Introduction
La maternité de Châteauroux-Le Blanc, fruit d'une fusion administrative, a connu une histoire riche et diversifiée. Cet article explore son passé, ses services, et les défis auxquels elle est confrontée, notamment la fermeture temporaire ou définitive de certaines de ses unités et les réactions qu'elle suscite.
Un Centre Hospitalier Diversifié
Le Centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc se distingue par la diversité de ses activités. En plus de ses services de base, il a développé des pôles d'excellence. Sur l’année, il a accueilli un nombre important de passages aux urgences, de séjours en hospitalisation complète et de venues pour une prise en charge ambulatoire. Il a également enregistré des naissances.
Le site du Blanc, fusionné avec celui de Châteauroux depuis, est situé au cœur du Parc Régional de la Brenne. C’est un hôpital à l’activité très diversifiée qui a su développer des spécialités tel qu’un SSR en addictologie (SSRA). Le site du Blanc dispose d’un bon plateau technique composé de salles de bloc, scanner et d’une hélistation.
Le Centre hospitalier de Châteauroux-le-Blanc est également un lieu de formation au Blanc et à Châteauroux pour les internes et pour les étudiants infirmiers et sages-femmes. L’Institut de formation en soins infirmiers qui est situé à Châteauroux dans l’enceinte du centre hospitalier accueille chaque année trois promotions d’étudiants en soins infirmiers et d’élèves aides-soignants.
Fermeture de la maternité du Blanc : Une crise et ses conséquences
La maternité du Blanc a été confrontée à des difficultés croissantes, culminant avec l'interruption des accouchements en raison d'un manque de personnel médical. Cette situation a engendré une vague d'inquiétudes et de protestations de la part des élus locaux, des citoyens et du personnel soignant.
Lire aussi: Sécurité et dimensions des cadres de lit enfant
Une soixantaine d’élus de l’Indre s’apprêtaient à rendre leur mandat pour protester contre la fermeture définitive du site, où les accouchements étaient interrompus, faute de soignants. Une soixantaine de maires et maires adjoints de l’Indre devraient déposer leur lettre de démission à la préfecture de Châteauroux pour s’opposer à la fermeture de la maternité du Blanc.
Dans cet établissement, les accouchements sont interrompus depuis, faute d’un nombre suffisant de médecins et sages-femmes. Sur la base d’un rapport commandé par l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire à des professionnels de santé extérieurs à la région, publié, identifiant « plusieurs dysfonctionnements pouvant mettre gravement en jeu la sécurité des prises en charge », la directrice de l’ARS a annoncé son souhait d’une fermeture définitive du site, au profit d’un centre périnatal de proximité.
Au Blanc, on ne se résout pas à l’idée de connaître le même sort que Die (Drôme), Decazeville (Aveyron) ou Saint-Claude (Jura), où les maternités - à trop faible activité - ont dû fermer leurs portes ces derniers mois, malgré leur éloignement d’autres établissements. Les élus locaux attendent de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qu’elle renouvelle les moratoires accordés par ses deux prédécesseurs, Xavier Bertrand en 2011, puis Marisol Touraine en 2012.
Aujourd’hui, ils enragent de ne pas être entendus. « Nous sommes dans une situation inédite, avec un gouvernement dont la marque de fabrique est de ne rien céder », déplore Jean-Michel Molls, le président du comité de défense des usagers de l’hôpital. « Nous sentons comme un mépris à l’égard des zones rurales », ajoute Annick Gombert, la maire (PS) - démissionnaire - de la commune.
Depuis trois mois, les manifestations se suivent, sans succès. Le 15 septembre, entre 2 000 et 3 000 personnes se sont rassemblées devant la mairie. Le 28, une cinquantaine d’élus ont accroché des portraits officiels du chef de l’Etat aux grilles de la sous-préfecture. Devant les caméras, certains ont même brûlé des photos d’Emmanuel Macron. « On est en train de franchir une étape dans la colère, les citoyens et les élus se sentent exclus de la République », prévient Jean-Paul Chanteguet, qui a été maire (PS) de la commune pendant trente ans.
Lire aussi: Idée cadeau de naissance unique
Ici, tout le monde redoute que la fermeture de la maternité ne soit le prélude à une nouvelle série de départs. On craint pour l’avenir du service de chirurgie, des urgences et, à terme, de l’école d’infirmières, le seul établissement de formation postbac de la ville. « Dans les plans du gouvernement, l’hôpital du Blanc ne sera qu’un gros Ehpad », prédit, « dépité » et « attristé », Laurent Laroche, le maire (sans étiquette) de Belâbre, une commune de mille habitants à douze kilomètres du Blanc.
« Ils ne s’arrêteront pas à l’hôpital. « On est déjà en situation de désert médical : on a l’habitude de poser une journée pour un rendez-vous de gynéco ou d’ophtalmo à Châteauroux ou à Poitiers, mais on ne va pas programmer un accouchement », explique Bertrand Coly, un membre de ce collectif. A ses côtés, Claire Moreau, également membre du collectif, demande : « Comment vont faire près de trois cents femmes enceintes par an lorsqu’elles devront faire une heure de route pour accoucher ? »
Réactions et Mobilisations
La fermeture de la maternité a provoqué une forte mobilisation locale, avec des manifestations, des démissions d'élus et la création de collectifs de défense. Les habitants craignent une dégradation de l'accès aux soins et une marginalisation accrue des zones rurales.
Face à un discours qu’ils qualifient de « bourrage de crâne », les responsables du Comité de défense vont demander un rendez-vous à l’ARS avant le 1er septembre. Les présidents de la Région et du Département, une délégation d’élus et le député François Jolivet, seront du voyage. Ce dernier porte d’ailleurs un projet de réactualisation des protocoles élaboré par quatre gynécologues, qui vient d’être transmis à la direction de Châteauroux.
Le déplacement du personnel médical, aujourd’hui, à Orléans, devrait permettre d’en savoir plus sur la réouverture de la maternité. S’ils étaient déçus, les représentants des usagers avertissent : « Les citoyens du territoire ne lâcheront rien. Pour les responsables du Comité de défense des usagers de l’hôpital du Blanc, la « mise au point » de la sénatrice Frédérique Gerbaud, qui se dit confiante sur le dossier de la maternité, est un non-évènement.
Lire aussi: Enseignement en maternelle : cadre légal
A la veille du déplacement du personnel médical à l’Agence régional de santé, à Orléans, le président, Jean-Michel Mols, la conseillère régionale, Annick Gombert, et l’ancien député, Jean-Paul Chanteguet, ont tenu à réagir aux propos de la parlementaire. Après avoir dénoncé « le mépris, la suffisance dont elle fait preuve à l’égard des élus et des citoyens fortement mobilisés pour le maintien des services actifs de l’établissement », ils ajoutent : « A l’en croire, près de quatre cents élus, députés, mais aussi représentants de tous les niveaux de collectivités de l’Indre, de l’Indre-et-Loire, de la Vienne et de la Haute-Vienne, toutes sensibilités politiques confondues, qui exigent la réouverture de la maternité dès le 1er septembre, en ayant signé notre appel des élus, ne seraient que des ânes ! En fait il n’en est rien. Car ils s’associent à notre combat !, contrairement à elle qui est devenue en quelque sorte la porte-parole du gouvernement et de la direction du centre hospitalier de Châteauroux. »
« Nous sommes confrontés, aujourd’hui, à une sorte de coalition de femmes carriéristes, ajoute Jean-Paul Chanteguet. Mmes Buzyn, Bouygard, Poupet, avec le soutien de la sous-préfète du Blanc, harmonisent leurs discours pour justifier la fermeture de la maternité. La sénatrice de l’Indre vient d’ajouter sa voix à la leur. » Après avoir rappelé les menaces qui pèseraient sur l’Institut de formation des infirmières, si la situation restait en l’état et pointé du doigt « les dysfonctionnements énormes dans les services depuis la fusion », Annick Gombert souligne que l’hôpital de Decazeville a été confronté au même problème, en 2017 : « La maternité n’a pas rouvert et les craintes pour la chirurgie et les urgences se confirment. »
Défis et Perspectives d'Avenir
La maternité de Châteauroux-Le Blanc est confrontée à des défis majeurs, notamment le manque de personnel médical et les contraintes budgétaires. La direction de l'hôpital et les autorités sanitaires sont à la recherche de solutions pour assurer la pérennité des services et garantir la sécurité des patients.
Les élus du Blanc accusent la direction de l’hôpital de Châteauroux (qui a fusionné avec celui du Blanc, début) d’avoir « organisé la pénurie » de soignants au Blanc afin de résorber un poste déficitaire à hauteur d’environ par an. Ils regrettent que les candidatures de soignants qu’ils ont présentées ces dernières semaines n’aient pas été retenues. « Les seules candidatures sont celles de médecins retraités qui ne veulent pas s’engager de façon pérenne », objecte Evelyne Poupet, la directrice du centre hospitalier de Châteauroux.
Interrogée sur l’heure de route que devraient faire les parturientes pour accoucher, elle assure qu’aujourd’hui « l’insécurité est davantage à poursuivre les accouchements dans un lieu où les praticiens n’exercent pas de façon quotidienne ». Elle préconise donc de « consolider les urgences et les moyens de transport » d’urgence, tout en se disant convaincue que « les femmes sauront anticiper et s’organiser en amont ». Un conseil de surveillance de l’hôpital de Chateauroux-Le Blanc doit avoir lieu le. Si celui-ci devait donner son feu vert, l’annonce officielle de la fermeture du Blanc pourrait ensuite intervenir rapidement.
Le scandale du relogement de la clinique privée
Il existe à Châteauroux un hôpital public et une clinique propriété du groupe Elsan. Scandale à Châteauroux : une clinique privée bientôt relogée dans les locaux de l'hôpital public…
Fermeture de la maternité du Blanc : témoignages et conséquences
Cinq ans après la fermeture de la maternité du Blanc, dans l’Indre, force est de constater que les pires craintes de ses opposants se sont réalisées. Comme un fait exprès, le jeudi 15 juin dernier, une femme est arrivée en catastrophe aux Urgences de l’hôpital du Blanc pour accoucher. Un exploit, car depuis 5 ans, sauf dans ce genre de situation, on ne naît plus au Blanc.
Avant, pourtant, plusieurs centaines de bébés arrivaient là chaque année et la maternité avait belle réputation. Personnel bienveillant, climat familial, préparation à l’accouchement et suivi des grossesses sérieux. Avant la fermeture, il y avait 6 sage-femmes et autant d’auxiliaires puéricultrices, les futures mamans pouvaient se rassurer, compter sur des conseils pour l’allaitement, la vie avec un nouveau-né. Elles totalisent chacune plus de 300 heures supplémentaires.
Le problème c’est le médical : Le Blanc doit faire avec une demi-journée de gynécologue-obstétricien par semaine et environ une demi-journée par mois de pédiatre. Autant dire pas grand-chose. La majorité des femmes du Blanc n’accouche pas à Châteauroux, plus des deux tiers préfèrent aller à Poitiers, Châtellerault ou encore Limoges. L’un des responsables de service de l’hôpital du Blanc de l’époque, Gildas Youanc, parti travailler lui aussi dans le Poitou, parle d’un énorme gâchis et d’un sérieux appauvrissement de l’offre de soins pour les femmes enceintes de l’Indre.
Ce qui était le prétexte à la fermeture de la maternité à l’été c’est qu’il manquait sur le planning des périodes de gynéco, obstétrique, anesthésie et pédiatrie. Katell, Kristel et Aurélie étaient dans les manifestations en. Les trois mères de familles vivent au Blanc. Aurélie n’a pas eu la chance d’accoucher au Blanc, la maternité venait de fermer quand son premier enfant est arrivé. Son conjoint a dû la conduire rapidement à Châtellerault. Elle confiait : “Je ne regardais pas le compteur, mais mon conjoint a roulé à plus de sur des petites routes. On prend des risques, c’est impensable au 21e siècle d’accoucher dans des conditions pareilles.
Kristel s'en amuse aujourd’hui, mais il y a 3 ans et demi, elle ne riait pas. Après avoir eu ses deux premiers enfants au Blanc, elle avait prévu d’aller à Poitiers pour Lily la petite dernière en. Elle est venue à l’unité femme-enfant du Blanc, après examen, elle avait le temps d’aller jusqu’à Poitiers. Inquiète, elle a demandé une ambulance, cette dernière devait venir de Châteauroux. Une heure de trajet. Des histoires comme celles-là, il y en a à peu près autant que de femmes enceintes au Blanc. Les femmes du Blanc se sentent méprisées, abandonnées, la maternité du Blanc est fermée et le désert médical avance. Et cette stèle de symbole de la lutte des familles, “à la mémoire des territoires ruraux abandonnés par la médecine”.
Le manque de personnel
Pour le maintien de l’activité en toute sécurité, huit professionnels de santé manqueraient : trois sages-femmes, un gynécologue obstétricien au moins à 80 %, deux infirmiers anesthésistes, un médecin anesthésiste et un pédiatre. Une vingtaine de jours plus tard, l’annonce était effective, et une cinquantaine de futurs mamans, sensées accoucher en juillet et août, invitées à se rapprocher du service de Châteauroux ou de la maternité de Poitiers.
Dès lors, les initiatives et activités se sont multipliées sur le territoire pour s’opposer à cette décision et surtout, garantir la réouverture de l’établissement à l’automne. Car si la première annonce évoquait juste les deux mois d’été, la fermeture se prolonge désormais sur septembre, octobre et aucune annonce n’est pour le moment faite pour novembre. Côté élus, les plus impliqués ont passé l’été à chercher des candidats aux postes vacants.
Côté habitants et futures mamans, les militants, notamment ceux du collectif « C pas demain la veille », ont imaginé de quoi attirer l’attention du public et des médias - faux accouchement sur la voie public, préparation à l’accouchement en voiture, etc. Point d’orgue de ces mobilisations : la grande manifestation qui a rassemblé entre personnes (selon la police) et (selon les organisateurs) dans les rues du Blanc, samedi dernier, à l’appel de la municipalité, du comité de défense de la maternité du Blanc et le collectif « C pas demain la veille ». Élus, toute tendance politique confondue, organisations syndicales et professionnelles (dont des membres du personnels de l’hôpital de Vierzon), enfants, adultes et bébés avaient répondu à l’appel.
Discours et inquiétudes
Serge Descout, président du Conseil départemental de l’Indre, a rappelé une histoire similaire : « j’ai vécu la fermeture de la maternité de La Châtre [sud de l’Indre]. Cela se passe en trois actes : 1er acte, on surprend et on suspend, 2ème acte, on souffle le chaud et le froid, 3ème acte, et je le redoute, on nomme un « Monsieur Mission » et après c’est la technique de la patate chaude. Je n’accepte plus que des milliers d’Indriens n’aient plus de médecins référents et je dénonce l’insincérité des annonces faites. »
François Bonneau, président du Conseil régional, avait fait le déplacement d’Orléans. « Le Blanc, c’est aussi la région et là où le territoire est en danger, c’est mon rôle d’être aux côtés de la population. La sécurité, c’est bien cet élément qui est au cœur de toutes les revendications. Pour les Blancois et les habitants des environs, faire parcourir aux femmes parturientes entre 40 et 60 kilomètres, soit environ une heure de route, sur des petites départementales isolées, parfois hors réseau téléphonique, les met en danger, tout comme leur bébé. Pour les élus locaux, la raison d’une fermeture est ailleurs. « C’est un motif financier et non sécuritaire, accusait Annick Gombert, maire du Blanc, lors de la manifestation. Tout a été fait pour décourager les gens et créer de l’instabilité et du mal-être. Le remplacement de deux sages-femmes, dont le départ à la retraite est annoncé depuis plus de six mois, n’a pas été anticipé. Les offres d’emploi ont été publiées très tardivement… » A cette occasion, elle évoquait également des conditions financières réservées aux praticiens, loin d’être incitatives.
« La direction et les équipes du CH se sont prioritairement attachées à ce que les femmes dont le terme de grossesse était cet été puissent accoucher dans des bonnes conditions de sécurité et d’accompagnement. Elle travaille en parallèle à examiner les conditions d’une reprise des accouchements, qui suppose d’avoir une équipe médicale et soignante complète qui exerce dans des conditions normales en terme de sécurité, 24h/24, 7j/7. A ce jour, ces conditions ne sont pas remplies », anticipait quelques semaines plus tôt un communiqué de l’ARS.
« Nous nous sommes tous mobilisés, médecins et personnels, élus, citoyens pour obtenir des candidatures solides de personnes compétentes. Elles ont été envoyés à la direction de Châteauroux » affirmait Annick Gombert ce samedi. Selon elle, quatre gynécologues-obstétriciens, deux pédiatres et quatre sages-femmes auraient fait part de leur volonté de collaborer avec l’établissement. Pour le moment, aucune annonce ne laisse penser que ces premières candidatures ont été prises en compte par Châteauroux et pourrait faire évoluer les positions de la direction et de l’ARS. En revanche, cette dernière a nommé une mission d’expertise externe, pluri-professionnelle « afin de disposer d’un avis objectif sur les conditions à réunir pour une reprise des accouchements dans un cadre de confiance pour les femmes concernées et des conditions de mesures spécifiques qui seraient à organiser du fait de l’éloignement géographique. » Leur arrivée était prévue ce jeudi matin. Une centaine de personnes, dont de nombreux élus, les attendait pour une fois de plus réclamer la réouverture. Ce comité d’accueil a investi les locaux, provoquant de vifs débats avec Evelyne Poupet, présente en tant que présidente de cette commission d’expertise. Les gendarmes ont du intervenir.
Alors, aujourd’hui, la maternité peut-elle rouvrir ? Les Blancois ne veulent pas se laisser aller à trop d’espoir. « On n’y croit plus, répondent d’une même voix Sophie, dont l’accouchement est prévu en novembre, et son mari. J’ai pu faire la préparation au Blanc, mais ça ne sert à rien de continuer. Pourtant, cette maternité était juste géniale, ma fille ainée y est née. La prise en charge, la proximité… si on avait n’importe quelle question, ici les gens prenaient le temps. Moi, j’irai accoucher à Châtellerault, à 45 km de chez moi, environ une heure, il est hors de question d’aller à Châteauroux. On ne comprend vraiment pas comment ils ont pu faire ça. » Malgré les doutes, tous sont déterminés, hors de question de relâcher la pression.
L'accouchement sans douleur
Nous le demanderons aux femmes, aux sages-femmes, médecins, acteurs, témoins de cette grande aventure, de ses prolongements humains, médicaux et institutionnels. Historiennes, historiens, ont exhumé pour nous les textes, témoignages et analyses de l’époque. Libération des femmes ? Première étape de l’indolorisation médicalisée et systématisée de la grossesse ?
9H15 : Fernand LAMAZE et l’Accouchement sans Douleur. 10H30 : Table ronde des grands acteurs et témoins de l’accouchement sans douleur : Marc VARENCKA, psychanalyste, Pierre VELAY, gynéco-obstétricien, Jeanne BOUTIN, sage-femme, Pierre BOUTIN, gynéco-obstétricien, Anne STEPHANO, sage-femme, Bernard MULDWORF, psychanalyste, Bernard THIS, psychanalyste. 14H30 : Les diverses contestations de l’accouchement sans douleur. 15H30 : L’Accouchement sans douleur : Emergences. 9H00 : La préhistoire de l’accouchement sans douleur. 10H00 : La diffusion internationale de l’accouchement sans douleur par la Societé de psycho-prophylaxie obstétricale. 11H00 : L’expérience de Châteauroux. 11H50 : Paléo-anthropologie et grossesse. 14H00 : L’accouchement sans douleur et le respect des femmes. 14H30 : Transmission et formation. 15H30 : Les fées d’aujourd’hui. 16H30 : Le mouvement féministe français et la maternité.
Crise au service de gynécologie
La gynécologie obstétrique de l'hôpital n'a plus de chef de service depuis début septembre. Embauché en décembre dernier, il a démissionné, en effet, voici quelques semaines. Que s'est-il passé pour qu'en quelques mois, le service gynéco du centre hospitalier perde son patron et devienne exsangue, selon de nombreux témoignages .Dans la déco et le design Le docteur, au cursus universitaire classique, a, depuis une dizaine d'années, travaillé dans de nombreux endroits en France. Il arrivait d'une clinique du Bordelais, où le directeur, joint par téléphone, reconnaît que « des problèmes relationnels ont été rencontrés entre ce médecin et ses collègues ».
Sur Internet, nous avons retrouvé une interview de au journal Paris Normandie. Il raconte qu'après avoir « tenu un gros cabinet de gynéco à Cannes, travaillé trois ans chez Servier », il abandonnait son métier, « dégoûté par certaines pratiques »et se lançait… dans la déco et le design. " Un système totalitaire " Après cette parenthèse artistique, le nouveau patron arrive en décembre dans le service gynéco de Châteauroux, qui compte huit médecins. Celui qui, de l'avis général, « présente bien et est très intelligent »,va vite cibler ce qu'il estime être des dysfonctionnements. Pourtant, dès avril, des salariés lui écrivent pour lui reprocher « l'instauration d'un système totalitaire où toute discussion, toute concertation, a disparu ».
Ils s'inquiètent également « de décisions arbitraires sur la programmation d'interventions chirurgicales »ou de « l'acharnement contre un praticien hospitalier ». Ils alertent aussi, par écrit, la direction de l'hôpital et le conseil de l'ordre. Entre avril et juillet, , une dizaine de courriers parviennent aux responsables administratifs. " La présence du chat dans le service " Une lettre arrive également au service d'hygiène pour dénoncer « la présence du chat du docteur dans le service… »Puis, à la surprise générale, le nouveau patron met fin au contrat du médecin du Réseau périnatalité.
« En quelques mois, le service gynéco a certes développé son activité, mais l'équipe a été totalement mise sur la touche et, au final, c'est tout le fonctionnement du service qui a été touché »,déplore, sous couvert d'anonymat, un professionnel. Dans un courrier envoyé à l'Ordre des médecins de l'Indre, un salarié fait part de son indignation face à des propos qu'il juge « orduriers et racistes »,qu'aurait proférés, « en public », le docteur. Secret professionnel Interrogé, l'ordre, par la voix du docteur Ripoll, son président, met en avant le secret professionnel. « Nous n'avons rien à vous dire », nous a-t-il annoncé avant de raccrocher.
Pourtant, dans une lettre en réponse à un courrier d'un membre du personnel, l'ordre écrit : « Aussi curieux que cela puisse paraître, le docteur n'est pas inscrit au tableau de l'ordre des médecins de l'Indre, mais à celui des Alpes-Maritimes depuis le 13 janvier ». Enquête du syndicat FO En mai, le syndicat FO de l'hôpital réalise une petite enquête au sein du service. Ses conclusions, adressées par courrier à la direction, avec copies au ministère de la Santé et à l'Agence régionale de santé, sont explicites : « La situation de ce service m'inquiète particulièrement avec toutes les conséquences éventuelles pour le personnel et pour les parturientes ».
Et dans un autre courrier, envoyé un mois plus tard aux mêmes interlocuteurs : « Cette mise en situation de danger potentiel peut être la " porte ouverte à un passage à l'acte ". Mes propos sont vraiment à prendre au sérieux ». En septembre dernier, le docteur démissionne de l'hôpital de Châteauroux et part pour la Guyane. La direction de l'hôpital de Kourou nous a précisé, par téléphone, qu'il y effectue un remplacement. Contacté, le directeur de l'hôpital de Châteauroux, Lionel Desmots, nous a fait savoir son refus de s'exprimer sur ce dossier. Contacté également à plusieurs reprises, par téléphone, SMS et fax, le docteur n'a pu être joint.
tags: #maternité #de #Châteauroux #histoire #et #services
