Charly Bancarel, un nom qui résonne avec endurance et passion dans le monde de la course à pied. Né dans le village de Salers, dans le Cantal, cet athlète exceptionnel a repoussé les limites de l'âge et de l'endurance, devenant une figure emblématique du marathon.
Un début tardif, une passion immédiate
Charly Bancarel n'a pas toujours été un coureur. Il a commencé à courir sur le tard, vers l'âge de 56 ans, après avoir passé une grande partie de sa vie dans le secteur des transports et de l'hôtellerie. Avec son épouse Denise, il ouvre Le Baillage, en 1960. "L’entreprise de transports périclitait au profit de grosses sociétés, analyse-t-il. On a construit quatorze chambres et un restaurant. Peu à peu, des hôtels et des brasseries se sont greffés. Après avoir découvert le vélo et la course à pied grâce à un ami à Aurillac, il est immédiatement séduit par ces activités. Dès lors, il intègre la course à pied à son quotidien. "C’est arrivé tard mais je m’y suis plu, soutient l’homme dégarni à la moustache souriante, enfoncé dans un fauteuil du Baillage, aujourd’hui géré par sa fille et son gendre. Je suis heureux quand j’ai couru.
Un palmarès impressionnant
Malgré ses débuts tardifs, Charly Bancarel a participé à une vingtaine de marathons à travers le monde, dont ceux de Paris, Berlin, Londres et New York. Il a également participé à plusieurs semi-marathons et aux 20 km de Paris. Chaque année, il parcourt des milliers de kilomètres à pied et à vélo, témoignant d'une condition physique exceptionnelle. Il compte plusieurs marathons français à son actif mais aussi à Berlin, Londres, Lausanne et New York.
Le marathon de Paris : un défi annuel
Le marathon de Paris occupe une place particulière dans le cœur de Charly Bancarel. Il a participé à cette course mythique à onze reprises, devenant le doyen de l'épreuve. En 2019, à l'âge de 89 ans, il a bouclé le marathon en 5 heures et 22 minutes, un exploit qui a suscité l'admiration de tous.
Une préparation rigoureuse
Malgré son âge avancé, Charly Bancarel ne néglige pas sa préparation physique. Il s'entraîne régulièrement en faisant du footing et du vélo, adaptant son programme en fonction des conditions météorologiques. Il utilise également un vélo d'appartement, un rameur et des haltères pour renforcer ses muscles.
Lire aussi: Tarifs et infos crèche Charly-sur-Marne
Les secrets de sa longévité sportive
Charly Bancarel attribue sa longévité sportive à plusieurs facteurs. Tout d'abord, il prend plaisir à faire du sport, ce qui lui permet de rester motivé et en bonne santé. Ensuite, il bénéficie d'une condition physique exceptionnelle, grâce à une hygiène de vie saine et à une alimentation équilibrée. Enfin, il est entouré d'une famille et d'amis qui le soutiennent et l'encouragent dans ses projets.
Un modèle d'inspiration
Charly Bancarel est un modèle d'inspiration pour les jeunes et les moins jeunes. Son parcours exceptionnel prouve qu'il n'y a pas d'âge pour se lancer des défis et réaliser ses rêves. Son message est simple : "Continuez à courir, vous en tirerez de bonnes satisfactions".
"Or catégorie" : un livre autobiographique
Charly Bancarel a raconté son histoire dans un livre autobiographique intitulé "Or catégorie". Dans cet ouvrage, il invite ses lecteurs à plonger dans un siècle d'histoire et à découvrir ses secrets de longévité.
Un rêve olympique
À l'approche de ses 94 ans, Charly Bancarel nourrit un rêve ambitieux : participer aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. Il espère pouvoir s'aligner au départ du Marathon pour tous, la version amateur du marathon olympique. Ce serait pour lui l'occasion de couronner une carrière sportive exceptionnelle et de transmettre un message d'espoir et de détermination au monde entier.
Michel Jazy : Un hommage
Michel Jazy, une figure emblématique de l'athlétisme français, s'est éteint le 1er février à l'âge de 87 ans. Le docteur Jean-Pierre de Mondenard lui rend hommage, en partageant des anecdotes tirées de ses rencontres avec ce grand champion. Le docteur Jean-Pierre de Mondenard a rencontré Michel Jazy à plusieurs reprises. Il avait été impressionné par la longueur de sa foulée. Plus tard, Michel Jazy l'a sollicité pour des conseils nutritionnels et d'hydratation. Le docteur Jean-Pierre de Mondenard a pu l'interroger sur sa pratique de l'athlétisme de haut niveau. Michel Jazy avait retrouvé 2 cm sous la toise après l'arrêt de sa carrière en 1968. Il aimait toujours le cyclisme. Il ajoutait qu’aujourd’hui, il lui arrivait de faire des sorties vélo avec des amis mais dans les côtes il était largué par manque d’habitude avec le dérailleur. Michel Jazy m'a appris que la loi des trois heures précédant la compétition était inadaptée pour les courses de demi-fond. Lors d’un entretien, Michel Jazy m’a appris que la loi des trois heures précédant la compétition était inadaptée pour les courses de demi-fond où l’intensité de l’effort est maximale dès les premières foulées.
Lire aussi: L'histoire de Charly Clovis
Mustapha Lhamzi : Un record de France
Mustapha Lhamzi, camarade de club de la championne Anaïs Quemener, a battu le record de France de marathon master 3 (50-54 ans) en 2h24’17, à Séville en Espagne. Il vient en effet de battre le record de France des masters 3 (50-54 ans) en bouclant les 42,195 km en 2h24’17. C’est 2’19 de mieux que Mohammed El Yamani, son exemple. La performance d’Anaïs est une source d’inspiration pour de nombreuses femmes atteintes d’un cancer du sein, une maladie qu’elle a combattue en 2015 à l’âge de 24 ans. Son parcours est raconté dans le livre ‘‘Tout ce que je voulais, c’était courir’’, paru début avril chez Flammarion. « Si moi j’y suis arrivé, tout le monde peut y arriver. Rien n’est jamais impossible », dit-il avec enthousiasme et une pointe de modestie. « J’ai débuté la course à pied tardivement, vers l’âge de 30-35 ans car j’ai pratiqué passionnément le judo durant 25 ans à Dugny, ma ville de cœur où j’ai grandi. Durant mon adolescence, mon professeur Jean-Pierre Kammerer m’a donné la chance de ne pas traîner dehors et de canaliser mon énergie. Le judo m’a appris le respect, l’amitié, l’honneur, la sincérité et le courage. Je lui dois beaucoup », explique l’ancien judoka, qui participa à un Championnat de France. En 2020, le confinement puis le fort développement du télétravail lui donnent l’occasion de s’organiser différemment et de courir enfin régulièrement et de se découvrir des aptitudes insoupçonnées. « Au début, je courais tout seul, sans eau ni sac à dos, en ignorant tout du fractionné dont je ne percevais pas l’utilité. Il m’arrivait de parcourir la distance d’un marathon à l’entraînement, juste pour me prouver que je pouvais le faire. À cette époque, je n’avais aucun plan d’entraînement. J’avais juste en tête de garder une allure de moins de 4 minutes par kilomètre. « Pourtant, un jour, j’ai réalisé 2h48 sur un marathon à l’entraînement…Peu après, sur une de mes sorties longues, j’ai croisé un voisin, Benoit Attard, qui m’a proposé de rejoindre son club : La Meute Running. Dans ce club créé en août 2020 à Mitry-Mory, il trouve tout ce qui lui manquait jusque-là. « Je peux à la fois partager des instants de ‘‘déconnade’’ et des séances d’entraînements très dures où l’émulation d’un groupe est fondamentale. J’ai la chance de bénéficier des conseils d’un fabuleux coach qui s’est adapté à mon profil. Jean-Yves Quemener (le papa d’Anaïs, surnommé ‘‘Nono’’) me propose des plans structurés et cohérents et me donne la chance de m’entraîner avec Anaïs (Quemener), Ricardo (Andrade) finisher du dernier marathon de Berlin en 2h27 et Lahcène (Fekih), recordman de France master 3 sur 5 000 m, 10 000 m, 10 km et 20 km et champion de France de sa catégorie sur 10 km à Roanne ». « Je m’entraîne désormais sept fois par semaine et teste des séances biquotidiennes le mardi et le jeudi. Ce type d’entraînement, associé à une bonne hygiène alimentaire et à une hydratation optimale (2 litres d’eau par jour), m’a nettement fait progresser sur marathon ». En deux ans, son record personnel a progressé de 24 minutes : 2h47 à Montpellier, 2h43 à Marrakech, 2h39 à Deauville, 2h34 à Rome, 2h28 à Berlin et 2h24 à Séville. À ce train-là, Mustapha Lhamzi pourrait battre en 2026 le record du monde master 4 (55-59 ans) détenu depuis 1986 par Piet Van Alphen en 2h25’56.
Michel Bach : Un artiste de la course
Figure emblématique de la planète running, Michel Bach retrace sa vie toute en relief dans un livre choral en forme d’hymne à la joie. Ce drôle d’oiseau y célèbre la vie, les gens qu’il aime tant, et la beauté du monde qu’il arpente depuis 40 ans en courant déguisé, avec sa célèbre Tour Eiffel notamment. L’emblème est fort, le déguisement imposant. 3m20 d’envergure et 12 kilos pour sa grande dame, réplique au 1/100e de l’originale. La sienne n’est pas en fer mais en carbone et escamotable pour faciliter son transport. Car elle voyage régulièrement depuis près de vingt ans. L’an dernier, à 77 ans, Michel Bach a embrasé le Strip, célèbre boulevard de Las Vegas. Six heures de parade, une formidable standing-ovation, mais tout sauf une simple balade… Car porter un monument sur son dos, est pour le moins contraignant. Mais l’homme, plus tout jeune et bien frêle - 1,83 mètres pour 60 kilos tout mouillé - est diablement endurant, toujours partant pour s’amuser. Ce déguisement totem l’a rendu célèbre, amusant les coureurs dans le monde entier. Mais sa malle à carnaval déborde d’autres costumes originaux, tous patiemment confectionnés par ses soins. Michel Bach se raconte dans un livre mis en scène par Pascal Pioppi (Editions Havas, disponible en librairie) dont les bénéfices seront reversés à la ligue contre le cancer. Depuis 40 ans, ce joyeux drille promène sa malice en arc-en-ciel en se permettant toutes les fantaisies. Pourquoi donc se prendre au sérieux ? Il cavale ainsi à l’envi en marquise, papillon, montgolfière, pirate ou fille de petite vertu. C’est selon, à l’inspiration. Un rien provoc, il assume ses accoutrements les plus délirants, qui ont fait jaser sur les grandes épreuves du calendrier. Au Médoc, à Paris, Millau, Caen comme ailleurs. Car Michel Bach est aussi un grand bourlingueur, fan de raids aventure de tous genres. Avec ce couvre-chef porte-bonheur, il s’est ainsi baladé sur les plus grandes épreuves d’ultras. En France (Diagonale des Fous, 6 000D, Ultra Marin…), mais aussi à l’étranger, au Sri Lanka, en Amazonie, en Guinée, au Cambodge, en Inde, sur l’île de Java ou encore en Grèce. En 2000, le Spartathlon, non-stop de 246 km reliant Athènes à Sparte fut son périple le plus exaltant. Michel Bach totalise 23 participations. La première en 1987, une vraie révélation, la dernière en 2016. Ce père de trois enfants est parti de rien. Ancien camelot vendant des breloques sur les marchés, il est devenu chef d’entreprise, puis a investit dans l’immobilier. Cela l’a rendu privilégié. Il fait le choix de prendre une retraite anticipée. Dans les années 80, à l’aube de la quarantaine donc. Avant, l’homme courait plutôt après les femmes. En courant, il s’est vite donné à fond, avec un certain goût pour la compétition, cumulant alors 5 000 kil…
Fauja Singh : Le marathonien centenaire
Quand on parle de performance sportive, on imagine souvent des athlètes dans la fleur de l’âge. Pourtant, l’histoire de Fauja Singh, ce marathonien britannique d’origine indienne, bouleverse tous nos préjugés sur le vieillissement. Premier centenaire à avoir terminé un marathon, ce vieil homme passionné de course à pied détient plusieurs records du monde dans sa catégorie d’âge, notamment lors des marathons de Londres et Toronto. Né en Inde en 1911, Fauja Singh a déménagé au Royaume-Uni à l’âge de 81 ans où sa passion pour la course à pied s’est développée. Étant donné qu’il a commencé à courir à 88 ans après le décès de sa femme et de son fils, son parcours est d’autant plus remarquable. Ce vieil homme sikh a trouvé dans le sport un moyen de surmonter son chagrin et de donner un nouveau sens à sa vie. Le marathon de Toronto en 2011 a marqué l’histoire du sport mondial quand Fauja Singh, 100 ans, premier centenaire à terminer un marathon. La carrière sportive de Fauja Singh s’est officiellement terminée en 2013 après le marathon de Hong Kong, alors qu’il avait 101 ans. Son influence dans le milieu de la course à pied dépasse largement ses performances personnelles, car il a ouvert la voie à de nombreux coureurs seniors. La validation des records de Fauja Singh n’a pas été sans embûches. Le Livre Guinness des Records n’a pas reconnu officiellement certaines de ses performances car il n’a pas pu fournir un certificat de naissance prouvant son âge exact. Pour valider un record de ce type, les organismes demandent généralement des preuves irréfutables de l’âge du participant.
Lire aussi: Charly et Yeimy : une passion dévorante
tags: #charly #bancarel #date #de #naissance
