Benjamin Bernheim, né le 9 juin 1985 à Paris, est un ténor franco-suisse qui s'est imposé comme l'une des voix les plus captivantes de la scène lyrique internationale. Son parcours, marqué par une ascension fulgurante et une présence remarquée sur les plus grandes scènes, témoigne d'un talent exceptionnel et d'une passion communicative pour la musique.

Enfance et formation musicale

Fils de la mezzo-soprano Nicole Buloze, professeure de chant, et fils adoptif du baryton Antoine Bernheim, Benjamin Bernheim passe une partie de sa jeunesse entre Genève et la Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, il est immergé dans un environnement musical stimulant. Le jeune garçon prend des cours de piano, violon et chant au Conservatoire populaire de Genève, développant ainsi une solide base musicale. Il étudie ensuite le chant au Conservatoire HEM de Lausanne, où il affine sa technique vocale et explore le répertoire lyrique.

Débuts et ascension

À ses débuts, le ténor tient des petits rôles à Lausanne, puis Malcolm dans Macbeth de Verdi au Théâtre de Mannheim, rôle qu’il reprend pour ses débuts à La Monnaie en 2010, dans une production de Warlikowski. Membre de la troupe de l’Opéra de Zurich, il y chante Ruedi dans Guillaume Tell, puis viennent Flavio (Norma), Agenore (Le Roi Pasteur) et Rodrigo dans Otello de Verdi en 2011. Après être retourné à Lyon en 2012 en Rinuccio dans Gianni Schicchi de Puccini, le ténor revient à Zurich où il interprète notamment Narraboth dans Salomé. La même année, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg où il interprète Spakos dans Cléopâtre de Massenet. En 2013, Benjamin Bernheim prend à Gand le rôle de Tamino dans La Flûte enchantée de Mozart. De retour à Zurich, il est distribué en Zinovy dans Lady Macbeth du district de Mtsensk, puis il prend le rôle de Cassio dans Otello. Le Théâtre des Champs-Élysées lui ouvre ses portes en 2014 en Berger dans Œdipe roi de Stravinsky. En 2015, il prend le rôle de Rodolfo dans La Bohème à Salzbourg.

Reconnaissance internationale

À partir de 2016, Benjamin Bernheim se voit offrir des rôles majeurs dans de grandes maisons européennes. Ainsi, après avoir chanté Flamand dans Capriccio de Strauss à Garnier, il fait ses débuts à La Scala en Chanteur italien dans Le Chevalier à la rose du même compositeur. Il prend également le rôle-titre de Faust de Gounod à Riga, avant d’incarner Nicias dans Thaïs de Massenet à Salzbourg. Enfin, c’est le Deutsche Oper de Berlin qui lui ouvre ses portes en Lenski dans Eugène Oneguine de Tchaïkovski.

Le ténor prend en 2017 le rôle d’Alfredo dans La Traviata à l'Opéra allemand de Berlin, puis fait ses débuts au Royal Opera de Londres en Rodolfo (La Bohème). Benjamin Bernheim chante à la rentrée 2020 à Bordeaux ce qu'il annonce être son dernier Alfredo (Traviata). Il interprète le Faust de Gounod à l'Opéra de Paris à huis clos en 2021 pour une captation, avant de pouvoir le présenter au public en 2022. Il prend le rôle de Werther (Massenet) en février 2022 à Bordeaux. La rentrée 2021 marque ses débuts en Hoffmann, rôle qu'il reprend ensuite à l'Opéra de Paris à la fin de l'année 2024 et qu'il incarne également à l'été 2024 au Festival de Salzbourg.

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En 2020, dans la catégorie Artiste Lyrique, il remporte la Victoire de la Musique Classique.

Rôles marquants et collaborations

Benjamin Bernheim s'est illustré dans de nombreux rôles du répertoire lyrique, parmi lesquels on peut citer:

  • Rodolfo dans La Bohème
  • Alfredo dans La Traviata
  • Le rôle-titre de Faust
  • Lenski dans Eugène Onéguine
  • Werther dans Werther
  • Le Duc de Mantoue dans Rigoletto
  • Roméo dans Roméo et Juliette
  • Des Grieux dans Manon
  • Hoffmann dans Les Contes d'Hoffmann

Il est régulièrement invité par les plus grandes maisons d’opéra, telles que l’Opéra national de Paris, la Scala de Milan, le Royal Opera House de Londres, le Metropolitan Opera de New York, le Staatsoper de Vienne et le Deutsche Oper de Berlin.

Benjamin Bernheim participe aux deux événements mondiaux que sont les Jeux Olympiques de Paris et la réouverture de Notre-Dame de Paris.

Il a également collaboré avec de nombreux chefs d'orchestre de renom, tels que Maxime Pascal.

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"Douce France": Un hommage à la mélodie française

A 39 ans, le chanteur lyrique sort un superbe album consacré à la mélodie française. Un programme qu’il chantera en récital le 24 novembre à l’Opéra de Paris. Benjamin Bernheim est devenu « le ténor des JO » depuis qu’il a participé à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques du 11 août, qui le vit, accompagné par le pianiste volant et performeur suisse, Alain Roche, entonner en funambule au Stade de France une mélodie française, l’Hymne d’Apollon, harmonisé par Gabriel Fauré en 1896 (à la requête de Pierre de Coubertin) d’après un chant antique retrouvé à Delphes.

Depuis les années 2010 le chanteur s’est néanmoins imposé sur les grandes scènes lyriques, de l’Opéra de Paris à la Scala de Milan, de Covent Garden au Festival de Salzbourg sans oublier le prestigieux Metropolitan Opera de New York, où il est actuellement programmé dans le rôle-titre des Contes d’Hoffmann d’Offenbach, dont la représentation du 5 octobre sera diffusée en direct et en HD par Pathé Live dans tous les cinémas affiliés. Nous avons rencontré l’artiste de 39 ans, qui vient de publier, chez Deutsche Grammophon, Douce France, un magnifique album exclusivement consacré à la mélodie française, avant de se produire en récital à l’Opéra de Paris, le 24 novembre.

Projets et perspectives

Benjamin Bernheim continue de se produire sur les plus grandes scènes du monde. Au cours de la saison 2024-2025, Benjamin Bernheim se produit dans les rôles-titres des Contes d’Hoffmann au Metropolitan Opera de New York et de Werther au Théâtre des Champs-Élysées, ainsi que dans les rôles de Roméo au Staatsoper de Vienne et de Des Grieux à l’Opéra national de Paris. En concerts, il se produit notamment en récital au Centro de Bellas Artes Luis A.

Son activité comprend aussi de nombreux récitals et concerts, notamment avec Sabine Devieilhe aux Musicales de Normandie, avec Siobhan Stagg à Bordeaux, Gaëlle Arquez et Jean-Sébastien Bou à l’Opéra Comique, avec Marina Rebeka au Capitole de Toulouse et à la Salle Gaveau dans un programme Italien-Russe, repris dans la prestigieuse grande salle du Conservatoire Tchaikovsky, en direct sur la chaîne nationale Rossiya Kultura TV. Partenaire privilégié du ténor Michael Spyres, Il donne avec ce dernier une série de récitals aux Opéras de Bordeaux et Francfort, ainsi qu’au Festival de Lanaudière au Québec et à La Corogne, Las Palmas de Gran Canaria en Espagne. Dans les prochaines saisons, ils se produiront Au Théâtre de L’Athénée, au Capitole de Toulouse et à l’Atelier lyrique de Tourcoing dans un programme 100% Rossini: « Mr Crescendo ». En 2020, il se produit en récital avec Sabine Devieilhe au Grand Théâtre de Genève et au Festival d’Aix-en-Provence dans un programme Mozart-Strauss, capté pour Arte Concert. L’été dernier, Mathieu a débuté au Festival de Pesaro dans la production de Moise et Pharaon comme répétiteur de langue, puis au Festival de Salzbourg pour un récital remarqué avec Benjamin Bernheim, capté pour Medici Tv. Ce récital a été repris au théâtre des Champs Elysées ainsi qu’au Konzerthaus de Vienne.

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