Cet article explore les thèmes de l'inégalité et de la comparaison culturelle à travers le prisme des observations de Camille Peigne, en utilisant ses propres mots et en les structurant de manière à offrir une analyse cohérente et informative. L'article s'efforce de présenter les idées de Peigne de manière accessible, tout en conservant la profondeur et la complexité de ses réflexions.
Introduction
Camille Peigne, à travers ses écrits, nous offre une perspective unique sur les différences culturelles et les inégalités sociales. Ses observations, souvent critiques et comparatives, permettent de mieux comprendre les forces et les faiblesses des sociétés qu'il analyse. Cet article se propose de résumer et d'analyser ses réflexions, en mettant en lumière les thèmes clés qui traversent son œuvre.
Royalistes et Suppression du Mercure
Avant même d'être connu et d'avoir publié Atala, Peigne se positionne comme un observateur critique des écrivains royalistes. Il mentionne la suppression du Mercure et sa réunion à La Décade, suite à des expressions prononcées depuis les marches de son palais. Il réclame auprès du gouvernement la propriété du Mercure, qu’il avait acheté de M. de Fontanes pour une somme de 20 000 francs, mais il fut déçu dans ses attentes, car il s'était imaginé que la cause qui avait fait supprimer cet ouvrage ferait un peu valoir son bon droit. Il déplore également la suppression de sa pension de ministre d’État.
L'Angleterre Vue par Peigne
Peigne compare les nations, particulièrement en ce qui tient au commerce et aux richesses. Il note que le peuple anglais a, dans ses meubles, ses vêtements, ses manufactures, une élégance qui manque aux Français. Il critique l'idée que les Anglais n'ont vu à Londres, sous Henri VIII, que des barbares et des huttes enfumées au bord de la Tamise.
Amour-Propre et Éducation
Peigne dissèque les nuances de l'amour-propre, le distinguant entre les Anglais et les Français. Chez les Anglais, l'amour-propre se transforme en amour-propre, tandis que chez les Français, il prend des formes plus douces et plus variées. Il observe qu'en Angleterre, l'offense n'est pas nécessaire pour susciter la haine ; la fortune, un succès, un bon mot suffisent. Cette haine, bien que honteuse, n'est pas moins implacable que celle qui naît d'une plus noble cause. Peigne souligne que l'éducation commence de bonne heure en Angleterre, dès leur plus tendre jeunesse. Il décrit des jeunes filles tenant les yeux baissés, rougissant lorsqu’on les regarde, apprenant le latin, se préparant pour les universités de Cambridge ou d’Oxford. Il met en garde contre les dangers de l'athéisme, qui mènerait aux crimes.
Lire aussi: Le projet de naissance de Camille Levesque
Marine et Clergé
Peigne critique la marine anglaise, où le matelot devient absolument esclave aussitôt qu’il devient matelot, et le plus humiliant. Il s'interroge sur la raison de se soumettre à une pareille tyrannie. Il compare la discipline anglaise sur nos vaisseaux avec celle de son capitaine, notant que nos officiers de mer étaient plus instruits que les officiers anglais. Il exprime l'espoir qu'avec de nouveaux vaisseaux, la France reprendra son droit d’aînesse sur l’océan comme sur la terre.
Le clergé anglican est instruit, hospitalier et généreux, contribuant puissamment au maintien des lois. Il accueille les prêtres français avec une charité vraiment chrétienne, en particulier ceux exilés pour la religion. Peigne note l'étrange vicissitude des opinions et des affaires humaines, évoquant un pape ! un pape ! Toutefois, il critique le clergé anglais pour son penchant trop prononcé pour le plaisir, les bals et les fêtes du monde. Il imagine un pasteur portant lourdement une jolie femme entre les deux files d’une contre-danse anglaise. Il déplore le manque d'attention aux malheureux et l'absence de tableaux dans leurs temples, soulignant que l’émigration du clergé français a beaucoup servi à répandre ces idées.
Pompes Funèbres et Politique
Peigne décrit les pompes funèbres en Angleterre, où des entrepreneurs (undertakers) se chargent de tout. Il regrette que personne n’en donne à nos cendres, soulignant que les tombeaux ne peuvent se passer de la religion. Il évoque M. Wilberforce et M. Pitt, soulignant leur influence politique. Il note que l’on croit ici quelque influence à la pure opposition. Il souligne l'importance du patriotisme. Il déplore la perte de l'éloquence de M. Burke.
Shakspeare et le Théâtre Anglais
Peigne aborde le sujet de Shakspeare et du théâtre anglais. Il note que le titre de poètes est exclusivement donné à Dryden et à Milton. Le Spectateur est presque oublié, et Shakspeare seul conserve son empire. Il raconte une anecdote où, se trouvant à Covent-Garden, il s'étonne, et on lui répond : « Mais, vous êtes à Covent-Garden. » - « Pretty garden indeed ! », avant de rire et de lui présenter une bouteille de rhum. Peigne en conclut que Shakspeare doit régner éternellement chez un pareil peuple. Il justifie les folies du tragique anglais en disant qu'elles sont dans la nature, mais il ajoute que ce ne sont pas toujours les choses naturelles qui touchent. Il souligne qu'en Angleterre, il n’y a qu’ignorance, tandis qu'en France, il y a dépravation. Il affirme que celui qui ne pense pas ne peut s’élever au-dessus du vice ; quiconque est insensible à la beauté peut bien méconnaître la vertu.
Paysages et Méditations
Peigne décrit les paysages anglais, notant que les bords de la Tamise ont quelque chose d’agréable par leur solitude. Il évoque les accidents de lumière, beaux à cause de la multitude des nuages. Il mentionne le lieu où Charles fut décapité, et l'attitude de Charles II, qui montre du doigt la place où périt son père. Il se lamente sur la petitesse humaine et le peu que nous sommes. Il critique la philosophie morose de Young, qui a pris son humeur pour de la mélancolie. Il reproche à Young d'avoir surtout cherché à donner à ses méditations le caractère de la tristesse, sans toujours réussir à émouvoir. Il cite des extraits des Nuits de Young et des poèmes d'Ossian, critiquant leur style et leur manque de naturel.
Lire aussi: L'univers artistique de Camille Lavabre
Douleur et Souvenirs
Peigne explore le thème de la douleur et des souvenirs. Il critique l'expression de la douleur chez Young, la jugeant imaginaire et ridicule. Il préfère la simplicité et la vérité des sentiments exprimés par d'autres auteurs. Il évoque le souvenir de la patrie perdue, soulignant le caractère attendrissant des souvenirs. Il mentionne Virginie, emportée par les flots, et les douleurs d'Abeilard. Il regrette que M. Necker n'ait pas répandu plus de tendresse sur les sentiments tirés de la religion. Il souligne que Shakspeare appartenait aussi à l’église romaine. Il apprécie les vers touchants dans la Nuit intitulée Narcisse. Il critique les traductions littérales, préférant une interprétation plus libre et expressive.
Shakspeare Jugé par Voltaire
Peigne aborde le jugement de Shakspeare par Voltaire, notant son manque de mesure, de goût et d’impartialité. Il cite Voltaire : « Shakspeare créa le théâtre anglais. » et « c’est que le mérite de cet auteur a perdu le théâtre anglais. » Il explique que Voltaire, sentant le danger, plaçait les héros, les opinions et les idées dont il pouvait avoir besoin. Il conclut que Voltaire vengea la scène française. Il mentionne également Mme de Staël et M. de Rivarol, qui ont aussi jugé le tragique anglais.
Admiration et Critique de Shakspeare
Peigne explore les différentes perspectives sur Shakspeare, notant que chacun peut louer et blâmer à volonté le père du théâtre anglais. Il souligne qu'on ne peut jamais trop admirer Shakspeare. Il évoque le prélat Trissino, qui avait déjà fait renaître en Italie la tragédie régulière. Il note que Shakspeare et Molière ont été comédiens. Il affirme que Shakspeare a jeté des regards plus profonds sur la nature humaine, offrant des sentences à appliquer dans toutes les circonstances de la vie. Il souligne que Shakspeare doit être étudié sous le rapport de la philosophie, et non sous le rapport de l’art dramatique.
Tragédie et Émotion
Peigne analyse des extraits de Roméo et Juliette, soulignant leur vérité et leur énergie. Il compare la description des malheurs de l’Écosse à Robespierre. Il explore les contrastes dans l'œuvre de Shakspeare, opposant divertissements et cris de joie à des pompes funèbres et à des cris de douleur. Il se demande qui ne reconnaît là toute la vie et qui ne sent toute l’amertume de ce tableau.
Lire aussi: Heureux événement pour Camille Cerf et Théo Fleury
tags: #camille #peigne #inégalités #au #berceau #résumé
