Le biberon, objet humble du quotidien, recèle une histoire riche et complexe qui traverse les siècles et témoigne des évolutions sociales, médicales et techniques. De simples récipients en terre cuite aux créations sophistiquées en verre soufflé, le biberon a évolué en même temps que les pratiques d'allaitement et les préoccupations liées à la nutrition infantile. Cet article explore l'histoire fascinante du biberon, en mettant en lumière les différentes formes, matériaux et usages qui ont marqué son parcours.
Des origines antiques aux premiers biberons
L'histoire du biberon remonte à l'Antiquité, où des récipients rudimentaires étaient utilisés pour nourrir les nourrissons. Parmi les vestiges archéologiques, on retrouve des poteries ou des flacons de verre munis d'une ouverture sur la partie haute et d'un petit goulot ou téterelle dans la partie ventrue. Ces petites cruches à bec tubulaire, qu'elles soient en céramique ou en verre, sont régulièrement mises au jour sur des sites archéologiques, aussi bien en contexte domestique que funéraire. Cependant, leur découverte dans des tombes d’enfant reste rare, ce qui a souvent faussé l’interprétation qu’on en faisait. Ainsi, la littérature archéologique leur attribue de nombreuses fonctions. Les exemplaires en céramique sont qualifiés tour à tour de vases votifs, de pipette, de barolet à barbotine, de lampe à huile ou de tirelire.
Pour avoir une idée plus juste de la place qu’occupent ces cruches dans le quotidien des vivants, il convient de comprendre la place qu’elles tiennent dans le monde des morts. Les rites funéraires antiques sont basés sur la notion d’accompagnement du défunt vers l’au-delà ; la mise en terre est célébrée par un banquet au cours duquel le défunt partage un repas avec les vivants, par le biais d’éléments de vaisselle déposés à ses côtés. Au Bas-Empire, ce lot de vaisselle, défini comme assemblage de sustentation du défunt, comprend deux objets, souvent un récipient destiné à contenir les denrées solides et un récipient lié au service des boissons.
Dans la tombe d’Arcis-sur-Aube, l’assemblage de sustentation du défunt est composé d’un plat à denrées solides représenté par le bol cylindrique en verre et d’un verseur à boisson représenté par la cruche à bec tubulaire, également en verre. Quel type de boisson pouvait-elle contenir ? Le défunt étant un enfant, l’attribution de la cruche à un biberon contenant du lait est tentante. Pour le confirmer, des analyses ont été faites sur les résidus organiques déposés à l’intérieur des cruches de Bezannes et de Compertrix.
Ces exemples ont montré que les petites cruches à bec étaient bien liées à la sustentation des enfants, qui plus est, à base de boisson lactée. Cependant, les cruches en verre sont fragiles et le doute persiste quant à leur utilisation pour l’allaitement artificiel. Les anses, petites et fines sont mal adaptées à une main d’adulte et le bec tubulaire brut et coupant, ne peut être placé dans la bouche d’un enfant.
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À notre connaissance, il existe un seul témoignage écrit antique d’origine médicale concernant l’usage du biberon. C’est un texte de Soranos d’Éphèse qui, au iie siècle de notre ère, évoque une tétine pour sevrer un nourrisson.
Au Moyen Âge, les biberons de terre cuite, souvent nommés chevrette, étaient couramment utilisés, notamment pour administrer du lait de chèvre. Ces biberons ont par la suite évolué vers le type des faïences de Quimper : petit pot de 10 à 15 cm de haut avec pied, anse latérale, goulot pour téter et orifice de remplissage. En breton, ces biberons se sont appelés pod bronnek, en français pot mamelon ou craule.
Il existe aussi, à partir du ixe siècle - peut-être de tous temps dans certaines régions - un type particulier de biberons, appelé corne ou cornette faite à partir de la corne d’un ovin ou d’un caprin. Le bout était percé d’un ou de plusieurs petits trous, parfois recouvert d’un chiffon retenu par un fil, à moins qu’une mèche ait été arrangée à l’intérieur d’un orifice plus gros.
Les mères préparaient au coin du feu la bouillie, le papin de l’enfant sevré. Cette bouillie à base de farine était mitonnée dans un petit poêlon, dans une petite cassote dont les historiennes Danièle Alexandre-Bidon et Monique Closson nous donnent de jolis dessins à partir de miniatures médiévales dans leur livre L’enfant à l’ombre des cathédrales. Le père est donc aussi impliqué dans l’alimentation du jeune enfant, et ceci très tôt d’après les usages médiévaux dont certains ont perduré au moins symboliquement jusqu’à nos jours. En Bretagne, au xixe siècle, avait lieu le surlendemain de la naissance le rite de la première bouillie. Par des commentaires sur les réactions du bébé au contact avec les cuillérées de bouillie, la maisonnée appréciait le futur caractère du personnage, tout comme la famille du comte de Paris guettait les réactions du dernier-né aux gouttes de vin de Jurançon qui lui étaient glissées entre les lèvres en souvenir de l’ancêtre Henri IV !
On ne saurait oublier à ce propos que les théories médicales et les traditions populaires attribuaient depuis l’antiquité des vertus très négatives au lait maternel des premiers jours, le colostrum. Il n’était pas question pour l’accouchée d’allaiter son enfant, elle l’empoisonnerait. À moins qu’il s’agisse de l’effet inverse, on craignait que l’enfant non encore baptisé, en tétant sa mère, laisse s’échapper par la bouche de mauvais esprits. En attendant le baptême et la montée du lait, l’enfant était mis à la diète ou bien confié à une voisine. C’est seulement au xviiie siècle que l’on découvrit les vertus du colostrum pour l’évacuation du méconium mais les traditions perdurèrent. Jusqu’à une époque toute récente, on recommandait aux mères d’attendre la montée du lait pour mettre l’enfant au sein. Pour faire patienter le bébé, on imposait une diète presque absolue, à l’eau sucrée.
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Au cours des siècles, on voit naître d’autres formes de biberons, fabriqués à partir de matières diverses, bois tourné (surtout du buis), terre, peau, faïence, porcelaine, verre, argent et or pour les plus riches. On invente et on réinvente de nouvelles tétines et drapelets qui imitent plus ou moins adroitement le mamelon. Le but est d’éviter que le bébé ne s’étouffe en ingurgitant trop vite : chiffon - rapidement souillé -, embout en bois, en os, en ivoire - tous matériaux bien durs pour les gencives des nouveau nés, mamelle d’animal - qui s’abîme trop vite et dégage rapidement une odeur désagréable. Le biberon en étain se répand surtout aux xviie-xviiie siècles avec des risques notables pour le bébé car certains étains contenaient du plomb, substance provoquant le saturnisme.
La demande de biberons grandit à partir de la Renaissance du fait de l’existence des grandes institutions en faveur des Enfants Trouvés. Du temps de François Ier, à l’Hôtel-Dieu de Paris, les religieuses et les servantes durent recourir aux biberons et cornets, faute de mères et de nourrices. Elles utilisaient des biberons d’étain et de verre « encornettés ou enveloppés de quelque petit drapeau ».
L'ère industrielle et l'essor du biberon moderne
La révolution industrielle marque un tournant majeur dans l'histoire du biberon. La généralisation du biberon en verre au début du xixe siècle, grâce à la révolution industrielle, et l’utilisation, à partir des années 1950, d’une bague vissée pour tenir la tétine. A partir du moment où l’on ne met plus de lait concentré dans les biberons mais seulement du lait en poudre, des marques Guigoz et Nestlé entre autres, les graduations sont exclusivement en millilitres. Le biberon en plastique apparaît dans les années 1960. Mais le verre, qui était décrié parce qu’il peut se casser et qu’il est lourd pour l’enfant en âge de boire tout seul, a connu un retour en grâce dans les années 2000 : il a été jugé plus sain que le plastique.
Les productions en verre soufflé se multiplient, la plupart étant de simples bouteilles. En 1910, le catalogue Robert en propose toujours un exemplaire. Un élément notable de ce spécimen est le passage à la limande bout rond, et la possibilité de le poser sans craindre de le renverser.
Innovations et préoccupations contemporaines
Après les progrès du XXe siècle en matière d’hygiène, avec par exemple la stérilisation et le lait pasteurisé, le contenant du biberon semblait sûr, comme son contenu. Pourtant, la découverte des effets des perturbateurs endocriniens a fini par entraîner l’interdiction en 2015 du bisphénol A dans les contenants alimentaires, et au premier chef dans les biberons en plastique. La question de leur innocuité a été à nouveau posée en 2019, parce qu’ils font ingérer au bébé une quantité énorme de microparticules de plastique. Voilà pourquoi, en ce début du XXIe siècle, les fabricants français de biberons ont cherché de nouveaux matériaux qui soient sans risques pour la santé des enfants : le silicone, déjà utilisé pour les tétines à côté du caoutchouc, et le copolyester.
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Les marques françaises de biberons ont fait le choix d’une fabrication responsable. Elles cherchent à minimiser l’impact de leur production, mais aussi de leurs biberons, sur l’environnement. Ceux du Biberon français sont recyclables. Les biberons Made in France sont conçus pour être utilisés bien plus longtemps que les autres biberons du marché, qu’il faut changer tous les 8 mois en moyenne. Ils sont non seulement très résistants, mais évolutifs. Ils peuvent être upcyclés … par leurs utilisateurs, quand bébé a bien grandi. Les biberons du Biberon Français peuvent être transformés en pot de conservation grâce à un opercule étanche. Modulables, ceux de Natidiv peuvent servir de gourdes et de boîtes à goûter où l’on mettre des fruits secs ou en morceaux, par exemple. L’engagement sociétal des marques Élhée et Natidiv se manifeste par leur collaboration avec des ESAT, qui emploient des personnes en situation de handicap.
Quel que soit le produit, les fabricants français font également preuve d’ingéniosité et d’inventivité ! Pour les biberons, la sécurité est leur impératif premier : leur utilisation doit bien sûr être sans risques. Cela suppose l’absence de bisphénols, phtalates, etc. et de microparticules de plastique susceptibles d’être ingérées : les fabricants français vont plus loin que les réglementations française et européenne, qui se limitent pour l’instant à l’interdiction du bisphénol A. Les matériaux qu’ils utilisent pour leurs biberons ont été choisis pour leur innocuité, entre autres le silicone de qualité médicale chez Élhée et Natidiv, le copolyester chez Le Biberon Français (qui fabrique également des biberons en verre). Elles se montrent soucieuses de praticité et d’ergonomie. Qui n’a jamais pesté contre un biberon qui coule, une tétine dont le débit est trop lent ou trop rapide, et contre un lait en poudre qui fait des grumeaux, même quand on secoue énergiquement le biberon ? L’alimentation des bébés suscite aussi de nombreuses inquiétudes chez les parents. Ils se demandent comment passer de l’allaitement maternel au biberon - ou associer les deux- en douceur. Ils voudraient éviter que bébé n’ait mal au ventre (les fameuses « coliques ») parce qu’il a absorbé trop d’air en buvant son lait… La fondatrice d’Élhée et celle de Natidiv ainsi que le fondateur du Biberon Français sont des parents qui se sont trouvés confrontés à ce genre de problèmes, et qui ont décidé de leur trouver une solution en créant une marque il y a moins de cinq ans. Ces fabricants français ont conçu chacun un système contre ce cauchemar des parents que sont les coliques. Ils ont aussi inventé des biberons qui répondent à des problématiques différentes suivant les marques.
La créatrice d’Élhée a choisi de renouer avec la forme ronde du biberon, abandonnée au profit des biberons cylindriques. Cette forme, associée à la douceur du silicone, donne au moment privilégié de l’allaitement une dimension affective et sensorielle particulière, car elle évoque le sein maternel. La prise en main du biberon par le bébé en est d’autant facilitée. A noter également, la possibilité de le nettoyer très facilement, à la main : adieu les goupillons ! Oui, les goupillons : un pour la tétine et un pour le biberon ! A l’origine de la marque Le Biberon Français, le constat effaré d’un papa : pour voyager avec un bébé, il faut s’encombrer d’une quantité de biberons. La solution ? Des biberons gigognes. Et quitte à inventer un biberon, autant lui donner toutes les qualités, qu’il s’agisse du matériau, le copolyester ; des tétines, adaptées à chaque âge ou besoin ; des flacons, aussi design que pratiques, avec leurs illustrations de dessinateurs renommés. La marque Natidiv s’est attachée à résoudre le problème des grumeaux. Elle a inventé deux systèmes anti-grumeaux : une bague filtre et une toupie bien utile quand il faut épaissir le lait ou préparer de la bouillie.
La marque Élhée propose trois formats de biberons anti-colique Made in France. Le plus petit est de 150 ml. Sa forme souple en silicone médical et son système de valve anti-colique le rendent deux fois plus efficace qu’un biberon rigide ou en plastique. Le format 240 ml est le plus polyvalent. Il peut couvrir les besoins de votre bébé de 0 à 9 mois. Sa légèreté lui permet d’être pris dans ses mains dès les premiers mois. Ce format est tout à fait compatible avec un projet d’allaitement mixte. Le grand format de 330 ml est un biberon 2ème âge recommandé dès 6/8 mois. Si votre petit le trimballe partout, sentez-vous en sécurité, il y a zéro risque de casse ou de blessure. Le plus : vous pouvez choisir entre onze coloris pour la bague et le capuchon. La marque Élhée fabrique également une gamme de tétines physiologiques de fabrication française, à acheter à l’unité ou en lot. Elles existent avec 3 débits : lent, moyen et rapide. Elles sont extrasouples, s'adaptent à la cavité buccale de l'enfant et contribuent à son bon développement. Chez la marque Le Biberon Français, chaque biberon est proposé avec une tétine physiologique dotée d'un système anti-colique et anti-collapsage (qui évite que la tétine s’écrase) performants. Elles sont à cols larges en 100% silicone. Vous pouvez acheter les tétines à l’unité ou dans leur set gigogne, et combiner les formats à votre guise. Vous aurez le choix entre plusieurs tailles, de 210 ml à 360 ml. Le dernier format est le plus grand du monde, selon la marque ! Il est gradué jusqu'à 360 ml mais en réalité, il en contient plus de 400 : c’est idéal pour le cacao ou les ingrédients versés à la cuillère jusqu’à l’âge de 10 mois, au moins. Les options varient selon les modèles. Vous pourrez choisir un modèle du Biberon Français parmi les différentes gammes : anti-colique, spécial allaitement, anti-reflux, spécial naissance, en verre ou encore un modèle « pas cher ». Vous avez également la possibilité de les acheter en lots ou en sets. Maman ou papa, vous trouverez forcément un biberon de qualité décoré qui vous plaise tout particulièrement parmi des univers riches, colorés et pleins d’amour, comme celui de Soledad (Bravi). Voilà qui prouve qu’un biberon a sa place sur une liste de naissance ! Si vous cherchez de la liberté de mouvement et de l’espace dans votre sac à langer, je vous conseille les produits innovants et évolutifs de la marque Natidiv. Le biberon, pratique d’utilisation, peut se clipser à une réserve, elle-même utilisable en petit biberon.
Les marques françaises vous proposent également des produits en édition limitée, des coffrets de biberons français, des packs de naissance et d’autres accessoires Made in France comme la vaisselle pour bébé ou les sucettes. Voilà encore des idées cadeaux pour votre liste de naissance ! Avec vos biberons, vous aurez peut-être besoin d’un stérilisateur et d'un chauffe-biberon. Sachez que chez la marque Thermobaby, le stérilisateur de fabrication française stérilise à la fois à chaud et à froid. Il vous permet de stériliser en quelques minutes jusqu’à 4 biberons et leurs accessoires (bagues, tétines, capuchons). La marque propose également des chauffe-biberons nomades de qualité fonctionnant au bain-marie. Créateur du chauffe-biberon en 1942, Thermobaby utilise un savoir-faire de longue date pour développer des produits Made in France innovants. Vous pourrez utiliser le chauffe-biberon à la maison comme en voiture grâce à un adaptateur sur l’allume-cigare. Vous trouverez aussi chez Thermobaby des boîtes pour transporter le lait en poudre.
Prévoyez un prix entre 15€ et une trentaine d’euros pour un biberon français écologique, sûr et design à l’unité. Vous trouvez des coffrets évolutifs et des sets de 3 biberons gigognes à partir de 45 €. Le prix d’un duo de tétines françaises est de 4€.
Comptez un prix de 12€ pour un stérilisateur Made in France et une vingtaine d’euros pour un chauffe-biberon. Les boîtes de transport de lait par trois coûtent 7€.
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