Charlie Winston, de son vrai nom Charles Winston Gleave, est un auteur-compositeur-interprète et guitariste britannique né le 14 septembre 1978 en Cornouailles, au Royaume-Uni. Son parcours musical est riche et varié, influencé par un environnement familial profondément ancré dans le monde artistique. Cet article explore son enfance, son évolution musicale, sa vie de famille et les thèmes qui traversent son œuvre.
Une Enfance Baignée dans la Musique
Charlie Winston grandit dans le Suffolk, où ses parents tiennent un hôtel. L'atmosphère familiale est imprégnée de musique et d'art, ses parents ayant été artistes dans les années 60. Cette ambiance favorise son éveil musical dès le plus jeune âge. Ses frère et sœur, Tom Baxter et Vashti Anna, deviendront également chanteurs.
Il s'initie très tôt au piano et à la batterie. À l'âge de 17 ans, il entre à la Brunel University, la faculté de musique de Londres.
Premières Expériences Musicales
À seulement 17 ans, Charlie Winston réalise sa première œuvre musicale, une production théâtrale nommée Mischifus, qui mêle piano, batterie et beatbox. Il interprète ce spectacle sur scène en 2007 sous le label Real World. En parallèle, il se spécialise dans la composition de musiques pour le cinéma, le théâtre et les ballets de danse classique. Il part également en Inde pour élargir sa culture musicale.
Son frère, Tom Baxter, l'invite à faire partie de son groupe de musique. Charlie Winston est choisi pour interpréter une chanson dans une vidéo publicitaire pour une marque de voiture. Bien que ce projet n'aboutisse pas, il lui permet de rencontrer le chanteur Peter Gabriel. Séduit par son talent, ce dernier décide de prendre Charlie Winston sous son aile.
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L'Ascension Musicale : De "Make Way" à "Hobo"
Après un premier projet solo en 2007 ("Make Way"), l'artiste sort l’album "Hobo" en 2009. Pour cela, il signe avec le label français Atmosphériques, ce qui explique son succès francophone à ses débuts. Peter Gabriel l'aide en faisant sa promotion auprès de son public et des autres artistes. Le succès de l'album "Hobo" s'accompagne d'un premier prix : le "Border Breaker". "Hobo" se vend en effet à plus de 300 000 exemplaires en France.
Charlie Winston se produit lors d'un Free Mobile Concert sur la place Pigalle à Paris en compagnie des Naive New Beaters. Ce concert totalement improvisé sera l'objet d'un mini-film Arte tourné à l'aide d'un smartphone.
Diversification Artistique et Reconnaissance Continue
L'artiste anglais conserve ses liens avec le cinéma en composant la bande originale du film "Lullaby (for Pi)", via le label communautaire My Major Compagny. Le single "Secret Girl" en est tiré. En 2011, Charlie Winston sort un nouvel album nommé "Running Still", porté par le single "Hello Alone". Il se classera cinquième des ventes en France et deviendra disque de platine. Il s'illustre également en sortant la chanson "Dusty Men" en duo avec Saule, dont il a produit l'album. Cette chanson au refrain entêtant sera une des plus connues de l'artiste en France.
Charlie Winston est de retour avec un troisième album studio en 2015 : "Curio City". Le single "Lately" en fait la promotion. L'année suivante, il sort un EP de trois chansons, nommé "Under Cover". Il y revisite son célèbre single "Kick the Bucket".
"Square 1" : Un Nouveau Départ
Après une longue pause musicale, Charlie Winston revient en 2022 avec un nouveau projet d'album, qui sera entièrement produit par le chanteur français Vianney. Au mois d'avril, il dévoile le premier single, "Algorithm", une ballade amoureuse poétique. En hommage à sa grande communauté de fans français, il présente ce projet à la fois en anglais et dans la langue de Molière sur les réseaux sociaux.
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Avec « Square 1 », son nouvel album, l’auteur de « In your hands » écrit une nouvelle histoire à la fois intime et universelle, poignante et légère, sur des rythmes aux sonorités un brin africaines. Il y est question de Brexit, des réfugiés et d’insouciance.
Signification de "Square 1"
« Square 1 », c’est le titre de ce nouvel album, qu’est-ce que ça signifie pour vous ? Il y a une expression en anglais : « going back to square one » (retourner à la case départ). On retrouve dans cet album des thèmes qui vous sont chers, comme celui des réfugiés. La chanson « Airport » en parle, mais elle parle aussi de vous, n’est-ce pas ?
Charlie Winston explique : « Peut-être ! Quand je suis en tournée, je passe beaucoup de temps dans les aéroports. Il y a une ambiance particulière. C’est un lieu intermédiaire. En tant qu’européen, à l'inverse d'un réfugié, on ne s’inquiète pas de savoir si on va bien arriver à destination. Dans cette chanson, je parle de mon ressenti, mais « Airport » s’inspire davantage des réfugiés. Pour la chanson « Say Something », qui figure sur mon précédent album, j’ai fait un clip dans des camps de réfugiés à Berlin et à Calais. La Croix-Rouge m’a aidé à me rendre en Macédoine, où 8000 réfugiés tentent de passer les portes de l'Europe chaque jour. J’en ai rencontré beaucoup. J’ai joué et ri avec eux.
En tant que Britanique résidant dans le sud de la France, vous évoquez évidement le Brexit dans « Losing Touch ». Charlie Winston : « Je l’ai écrite le jour où nous avons voté pour ou contre le Brexit. Je n’avais aucune idée de ce qu’il allait se passer. A force de se plaindre, je me demandais si nous allions vraiment y gagner quelque chose. Depuis 20 ans, j’ai l’impression que le monde rétrécit, je pense qu’on devrait se concentrer davantage sur le vivre ensemble, en particulier pour résoudre les problèmes écologiques. On devrait penser à comment rester tous sur cette planète, plutôt qu'à se diviser. Mais cette chanson est aussi très personnelle. Je vis en France, ma femme est française, mes enfants sont « franglais ».
Dans « Square 1 », il est aussi question de légèreté, notamment sur « The Weekend » ? Charlie Winston : « Il s’agit de s’autoriser à se laisser aller. Danser est un bon moyen de se détendre et d’évacuer le stress. On entend dans ce nouvel album la kora de Toumani Diabate, Aresh Durvesh aux tabla et deux choristes de Salif Keita, autant de touches qui donnent à ce nouvel album une légère consonance africaine. Charlie Winston : « J’ai écouté beaucoup de musiques africaines au cours de ces dernières années, en particulier Salif Keïta, Tinariwen, Baaba Maal, etc. J’ai toujours aimé cette musique. Je voulais qu’on entende ces racines grâce à des petites touches. Je ne suis pas africain, ni mes musiciens. Je ne voulais pas faire une imitation, il fallait que ces influences soient suggérées par petites touches. J’ai appris à jouer des tabla à l’âge de 21 ans, mais c’est un instrument complexe qui demande beaucoup de dévouement. Je le respecte bien trop pour en jouer en public [rires].
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Vie Personnelle et Influences
Charlie Winston vit en France avec sa femme, qui est française, et ses enfants, qu'il décrit comme "franglais". Il réside sur la Côte d'Azur.
Ses influences musicales sont variées, allant de la musique indienne à la musique africaine, en passant par des artistes comme David Bowie et Peter Gabriel. Il a également exprimé son admiration pour des musiciens africains tels que Salif Keïta, Tinariwen et Baaba Maal.
Thèmes Récurrents dans son Œuvre
Les thèmes abordés dans les chansons de Charlie Winston sont souvent introspectifs et engagés. Il évoque des sujets tels que l'identité, le Brexit, les réfugiés, l'importance de vivre dans le moment présent, et la nécessité de rester fidèle à ses émotions.
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