vie ».
En 2021, les Rencontres de la Photographie d'Arles lui consacrent une exposition à la Chapelle du Museon Arlatan intitulée « Une vie de photographe ». Les Douches la Galerie de Paris présentent « On dirait le Sud ».
En 2022, elle expose à la Casa de Tre Oci de Venise et au Palazzo Ducale de Gênes avec « Sabine Weiss. La poésie de l’instant ». La Biennale de Photographie Xavier Miserachs de Palafrugell présente « Observer la vie ».
En 2023, The Photographers’ Gallery Print Sales de Londres présente “Reflections” et le Festival Fotografia Europa de Reggio Emilia présente « Sabine Weiss. Une vie de photographe ».
En 2024, Boogie Woogie Photography de Hong-Kong présente « Sabine Weiss : a tribute », et le Photo Elysée de Lausanne lui consacre un hommage avec Nathalie Boutté. La même année, le Freiraum für Fotografie de Berlin présente « Sabine Weiss ».
Vie privée
Christine Weiss et Gérard Larcher se rencontrent durant leur enfance à la fin des années 1950. Mais ce n'est qu'à la fin des années 1970 qu'ils se retrouvent, à l'occasion du mariage d'une connaissance commune. Gérard Larcher est alors vétérinaire, et Christine Weiss démarre une carrière de chirurgienne-dentiste en région parisienne. Ils tombent sous le charme l'un de l'autre et c'est le début de leur histoire. Le futur président du Sénat va alors se convertir au protestantisme par amour. Ensemble, le couple a trois enfants : Aymeric, Dorothée et Charlotte.
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