Choisir une maternité est une décision importante pour les futurs parents. Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Pellegrin à Bordeaux est une maternité de niveau 3 qui réalise un nombre important d'accouchements chaque année. Cet article explore les différents aspects de cette maternité, notamment en ce qui concerne l'accouchement physiologique, ainsi que des alternatives et des informations complémentaires pour les futurs parents de la région et d'ailleurs.
Le CHU Pellegrin : une maternité de niveau 3
La Maternité Pellegrin est une maternité publique de niveau 3 qui a réalisé 5 428 accouchements en 2023. Elle est équipée pour les soins de néonatologie et pour la réanimation néonatale, assurant ainsi la surveillance et les soins spécialisés des nouveau-nés présentant des détresses graves ou des risques vitaux. Le bâtiment abrite également une activité importante de gynécologie médicale et chirurgicale ainsi que de médecine de la reproduction.
En 2021, la maternité était la première de la métropole avec 16 naissances par jour. Elle dispose d'une unité individualisée de soins intensifs, d'un service de réanimation pédiatrique et maternelle, et est un centre de référence en échographies obstétricales (Centre DDIANE). La Permanence d'Accès aux Soins Obstétricaux (PASS maternité) est également un point fort. Des équipes expérimentées, composées de gynéco-obstétriciens, sages-femmes, auxiliaires de puériculture, aides-soignantes, pédiatres, anesthésistes, infirmières, puéricultrices, IBODES et ASH, accompagnent chaque année la naissance de près de 5881 bébés.
Pour contacter la maternité, les consultations peuvent être jointes au 05 57 82 02 03 et les urgences maternité au 05 57 82 01 01. Le service d'imagerie médicale est également disponible par téléphone.
L'accouchement physiologique : un choix de plus en plus populaire
L'accouchement physiologique, ou naturel, est une approche qui respecte le processus naturel de la naissance, en minimisant les interventions médicales. De plus en plus de femmes se tournent vers cette option, désirant un accouchement plus personnalisé et une participation plus active.
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Les maternités sont de plus en plus à l'écoute des désirs des futures mamans, et plus de 300 établissements se sont positionnés pour une prise en charge plus personnalisée de la grossesse et une participation plus active des parents à la naissance. La position d’accouchement sur le dos, dite gynécologique, commence à être abandonnée au profit de positions qui respectent plus la physiologie des femmes. Il est important de noter que cette position a été inventée au XVIIe siècle pour faciliter le recours aux forceps.
Les péridurales ont évolué, permettant aux femmes de rester mobiles pendant le travail (lorsque tout se passe bien). Les progrès de la médecine ont également contribué à une plus grande fiabilité des monitorings, permettant aux futures mamans de bouger et de participer plus activement à leur accouchement.
Bernadette de Gasquet souligne l'importance de la formation du personnel médical : « La future maman peut choisir sa position d’accouchement que si le personnel est formé ». Ce changement d’approche de l'accouchement est relativement récent, et beaucoup de sages-femmes et de gynécologues ne sont pas formés pour répondre à la demande des mamans qui souhaitent accoucher autrement qu’en position gynécologique. Le manque d’installations adaptées pour pratiquer d’autres postures est également un frein.
Il est conseillé de se renseigner auprès de sa maternité pour savoir si les mamans ont une certaine liberté de position lors de l’accouchement et d'en discuter avec la sage-femme. Il est possible de demander une autre sage-femme si celle qui vous accompagne pendant l’accouchement n’est pas formée à d’autres postures que la position gynécologique. Il n’y a pas de postures idéales pour un accouchement, ni de positions qui conviennent à tout le monde. Chaque naissance est différente et c’est à chaque future maman de trouver ce qui lui convient le mieux. Le « must » serait bien sûr que l’on propose aux femmes des positions différentes en fonction de leurs caractéristiques physiques, psychologiques et obstétricales.
Les défis à la Maternité Pellegrin
Malgré ses atouts, la Maternité Pellegrin fait face à des défis. Des sages-femmes et aides-soignantes ont dénoncé un manque de personnel, surtout la nuit, qui conduit à des situations à risques. À trois parturientes par sage-femme, l'accompagnement se réduit au minimum. Certaines sages-femmes se sentent maltraitantes envers les patientes, car la prise en charge est loin d'être optimale.
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La principale revendication des sages-femmes et aides-soignantes de Pellegrin est d'obtenir la création d'un sixième poste de sage-femme pour la nuit. Elles déplorent également un manque de matériel, même le plus basique, et demandent l'accès à la prime d'exposition au sang et matières biologiques, comme c'est le cas dans les autres services d'urgences. Une augmentation de la rémunération de leurs collègues contractuelles est également réclamée.
La direction du CHU indique qu’une réunion de négociation est prévue. Si le personnel de maternité rentre effectivement en grève, l'accueil des femmes se poursuivra normalement.
Alternatives et autres maternités en région Auvergne-Rhône-Alpes
Il est important de noter que le choix d'une maternité est personnel et dépend des besoins et des préférences de chaque future maman. Pour celles qui recherchent des alternatives au CHU Pellegrin, plusieurs options existent dans la région et au-delà.
En Auvergne-Rhône-Alpes :
- Drôme (26) : Le Centre hospitalier de Valence est l’unique représentant du département dans le classement national.
- Isère (38) : Le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble, la Clinique Belledonne de Saint-Martin-d’Hères, la Clinique Saint-Vincent-de-Paul à Bourgoin-Jallieu.
- Loire (42) : L’Hôpital privé de la Loire et l’Hôpital Nord à Saint-Étienne.
- Rhône (69) : Un nombre important de maternités classées à Lyon et dans sa périphérie. La performance des hôpitaux de la Croix-Rousse et de Bron est également saluée pour le suivi des accouchements à risques.
- Puy-de-Dôme (63) : L'hôpital d'Estaing de Clermont-Ferrand.
- Haute-Savoie (74) : Deux maternités localisées à Annecy.
Dans d'autres régions :
- Bourgogne-Franche-Comté : Les centres hospitaliers universitaires (CHU) de Besançon (25) et Dijon (21) sont spécialisés dans la prise en charge des grossesses à risques.
- Bretagne : Le Centre Hospitalier Intercommunal (CHI) de Quimper et la Polyclinique de Keraudren à Brest. L'hôpital Sud de Rennes (35) et l'hôpital Morvan de Brest (29) se distinguent pour le suivi des accouchements à risques.
- Centre-Val de Loire : L'hôpital Louis Pasteur près de Chartres et la Maternité Bretonneau à Tours.
- Corse : Le centre hospitalier Notre-Dame de la Miséricorde à Ajaccio, le centre hospitalier de Bastia, la Polyclinique Maymard à Bastia et la maternité de Porto-Vecchio.
- Grand-Est : La polyclinique de Reims-Bezannes, le CHU de Strasbourg à Schiltigheim, la clinique Sainte-Anne à Strasbourg, la maternité de l'hôpital Louis Pasteur à Colmar, la maternité Hautepierre à Strasbourg, le centre hospitalier de Charleville-Mézières, l'hôpital-clinique Claude Bernard à Metz et le CH d'Épinal.
- Normandie : Le centre hospitalier intercommunal (CHI) d'Évreux, la Polyclinique du Parc, l'hôpital de la Côte de Nacre à Caen, l'hôpital Robert Bisson à Lisieux, les hôpitaux du Cotentin et de Saint-Lô et la clinique Mathilde.
- Nouvelle-Aquitaine : Le centre hospitalier d'Angoulême, la maternité de Saintes, la maternité de Brive-la-Gaillarde, la clinique Belharra de Bayonne, le centre hospitalier (CH) de Niort, le centre hospitalier (CH) de Poitiers et l'hôpital mère-enfant de Limoges.
- Occitanie : La maternité Paule-de-Viguier et la clinique Rive-Gauche.
- Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) : Le centre hospitalier (CH) de Grasse, l'hôpital l'Archet de Nice, la maternité Henri Duffaut d'Avignon et la maternité Saint-Jean de Toulon.
L'importance d'une bonne mutuelle maternité
Les frais liés à la grossesse et à l'accouchement peuvent être importants. Il est donc crucial de bien choisir sa mutuelle maternité. Voici quelques critères essentiels à prendre en compte :
- Dépassements d'honoraires : Privilégiez une mutuelle qui couvre ces frais supplémentaires, tant lors des hospitalisations que pour les consultations de suivi.
- Chambre particulière : Vérifiez le montant de remboursement quotidien proposé par votre mutuelle, car les tarifs varient considérablement.
- Médecines douces : Si vous êtes intéressée par l'ostéopathie, l'acupuncture ou la sophrologie, assurez-vous que votre mutuelle propose des forfaits dédiés.
- Psychologue : Vérifiez si votre mutuelle santé responsable inclut l'accès au dispositif MonPsy, qui vous permet de bénéficier de séances annuelles chez un psychologue partenaire de l'Assurance Maladie.
- Forfait maternité : Ce capital versé à la naissance peut vous aider à faire face aux premiers achats pour bébé.
Les futures mamans de la région Auvergne-Rhône-Alpes peuvent prétendre à une mutuelle maternité dès 40,90 €/mois. Ce contrat offre des prestations confortables pour les principales dépenses liées à la grossesse, comme la prise en charge des dépassements d'honoraires, le remboursement de la chambre particulière et un forfait maternité.
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