Introduction
La cour de Lorraine au XVIIIe siècle était un foyer d'esprit, d'art et d'intrigue. Parmi les figures marquantes de cette époque, on retrouve des noms tels que Stanislas, la marquise de Boufflers et Voltaire. Au cœur de ce cercle brillant, des personnalités moins connues du grand public, mais tout aussi fascinantes, ont joué un rôle essentiel. Cet article se penche sur l'histoire et les caractéristiques de l'une de ces figures : Panpan, ami intime et confident de Madame de Graffigny, dont le surnom et l'histoire sont intimement liés à la cour de Lorraine.
Panpan Devaux : Un Gentilhomme au Cœur de la Cour
François-Antoine Devaux, plus connu sous le surnom de Panpan, était un gentilhomme poète de la cour de Lunéville. Il était l'ami intime et le confident de Madame de Graffigny, une femme de lettres lorraine exilée à Paris. Leur correspondance, composée de plus de 4500 lettres, offre un aperçu précieux de la vie à la cour de Lorraine au XVIIIe siècle.
On peut découvrir, au hasard d’une rue de Lunéville, la maison de Panpan, l’aimable confident et ami intime de la célèbre auteure Mme de Graffigny et dont l’heureux caractère a servi à éclairer tout un pan de l’histoire du XVIIIe siècle !
Panpan Devaux a fait construire une porte au bout du quai des Petits-Bosquets à Lunéville pour ouvrir le terrain de sa chartreuse sur le grand canal, afin de “soulager ses jambes malades”.
Les époustouflants escaliers de la maison de Panpan Devaux, ami et confident de Mme de Graffigny, sont une merveille de plus à ajouter à la longue liste du patrimoine extraordinaire de Lunéville !
Lire aussi: L'hiver à la maternelle
Madame de Graffigny : Une Étoile Littéraire et Son Ami Fidèle
Françoise de Graffigny, Lorraine exilée à Paris et star du XVIIIe siècle pour son best-seller « Lettres d’une Péruvienne », est surtout restée célèbre de nos jours pour sa correspondance de plus de 4500 lettres échangées avec son ami de cœur Panpan Devaux, gentilhomme resté à la cour de Lunéville.
Avant de se réaliser en tant que femme de lettres à l’âge de 50 ans, cette jeune et jolie veuve est dame du Palais de la duchesse Elisabeth-Charlotte.
Mme de Graffigny est invitée en tant que dame de compagnie à Demange-aux-Eaux chez Mme de Stainville. En septembre 1738, Mme de Graffigny quitte sa chère Lorraine et elle erre, telle une sdf, de château en château avant de se rendre à Paris, où son nouveau job, « dame de compagnie de la duchesse de Richelieu », l’attend. Madame de Graffigny quitte définitivement la cour de Lorraine en 1738, est invitée par Voltaire dans le château d’Emilie à Cirey, et elle n’a pas sa langue dans sa poche pour raconter la vie intime du couple le plus en vue de l’époque ! Rotis en brochette avec du lard, voila comment notre célèbre femme de lettres lorraine préfère ces charmants petits zoziaux !!! Lorsque Françoise de Graffigny émigre à Paris, elle se les fait importer de Lorraine entre septembre et octobre.
"Si j’avais un appartement [des Bains] comme celui-là, je me ferais réveiller la nuit pour le voir”, ces quelques mots écrits par Mme de Graffigny à son ami “Panpan” lors de son séjour à Cirey (en Lorraine), résument bien l’extase qu’elle semble vivre en découvrant l’appartement des bains de son hôtesse, Mme du Châtelet.
La Cour de Lorraine : Un Centre d'Influence et de Plaisirs
La cour de Lorraine, sous le règne de Stanislas, était un lieu de rassemblement pour les esprits éclairés et les personnalités influentes de l'époque. La marquise de Boufflers, favorite du roy Stanislas, est la muse de la cour de Lorraine. Sa personnalité y attire philosophes, et grands esprits de l’époque. Aimant les arts, la musique, le jeu, la marquise multiplie aussi, les amants !
Lire aussi: Idées créatives pour Halloween en maternelle
Trois marronniers de la grande allée sont taillés régulièrement pour “ne point dérober l’action du soleil à la marquise de Boufflers”, favorite du roy !
La duchesse Elisabeth-Charlotte, Stanislas, Voltaire, Mme de Boufflers ou encore Panpan auraient tous adoré le concept d'acheter ses légumes bio directement sur la place Stanislas tous les vendredis.
Voici une survivante de l’ensemble de petites maisons, qui composaient les Chartreuses de STanislas, celle-ci fut probablement une dépendance de ces petites maisons bucoliques (photo ci-dessus de 1970), que le Roy avait fait construire pour ses courtisans le long du grand canal des jardins du Château de Lunéville.
Le "Panpan" : Un Hommage Gourmand
Connaissez vous le chocolat qui porte le nom ou plutôt le surnom d’une personnalité bien connue de la cour de Stanislas ? “ le Panpan “, un praliné aux amandes avec deux couches de nougatine… une pointe de cannelle… je ne vous en dis pas plus !
Cette gourmandise, un praliné aux amandes avec deux couches de nougatine et une pointe de cannelle, témoigne de l'importance et de l'affection portées à Panpan au sein de la cour.
Lire aussi: Alternatives Cherche Homme Bébé
Autres Figures de la Cour de Lorraine
Plusieurs autres personnalités ont marqué la cour de Lorraine, chacune apportant sa propre contribution à l'effervescence intellectuelle et artistique de l'époque.
Louise du Fresne-Durival (1738-1819) est extrêmement moderne. Physicienne et philosophe(1), elle joue de la guitare, s’habille en homme, vit avec une femme (2), défend des causes sociales, écrit des articles pour l’encyclopédie de Diderot et sera, malgré ses attaches anciennes, pour la Révolution.
Madame de Boufflers, Emilie du Châtelet, Voltaire, François Devaux, le duc Ossolinsky, Chaumont de la Galaizière, etc… Juste un hic sur la description (sommaire) des personnages ou il est écrit sur Emilie du Châtelet, je cite, ” Esprit curieux, elle publie des ouvrages scientifiques et philosophiques, son œuvre est toutefois empreinte de pédantisme.” !!!!!!
Au XVIIIe siècle, on ne se marie pas par amour mais par devoir, et même si la religion le réprouve, il est admis, et même de bon ton en société, d’avoir un ou plusieurs amants. Mme de Boufflers n’est pas en reste, elle adore les plaisirs de la chair !
On dit que La Clairon, célèbre comédienne parisienne, aurait été harcelée par l’esprit de son premier amant. Ayant rompu avec ce dernier, déjà très empressant de son vivant, celui-ci l’aurait mal pris au point d’en « mourir » et jura sur son lit de mort de la hanter.
En 1770, le modèle du peintre miniaturiste Nacéien Yves-Dominique Collin connait le même souci esthétique que Karl Lagerfeld qui poudre encore sa “perruque” à outrance au XXIe siècle ! (sic) !
tags: #doudou #panpan #histoire #et #caractéristiques
