Introduction

L'article explore le parcours d'une infirmière puéricultrice en Protection Maternelle et Infantile (PMI), en s'appuyant sur des données contextuelles variées, allant des enjeux de santé publique aux controverses médicales, pour illustrer la complexité et l'importance de son rôle.

Vaccination et les seniors : Enjeux et perspectives

La pandémie de COVID-19 a mis en exergue les enjeux de la vaccination et les risques infectieux chez les seniors. Au regard des données disponibles, les taux de vaccination pour les vaccins recommandés dans cette population sont insuffisants en France.

Identifier les leviers et les freins à la vaccination

Il s’agit d’identifier les leviers et les freins à ces vaccinations chez les seniors, puis d’éclairer les possibles arguments qui pourraient amener l’engagement à de nouveaux comportements de vaccination. Une enquête qualitative sur la base de 14 entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de personnes de 65 ans et plus, vivant à domicile dans la région Auvergne Rhône-Alpes (France) de Mars à Mai 2022. Les entretiens ont été enregistrés, retranscrits dans leur intégralité puis ont fait l’objet d’une analyse de contenu de type thématique par deux personnes indépendantes.

Perception de la santé et de la prévention

Les participants se déclarent en bonne santé et être soucieux de la conserver en gardant leurs capacités physiques, cognitives et leur autonomie. Pour cela, ils évoquent accomplir des comportements préventifs, comme effectuer une activité physique régulière ou encore avoir une alimentation équilibrée. Cependant, la vaccination qui est associée à la prévention infectieuse n’est pas citée comme participant pas à la prévention du bien-vieillir au cours des entretiens.

Expériences et craintes liées aux infections

Les expériences des participants de l’épidémie de poliomyélite et la pandémie de Covid19 a permis de mettre en lumière les craintes des personnes âgées envers des infections. Si les infections ne sont pas sources de crainte, leurs séquelles, plus précisément, les altérations physiques et cognitives entraînant une perte d'autonomie sont une source d'appréhension. Ces éléments pourraient être un bon levier pour amener les personnes âgées hésitantes à réfléchir à leur propre vaccination.

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Arguments pour une campagne de prévention

À la lumière de ces éléments, devant la protection contre les événements cardio-vasculaires qu’engendrent les vaccinations du sujets âgés (grippe, zona, pneumocoque) cet argument pourrait être le point de départ d'une campagne de prévention destinée aux personnes âgées.

Freins et leviers à la vaccination chez les seniors

Si la vaccination est un élément primordial de prévention des infections chez les seniors, les couvertures vaccinales dans cette population sont faibles. Dans cette population, les données concernant les leviers et freins à la vaccination sont moins nombreuses qu’en population générale. Il s’agit ici d’identifier les leviers et les freins aux vaccinations recommandées (Grippe, COVID-19, dTP, Zona) chez les 65 ans et plus, mais également d’éclairer sur les possibles arguments qui pourraient jouer un rôle dans l’engagement à de nouveaux comportement de vaccination.

Opinions et influences

Les participants interrogés sont plutôt favorables à la vaccination. Les craintes et les motivations à la vaccination rapportée par les participants sont proches de celles de la population générale. Nous retrouvons comme freins : la faible efficacité de certains vaccins, les effets secondaires potentiels, l’absence de confiance dans le gouvernement et les autorités sanitaires et envers les laboratoires pharmaceutiques. Concernant les leviers, la gratuité, la limite de dépense de santé, la prévention des infections voire leur éradication, l’acte collectif sont des éléments que l’on retrouve dans le discours des seniors. Le médecin généraliste est au centre de leur décision vaccinale, il est une personne de confiance et de savoir avec une vision paternaliste et pourtant parfois c’est lui qui ne recommande pas un vaccin. De plus, l’expérience passée d’épidémies de poliomyélite a marqué les seniors par son atteinte à l’autonomie et au corps.

Inégalités sociales et maladies chroniques

Les maladies chroniques seraient à l’origine d’importantes inégalités d’espérance de vie entre groupes sociaux. Leur mise en évidence nécessite des données croisant état de santé et statut socioéconomique.

Objectif de l'étude

L’objectif de cette étude est de mesurer l’association entre le niveau de vie et la catégorie socio?professionnelle et l’incidence et la prévalence des maladies chroniques.

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Méthodologie

Cette étude mobilise les données de l’EDP-Santé qui est un échantillon pondéré d’environ 4% de la population vivant en France dont les données fiscales et de recensement sont appariées aux données médico-administratives du SNDS. Pour chaque individu, les prévalence et incidence des principales catégories de maladies chroniques ont été identifiées en 2016 et 2017 par des algorithmes basés sur la consommation de soins, la présence d’affection longue durée et d’un diagnostic lors d’une hospitalisation. Elles sont standardisées selon le sexe et l’âge pour tenir compte des différences de structure entre groupes sociaux.

Résultats

Les données de deux années constituent 5,5 millions d’observations concernant 3,4 millions d’individus. À âge et sexe comparable, le ratio de l’incidence des 10% les moins aisés par rapport aux 10% les plus fortunés est de 2,8 pour le diabète, 2,2 pour les maladies du foie, 2,0 pour les maladies psychiatriques, 1,6 pour les maladies respiratoires chroniques, 1,5 pour les maladies neurologiques ou dégénératives et 1,4 pour les maladies cardio-neurovasculaires. Ce ratio est inversé dans le cas des cancers : les plus aisés présentant un risque 1,1 fois plus élevé que les plus modestes d’en développer un. À l’échelle des groupes socioprofessionnels, les ouvriers et les employés ont un risque plus important que les cadres et professions intellectuelles supérieures de développer une de ces maladies chroniques hormis pour les cancers.

Discussion

Entre 2016 et 2017, les plus modestes et les ouvriers et employés ont un risque plus important de développer une maladie chronique et de vivre avec. Ce n’est pas le cas pour les cancers pris tous ensemble ce qui invite à distinguer leurs types.

Dépistage du cancer colorectal

La participation au dépistage organisé du cancer colorectal (DOCCR) est insuffisante en France, dans notre région et en infra-régional. Près de 36,4% de la population de la région a réalisé un test du DOCCR en 2020-2021, pour un standard européen acceptable de 45 %. Des écarts territoriaux importants existent, avec un gradient Est/Ouest très marqué.

Analyse des disparités territoriales

Les analyses des disparités territoriales mettent en avant des difficultés d’accès à l’offre de soins ou le poids des facteurs socio-économiques. Pour prioriser les territoires de la région suivant nos axes prioritaires de promotion des dépistages, publics vulnérables et augmentation de la participation au DOCCR, une analyse quantitative et l’élaboration d’un score de vulnérabilité par territoire ont été réalisés et présentés sous forme de cartographie.

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Indicateurs de vulnérabilité

Plusieurs indicateurs par département, par EPCI et par communes se rapportant à la vulnérabilité socio-économique et à l’accès au soin ont été testés. La sélection, faite par l’utilisation de modèles de régression, en a retenu 3 : taux de participation au DOCCR, indicateur d’accessibilité potentielle aux médecins généralistes, part des foyers allocataires bas revenu. Une pondération a été attribuée à chaque catégorie des variables. Ces indicateurs ont permis d’établir un score de 1 à 6 rendant lisibles les territoires à prioriser à 2 échelles territoriales (commune et EPCI). Un : score de vulnérabilité très faible, territoire non prioritaire ; 6 score de vulnérabilité très élevé, territoire prioritaire. Les analyses statistiques et les cartographies ont été réalisées sur le logiciel R.

Répartition des scores de vulnérabilité

Dans la région, 698 communes sur 3795 présentent un score 5 ou 6 soit 18% des communes. Cette proportion varie entre 2% et 45% selon les départements, montrant une grande disparité entre les départements de la région. L’intégration dans le calcul du score d’une pondération par la densité de population est une piste d’amélioration du score, car les petites communes rurales nombreuses ont un poids important.

Impact de la crise sanitaire sur le statut pondéral des enfants

Contexte : le service de protection maternelle et infantile organise la passation, au niveau départemental, des bilans de santé en école maternelle (XXX) des enfants.

Objectif de l'étude

L’objectif de ce travail est d’explorer, sur trois années scolaires (2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021), l’évolution du statut staturo-pondéral des enfants et d’estimer l’impact de cette crise sanitaire due au SARS-CoV-2.

Méthodologie

Le poids, la taille, le sexe, l’âge, la zone prioritaire ou non dans laquelle était située l’école, la fréquentation d’une cantine ou d’une garderie ont été extraits à partir des données issues des bilans de santé en école maternelle du XXX. Le Zscore de l’indice de masse corporelle (IMCz) a été calculé selon la méthode LMS.

Résultats

Parmi les 48 119 enfants analysés, la proportion des enfants en surpoids (OR = 1,37, IC=[1,28 ; 1,47]) et en obésité (OR = 1,70, IC=[1,51 ; 1,90]) sont significativement plus importantes en 2020-2021 par rapport à 2018 - 2019. Les facteurs de risque relevés sont pour le surpoids : le sexe féminin (OR = 1,65, IC=[1,55 ; 1,75]), la scolarisation en zone prioritaire (OR = 1,52, IC=[1,42 ; 1,62]) ou prioritaire plus (OR = 1,55, IC=[1,30 ; 1,82]). Les facteurs de risque pour l’obésité sont le sexe féminin. (OR = 1,63, IC=[ 1,47 ; 1,80]).), la scolarisation en zone prioritaire(.(OR = 1,92, IC=[1,74 ; 2,13]).) ou prioritaire plus (OR = 2,04, IC=[1,60 ; 2,61]).

Discussion/conclusion

Ce travail montre une augmentation significative du Zscore de l’indice de masse corporelle des enfants en moyenne section de maternelle à la suite de la crise sanitaire. La sédentarité et les modes d’alimentation différents pendant cette période ont eu un impact significatifs. Une vigilance particulière devra être portée chez les enfants scolarisés en zone prioritaire et chez les filles.

Répartition géographique des chirurgiens-dentistes

Introduction et objectifs : Les médecins et les chirurgiens-dentistes français possèdent une liberté d’installation qui aboutit à de très fortes inégalités de dotation médicale territoriale.

Objectif de l'étude

Nous proposons ici l’étude des lieux d’installation des chirurgiens-dentistes en fonction de leur site de formation avec l'objectif de constituer une typologie des UFRs (unités de formation et recherche) en fonction des comportements d'installation subséquents.

Méthode

Nous nous appuyons ici les données collectées par l’Observatoire du Conseil national de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes et mobilisé le logiciel cartographique Articque. Nous avons mené une analyse comparative géographique de l’installation des praticiens par génération en fonction des facultés. Cette analyse a permis de former 4 groupes d’UFR en fonction des comportements d’éloignement d’installation de leur lieu de formation.

Résultats

Il existe des comportements d’installation très différents en fonction des sites universitaires. Ces résultats nous ont permis de constituer quatre groupes homogènes : le Groupe 1 est formé par les UFRs des plus grandes métropoles et qui absorbent la quasi-totalité des installations ; le Groupe 2 rassemble des villes de taille moyenne, les praticiens s’installent dans une périphérie plus large, régionale. Le groupe 3 est composé de villes secondaires plus petites et localisées dans des régions peu-dotées, les praticiens s’en éloignent d’autant plus, l’installation ne se fait pas uniquement dans la région mais dans un rayon plus large. Enfin, le Groupe 4 rassemble des UFRs qui appartiennent à une zone à forte identité régionale, les praticiens ne s’installent que très peu sur le reste de la France.

Discussion

Ce travail montre que les comportements d’éloignement d’installation vis-à-vis du lieu de formation est très différent selon les UFR dont sont issus les chirurgiens-dentistes.

Coût des troubles mentaux en France

Les troubles mentaux débutent souvent tôt dans la vie et représentent cinq des dix principales causes d'invalidité dans le monde. Leurs coûts totaux à travers l'Europe sont estimés à plus de 4 % du PIB, soit plus de 600 milliards d'euros.

Objectif de l'étude

L'objectif de cette étude était donc de fournir une estimation globale, mise à jour, du coût de la santé mentale en France, dix ans après la précédente étude et avant la pandémie de COVID-19.

Méthode

Une recherche bibliographique a été menée pour identifier les coûts directs du système de soins, les coûts médico-sociaux, les coûts indirects (perte de productivité et compensation de revenus) et les coûts de la perte de qualité de vie en 2018. Les coûts liés aux principaux troubles psychiatriques, y compris l'autisme et les déficiences intellectuelles, ont été inclus, mais les coûts liés à la démence ont été exclus.

Résultats

Le coût total des troubles mentaux, en France pour l'année 2018, a été estimé à 163 milliards d'euros et se répartissait entre les coûts médicaux (14 %), sociaux (8 %), indirects (27 %) et de la perte de qualité de vie (51 %). Cette estimation a pris en compte le budget dépensé, les gains manqués et les années de vie ajustées en fonction de l'incapacité perdue (DALY). Comparée à notre précédente étude , une augmentation de 50 % du coût total de la santé mentale en France en 10 ans a été constatée.

Conclusion

Des interventions à grande échelle et rentables, telles que des consultations spécialisées ou le développement de soins ambulatoires, pourraient contribuer à réduire les coûts directs des soins de santé liés à l'hospitalisation et à la perte de productivité, tout en améliorant considérablement la qualité de vie des patients.

Santé environnementale : Identification des acteurs

Contexte : Dans le cadre de la démarche LSPS du CHU de Nantes, le service de santé publique s’est engagé sur le thème de la santé environnementale (SE). La première étape du projet a été la réalisation d’une étude exploratoire destinée à identifier les acteurs du territoire impliqués dans la SE, caractériser les relations existantes entre eux et décrire les différents champs investis et projets entrepris.

Méthodes

Cette étude descriptive reposait sur une méthode d’analyse mixte s’appuyant sur un échantillonnage en boule de neige pour l’identification des acteurs. Cette méthode permet d’atteindre les acteurs d’un réseau peu caractérisé ou difficile d’accès. Les acteurs furent rencontrés en présentiel lors d’un entretien semi-directif. Les réponses ont été analysées de façon qualitative afin d’identifier des thématiques communes des acteurs et leurs attentes quant à un potentiel réseau formalisé. Des analyses quantitatives ont étudié les liens entre les acteurs, leurs thématiques d’intérêt et leurs missions. Un algorithme d’identification de communautés (méthode de Louvain) a également été utilisé afin de caractériser les dynamiques préexistantes.

Résultats

Au total, 25 acteurs ont été interviewés…

Hydroxychloroquine et Covid-19

L’hydroxychloroquine et l’ivermectine ont un intérêt indéniable dans la Covid19. Plusieurs centaines d’études revues par les pairs rapportent un avantage significatif indéniable aux traitements à base d’hydroxychloroquine et /ou d’ivermectine associée ou non à l’azithromycine ou la doxycycline, dans la prise en charge précoce de la maladie Covid19. L’hydroxychloroquine à doses courantes n’est pas dangereuse. L’utilisation en toute sécurité de l’hydroxychloroquine, de l’ivermectine avec ou sans azithromycine est très bien connue des médecins hospitaliers et des médecins de ville, et que lorsque ces molécules ont été utilisées à doses courantes sur une période brève en traitement précoce, aucune étude sérieuse n’a pu prouver un quelconque sur-risque pour les patients.

Liberté de prescription

Les médecins peuvent prescrire hors AMM. Jamais l’hydroxychloroquine ni l’ivermectine n’ont été interdites de prescription en milieu hospitalier, et qu’en médecine générale, l’interdiction de prescription de l’hydroxychloroquine n’a été effective qu’entre le 25 mars 2020 et le 10 juillet 2020. Cette liberté de prescrire a été depuis confirmée par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) et le Professeur Salomon, Directeur général de la santé, qui ont déclaré que les médecins pouvaient prescrire hors AMM cette molécule. Selon l’Académie de Médecine et l’Ordre des Médecins, en France 20% des prescriptions sont « hors AMM », pouvant aller jusqu’à 80% dans certaines spécialités.

Commission d’enquête indépendante

Pour finir, nous nous associons à la demande du Professeur Raoult qu’une commission d’enquête indépendante avec des experts internationaux soit mise en place afin d’évaluer la performance des thérapeutiques précoces telles que celles prescrites à l’IHU, et utilisées dans de nombreux pays.

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