Les berceuses, ces douces mélodies murmurées au creux de l'oreille des tout-petits, constituent un pan essentiel du patrimoine culturel français. Elles traversent les générations, imprégnant les mémoires d'enfance de souvenirs tendres et réconfortants. Dans les années 50, ces chants traditionnels connaissent un regain de popularité, portés par des artistes emblématiques et diffusés par les nouveaux médias. Cet article vous propose une exploration de ces berceuses populaires, de leurs origines à leur impact sur la culture enfantine.

"Une chanson douce" : Un Classique Indémodable

Parmi les berceuses les plus emblématiques de cette époque, "Une chanson douce" occupe une place de choix. Popularisée par Henri Salvador sous le titre "Le Loup, la Biche et le Chevalier", cette mélodie a bercé des générations d'enfants.

Histoire et Interprétation

Si Henri Salvador était l'interprète de cette chanson pour enfants, il n'en était pas l'auteur. La chanson, avec ses paroles simples et poétiques, évoque un univers rassurant où le loup menaçant est tenu à distance par la bravoure du chevalier et la douceur de la biche.

  • Une chanson douce
  • Que me chantait ma maman
  • En suçant mon pouce
  • J'écoutais en m'endormant
  • Cette chanson douce
  • Je veux la chanter pour toi
  • Car ta peau est douce
  • Comme la mousse des bois
  • La petite biche est aux abois
  • Dans le bois se cache le loup hou hou hou hou
  • Mais le brave chevalier passa
  • Et prit la biche dans ses bras la la la la
  • La petite biche Ce sera toi si tu veux
  • Le loup on s'en fiche Contre lui nous serons deux
  • Une chanson douce Pour tous les petits enfants
  • Une chanson douce Que me chantait ma maman
  • Oh le joli conte que voilà La biche en femme se changea la la la la
  • Et dans les bras du beau chevalier Belle princesse elle est restée.

Anne Sylvestre : L'Auteure Discrète

Anne Sylvestre passe son enfance à Tassin-la-Demi-Lune près de Lyon. Elle commence à chanter à la fin des années 1950 dans des cabarets comme « La Colombe » de Michel Valette, où elle fait ses débuts en 1957, puis au Cheval d'Or, La Contre-Escarpe, Le Port du Salut, Chez Moineau et aux « Trois Baudets » où elle chante jusqu'en 1962. C’est à la radio qu’elle commence à se faire un nom dès 1957. Son premier disque, un 17 cm, sort en 1959, et c’est avec Mon mari est parti qu’elle est véritablement remarquée. Elle enchaîne les disques et est parfois comparée à Brassens en raison de la qualité remarquable de ses textes, et parce qu'elle s'accompagne, comme lui, à la guitare. Elle reçoit le prix de l’Académie de la chanson française en 1960.

L'Importance des Berceuses Traditionnelles

Au-delà des succès populaires, les années 50 sont également marquées par la transmission orale des berceuses traditionnelles. Ces chants, souvent anonymes, se transmettent de génération en génération, variant d'une région à l'autre.

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Collecte et Préservation du Patrimoine

Il fallut attendre les environs de 1840 pour que débutât une série d’enquêtes méthodiques auprès du peuple des campagnes chez qui survivaient les restes de l’ancienne tradition populaire. Mais déjà des bouleversements radicaux affectaient notre société. Les modes de production et de communication se modifièrent de façon irréversible. La campagne soumise à la ville, ces anciennes sociétés rurales ne purent survivre. L’alphabétisation, la guerre de 14-18, les applications du progrès technique parachevèrent leur effondrement. Ainsi mourut en France le milieu qui avait élaboré notre folklore. Il serait trop long ici de chercher à définir ce milieu, aussi nous nous contenterons d’insister sur l’absence d’écriture à laquelle venait suppléer la transmission orale ainsi que sur le rôle tout puissant de la tradition, régulatrice de la vie et de la culture.

Malgré la mort de la civilisation traditionnelle, des pans entiers de sa culture survécurent et survivent encore dans la mémoire des anciens. Par un juste retour des choses, le progrès nous a donné les moyens de les transcrire le plus fidèlement possible grâce aux disques et aux bandes magnétiques. Les documents existent donc et leur publication permet, à ce qui fut l’essentiel de l’expression artistique pour les masses populaires du passé, de devenir un élément de la culture d’aujourd’hui, de notre culture écrite. Et plus qu’un élément, c’est un patrimoine à préserver, riche de chef-d’œuvres poétiques et musicaux. Mais il importe aussi de répandre cet héritage sous ses formes les plus authentiques, tel que l’interprètent ses derniers dépositaires.

Force nous est de constater que ces publications sont rares et qu’en marge de la recherche officielle, des associations locales, des musiciens, des chercheurs isolés se sont consacrés à l’enquête folklorique. Certains en ont même publié les résultats. La présente anthologie a pour but de combler en partie cette lacune en donnant à ces chercheurs la possibilité d’éditer leurs documents. Ce premier disque se voudrait une introduction plus qu’une publication méthodique. On y relèvera bien des absences. Nous en avons conscience, mais il résulte du travail accompli par des membres ou des sympathisants (2) de l’Association « Le Bourdon » qui est à l’origine du premier folk-club français en 1969. Le hasard, des affinités musicales ou des origines précises les ont amenés à fréquenter certaines provinces, en particulier celles du Centre. Malgré cela, il nous semble que les documents proposés (3) permettent une réelle introduction à la musique traditionnelle en présentant un large éventail des instruments populaires, des styles vocaux et des types de chansons. Cet éventail n’est pas exhaustif, répétons-le, mais les prochains disques s’efforceront de l’enrichir. Il faut aussi préciser que le terme de « musique traditionnelle française » recouvre dans notre esprit les expressions musicales de la France politique sans volonté de restrictions ou d’assimilation.

Exemples de Berceuses Régionales

Ces chants populaires varient considérablement d'une région à l'autre, reflétant les particularités culturelles et linguistiques de chaque terroir.

Berceuses Acadiennes

En Acadie, par exemple, on retrouve des berceuses telles que :

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  • MÉLODIE 39-A (Mme Emile Leblanc, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.)

    • Dimanch’ s’il fait beau, }bis
    • J’irons sur grand-père. }bis
    • Fais dors, fais dodo,
    • Dors dors dors.
    • Il est à maman
    • Le petit bébé.
    • Si Cath’rine est sage
    • Maman l’f’ra un’ robe.
    • Quand papa r’viendra
    • Aura des bonbons.
    • variante du refrain :
    • Dors, dors, dors, dors dors,
    • Dors, dors, dors.
  • MELODIE 39-B (Mme Stanislas Pothier, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.)

    • Dors, dors, p’tit bébé, il est à maman.
    • Fais dors, fais dodo, fais dodo.
  • MELODIE 39-C (Mme Joseph Mac Neil, née Laure-Irène Pothier, Pubnico-Ouest)

    • Dors, dors, le p’tit bébé,
    • Dors, le petit bébé à maman.
    • Dors, dors, dors, dors, dors
    • Dors le bébé à maman.
    • Dimanch’ s’il fait beau
    • J’irai chez grand-père.
    • Dors dors, l’p’tit bébé,
    • Dors, dors, dors, dors, dors,
    • Dors p’tit bébé à maman.
  • MÉLODIE 39-D (Mme Stanislas Pothier, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.)

    • Beurc’ ton p’tit bébé,
    • Ton berceau est vert,
    • Ton père est un gentilhomme
    • Et ta mèr’ est la reine.
    • Je crois que c’est un’ dame
    • Parc’ qu’ell’ porte un jonc d’or.
    • Oh ! Johnny, sonn’ du tambour,
    • Du tambour pour le roi.
    • Beurc’ ton p’tit bébé,
    • Ton berceau est vert,
    • Ton père est un gentilhomme
    • Et ta mère est la reine.
  • MÉLODIE 39-E (Mme Stanislas Pothier, Pubnico-Ouest (Yarmouth), N.-E.)

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    • Dors et dors mon bébé,
    • Ton berceau est vert,
    • Ton père est un gentilhomme
    • Et ta mèr’ c’est la reine.
    • Moi, j’croyais qu’c’était la rein’
    • Parc’qu’ell’ portait des joncs d’or.
    • Ton pèr’ sonn’ du tambour,
    • Du tambour pour le roi.
    • Dors et dors mon bébé,
    • Ton berceau est vert,
    • Ton père est un gentilhomme
    • Et ta mèr’ c’est la reine.

Ces berceuses, transmises oralement, témoignent de la richesse du patrimoine acadien et de l'importance de la famille et de la communauté dans l'éducation des enfants.

Spécificité de la Berceuse de Pubnico-Ouest

Cette « chanson à beurcer », comme disent les Acadiens, est, d’après les témoins, propre au village de Pubnico-Ouest. Là, toutes les mamans l’ont quelque peu chantée à leurs enfants. La mère chantait cette ber’ceuse en improvisant à mesure de nouveaux couplets, selon les souhaits de l’enfant qu’elle endormait ainsi sur ces genoux, même s’il avait plus d’un an. Le sexe et le prénom de l’enfant étaient, bien entendu, conformes à ceux de celui qu’on voulait voir dormir.

Le Rôle des Instruments de Musique

La musique traditionnelle française se caractérise par la diversité de ses instruments.

La Cabrette

La cabrette est un instrument de la famille des cornemuses à anches doubles dont la réserve d’air est gonflée au moyen d’un soufflet. Elle a fait son apparition en Auvergne, probablement au milieu du XIX° siècle. Sa sonorité plus douce que la « cornemuse » l’a fait progressivement supplanter celle-ci dans tout le Massif Central (Auvergne, Gévaudan, Rouergue, Velay, Quercy, Limousin). Entre les deux guerres la cabrette, comme toute la musique populaire, connaît une éclipse. M. André Vermerie qui habite Pons, près d’Entraygues (Aveyron), aurait pu lui aussi subir l’influence de la musique « auvergnate de Paris » puisqu’à l’instar de la plupart de ses compatriotes, il a travaillé plusieurs années dans la capitale. Néanmoins, il a préféré rester fidèle au style des cabrettayres traditionnels de la région de Pons, qu’il avait connus dans sa jeunesse : notamment « lou merle » et « lou couquinotte ». C’est ainsi qu’il a conservé l’usage de la « chanterelle » (bourdon à anche double, parallèle au tuyau principal) ; son « doigté » et sa manière, beaucoup plus ornée, de « traiter » les mélodies diffèrent aussi sensiblement de la cabrette parisienne, Il a presque toujours joué seul, et rarement fait danser, sauf à l’occasion, des groupes folkloriques : aussi a-t-il le défaut de manquer parfois de la cadence impeccable qui caractérisait les anciens ménétriers ; il n’en reste pas moins, à notre avis, le meilleur représentant actuel de la cabrette traditionnelle. Jouée autrefois dans les cortèges de mariage. (Graphies de M.

La Vielle à Roue

La vielle à roue est apparue en Europe il y a près de mille ans. Elle est attestée avec certitude dès le début du XII° siècle. D’abord instrument de musique savante entre les mains des jongleurs du Moyen Age, elle devient aux environs du XIV° siècle l’instrument de prédilection des chanteurs-chansonniers et des mendiants. Dans le même temps, elle passe dans la tradition populaire. Au XVIII° siècle, elle connait une grande vogue dans les salons et à la cour. Répandue dans toute l’Europe, elle régresse peu à peu et ne subsiste aujourd’hui dans les campagnes qu’en France (régions du centre et Massif Central, Bresse et Haute-Bretagne), en Hongrie et en URSS. La vielle est selon l’expression de Claude Flagel « un violon vu autrement », c’est-à-dire un instrument à cordes frottées raccourcies au moyen d’un clavier et dont l’archet est constitué par une roue en bois. En France, le Bourbonnais et le Berry constituent le principal réservoir de vielleux. Leur style a influencé la plupart des joueurs que l’on rencontre actuellement. Louis Gourdon, septuagénaire, vit actuellement, depuis sa retraite, à Sauvagnat-Ste-Marthe, près d’Issoire (Puy de Dôme). Il est originaire de Royat, près de Clermont-Ferrand. Son père qui tenait un café jouait de la cornemuse à soufflet (+). Ce fut un vielleux bourbonnais venu faire danser la clientèle de son père qui décida de la vocation du jeune Louis : il apprit, tout seul, à jouer de la vielle. Par la suite, il dut aller travailler à Clermont-Ferrand : il continua alors à jouer de la vielle dans un groupe folklorique « Les enfants de l’Auvergne » où, malheureusement, il oublia la plupart des vieux airs appris chez son père, « qu’on ne lui demandait jamais ». Louis Gourdon interprète ici une sorte de pot-pourri de bourrées composé, nous a-t-il dit, par un chef de musique. En fait on y reconnait deux bourrées publiées par Bouillet dans « L’album Auvergnat » (1840) : La Montagnarde du voisinage du Puy de Dôme (p. 37) et La Montagnarde de Saint-Nectaire (p. (+) Les cornemuses à soufflet étaient pour la plupart fabriquées par la maison Béchonnet à Effiat (Puy de Dôme), elles ne différaient des cornemuses bourbonnaises et berrichonnes que par le soufflet servant à gonfler la poche et par un petit bourdon supplémentaire derrière le boitier.

Le Violon

Bien qu’ils fassent partie de la grande tradition du Massif Central, les deux violoneux présents sur ce disque possèdent des styles et des techniques qui diffèrent considérablement. Néanmoins, ils ont en commun la façon d’accorder leur violon conventionnellement en quintes. Ils jouent aussi exclusivement en ré, faisant la mélodie sur la deuxième et la première corde tout en se servant des cordes à vide comme pédale. Dans le cas de Chabrier, il lui arrive parfois, dans le courant d’un air de transposer une quinte plus bas. Cette pratique se retrouve assez souvent chez les violoneux du Massif Central, mais le doigté reste identique. Quant au diapason, monsieur Chabrier accorde son violon presqu’une quarte en dessous du diapason de concert. La sonorité qui en résulte est beaucoup plus douce et délicate que ne laisse penser l’écoute de l’enregistrement. Monsieur Chastagnol n’avait pas de violon en état de jeu à l’époque de l’enregistrement et nous lui en avons prêté un qui était à peu près au diapason de concert mais il dit qu’un violon dont les cordes sont bien tendues lui convient bien. Les plus grandes différences entre les deux musiciens se trouvent dans la technique d’archet et dans le doigté. Pour l’archet, monsieur Chabrier se sert d’une technique simple, très systématique mais efficace pour la danse : il fait un coup d’archet par mesure (dans la bourrée, un coup d’archet par mesure ternaire) mais comme il varie constamment la pression et la vitesse de l’archet, le jeu qui en résulte est très vivace. Monsieur Chastagnol emploie une plus grande variété de coups d’archet, mais il semble quand même suivre un rythme assez strict qu’il nous reste à déterminer. En ce qui concerne le doigté, monsieur Chabrier reste tout le temps en première position. Il ne se sert jamais de l’annulaire dont le travail est fait par l’auriculaire qui est très fort et développé. Ceci provient peut-être de sa paralysie partielle. Son vocabulaire d’ornementations est assez restreint, comportant surtout des appogiatures et des suites diatoniques de notes, ce qui donne l’impression d’un doigté qui « court ». Monsieur Chastagnol ne semble jamais se servir de son auriculaire, aussi il transpose tout le temps entre la première et la deuxième position (+) faisant glisser son index pour faire le si et le do sur la corde de la et le fa et le sol sur la corde de mi. Il se sert ainsi de son annulaire uniquement pour faire des ornementations. Ces ornementations sont d’une richesse et d’une complexité rares, mais jamais gratuites. Pour lui, l’ornementation sert surtout à souligner le rythme et on peut le vérifier en passant le disque à demi-vitesse.

Les Comptines : Un Univers Ludique et Éducatif

Les comptines, souvent associées aux berceuses, jouent un rôle essentiel dans le développement de l'enfant. Elles favorisent l'apprentissage du langage, la coordination motrice et la socialisation.

Exemples de Comptines Populaires

  • "Ah ! Les crocodiles": Cette comptine très célèbre est à l’origine un chant de marins du 19e siècle, devenue comptine pour les enfants au 20e siècle.
  • "Une souris verte": Une souris verte est certainement la plus connue des comptines ! Très jeunes, les enfants apprennent cette chanson leur permet de travailler leur motricité et coordination, et est ainsi toujours autant appréciée des instituteurs et institutrices !
  • "Il était un petit navire": Cette comptine, aussi connue sous le nom “Il était un petit homme” remonte aux années 1950, et serait écrite par Gabrielle Grandière, sans que cela ne soit confirmé.
  • "Sur le pont d’Avignon": Sur le pont d’Avignon est une comptine très ancienne qui remonterait au 15e siècle !
  • "Meunier tu dors": Meunier tu dors serait issue d’une chanson de Léon Raiter, un compositeur et éditeur de musique français d’origine roumaine mort en 1978, et de Fernand Pothier. Mais encore aujourd’hui, il y a peu d’informations à ce sujet.
  • "Nous n’irons plus au bois": Cette comptine traditionnelle daterait du 19e siècle, et ferait référence à Napoléon III, sa femme et son fils.
  • "Lundi matin": Cette comptine est toujours aussi populaire, car elle est très pratique pour apprendre les jours de la semaine aux enfants.
  • "Ainsi font font font": Voici une autre comptine parfaite pour apprendre la coordination et développer la motricité d’un enfant, et ce dès son plus jeune âge !
  • "Frère Jacques": Cette comptine aux paroles très simple peut être apprise avant même qu’un enfant sache parler.
  • "Savez-vous planter les choux ?": Ah ! Cette comptine ne vous dit peut-être rien, mais son refrain est pourtant très connu !
  • "Jean Petit qui danse": Cette comptine très entraînante et connue remonterait au 18e siècle mais son origine est vague. Ce qui est encore plus vague cependant est son sens, puisque certains disent qu’il s’agit d’un jeu très populaire chez les enfants à cette époque, l’équivalent du “jeu du loup” de nos jours.
  • "Au clair de la lune": Les doubles-entendre ou sens cachés ne sont pas anodins dans les comptines et le plus connu est certainement celui d’Au clair de la lune. Cette comptine dont l’origine et l’âge restent incertains aujourd’hui n’a pas pris une ride ! Elle reprend de grands personnages de la commedia dell’arte, notamment Pierrot, et Arlequin qui est présent dans les couplets les moins connus.
  • "Dansons la capucine": Encore une fois, cette comptine est très appréciée des enseignant.es, permettant aux enfants de danser ensemble, tout en chantant le refrain très facile et répétitif. Elle daterait du milieu du 18e siècle, bien qu’il soit toujours difficile de définir les origines de nos comptines favorites.
  • "Fais dodo, Colas mon p’tit frère": Cette comptine est l’une des plus célèbre en France et au Québec, elle est également connue comme berceuse ; car les comptines pour bébé peuvent servir à les faire dormir ! Son origine n’est pas certaine, mais remonterait au 15e siècle, en s’inspirant d’un poème de cette même époque. La comptine est d’ailleurs écrite comme un poème, avec des verres, des rimes et une structure en hexasyllabes.
  • "Une poule sur un mur": Dansons la capucine invite les enfants à se réunir en ronde pour danser et chanter tous ensemble ! Cette comptine très courte et facile à mémoriser est la chanson idéale pour instruire le partage aux enfants.
  • "Pomme de reinette et pomme d’api": Les origines et le sens de cette comptine traditionnelles sont relativement obscurs, mais les paroles semblent parler des différences de richesses, matérielles et émotionnelles.
  • "Alouette, gentille alouette": Les origines de cette comptine sont non seulement incertaines, mais elles sont également débattues ! Certains soutiennent qu’elle vient de France, d’autres des Etats-Unis et d’autres encore du Québec ; ce qui reste certains, c’est qu’Alouette reste très populaire dans le monde francophone. La structure de cette comptine est “à récapitulation”, c’est-à-dire que chaque couplet commence de la même manière, et plus la chanson avance, plus on y rajoute une phrase : dans ce cas, on y ajoute des parties du corps de l’alouette.
  • "Le loup y es-tu ?": Cette comptine est encore un parfait exemple de partage entre les enfants. Cette dernière est si populaire qu’elle est devenue un jeu chez les enfants. À l’extérieur, les enfants chantent le refrain de la chanson pendant qu’un adulte dit les paroles du loup, une fois la fin de la chanson terminée, l’adulte peut poursuivre les enfants pour les “manger”.

L’impact Éducatif des Comptines

Les comptines jouent un rôle important dans le développement du langage et de motricité d’un enfant, et sont donc très appréciées des enseignants, dès la petite section de maternelle.

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