Audrey Hepburn, née Edda Kathleen Ruston le 4 mai 1929 à Ixelles, en Belgique, est bien plus qu'une actrice ; elle est une icône dont le charme et l'élégance continuent de fasciner. Son parcours, marqué par les épreuves de la Seconde Guerre mondiale et une ascension fulgurante à Hollywood, témoigne d'une personnalité complexe et d'un engagement profond envers les autres.

Une jeunesse entre l'aristocratie et la guerre

Issue d'une famille d'aristocrates, Audrey grandit entourée de sa mère, la baronne Ella Van Heemstra, d'origine hollandaise, et de son père, Joseph Hepburn-Ruston, un riche banquier anglo-irlandais. Ses premières années sont partagées entre la Belgique, l'Angleterre et les Pays-Bas.

À cinq ans, Audrey est envoyée en pension en Angleterre par sa mère. Peu après, son père quitte le foyer familial, s'installant également en Angleterre. Le divorce de ses parents est prononcé.

La Seconde Guerre mondiale marque profondément son adolescence. Alors qu'elle réside aux Pays-Bas, à Arnhem, Audrey est témoin des horreurs de l'occupation allemande. Elle s'engage dans la Résistance, mettant à profit ses talents de danseuse et de comédienne pour collecter des fonds et transmettre des messages.

La bataille d'Arnhem, en septembre 1944, est un tournant. Après la victoire allemande, les habitants sont contraints d'évacuer la ville. Audrey et sa mère trouvent refuge dans la villa du Baron, où elles accueillent une quarantaine de réfugiés.

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La libération de la Hollande, le 4 mai, jour du seizième anniversaire d'Audrey, est accueillie avec une joie immense. Elle se souvient de l'arrivée des troupes canadiennes : "Nous avons poussé des cris et avons braillé et avons sauté de joie. J'ai voulu embrasser chacun d'entre eux. Le soulagement incroyable d'être libre, c'est quelque chose de très dur à exprimer. La liberté est plutôt quelque chose dans l'air."

Les années de guerre laissent des traces physiques. Audrey, qui mesure désormais 1m71, ne pèse plus que 45 kg et souffre d'asthme, de jaunisse, d'anémie et d'œdèmes sévères, conséquences de la malnutrition.

Malgré les difficultés, Audrey conserve sa passion pour la danse. Après la guerre, elle étudie avec Sonia Gaskell, une figure renommée du ballet hollandais, qui lui offre des cours gratuits en raison de son talent prometteur. Elle pose également comme mannequin pour gagner de l'argent.

Des scènes londoniennes aux plateaux hollywoodiens

Vers la fin de l'année, Audrey et sa mère s'installent à Londres. Ella travaille dans divers emplois modestes pour subvenir à leurs besoins. Audrey, quant à elle, est hébergée et nourrie par Marie Rambert, une professeure de danse, pendant six mois.

Consciente de ses limites dans le ballet classique en raison de sa grande taille et de son manque d'entraînement, Audrey se tourne vers la comédie musicale. Elle décroche un rôle de choriste dans "High Button Shoes", puis dans "Sauce Tartare" et "Sauce Piquante", où elle obtient un rôle plus important.

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Un rôle principal lui est offert par la Associated British Pictures Corp, dans Laughter in Paradise (Rires au paradis). Audrey enchaîne les petits rôles dans One Wild Oat (Une Avoine Sauvage), ensuite dans Young Wives Tale (Conte des Jeunes Femmes), puis dans The Lavender Hill Mob (De l'or en barres).

Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'elle est repérée par Colette lors d'une représentation de "Gigi" à Londres. L'écrivaine la choisit pour incarner le rôle principal dans l'adaptation théâtrale de son roman à Broadway.

En 1953, William Wyler lui offre le rôle de la princesse dans "Vacances romaines", aux côtés de Gregory Peck. Le film est un succès mondial et propulse Audrey Hepburn au rang de star internationale. Elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour sa performance.

Dès lors, sa carrière hollywoodienne est lancée. Elle enchaîne les rôles dans des films emblématiques tels que "Sabrina" (1954) de Billy Wilder, "Drôle de frimousse" (1957) de Stanley Donen, "Ariane" (1957) de Billy Wilder, "Diamants sur canapé" (1961) de Blake Edwards, "Charade" (1963) de Stanley Donen et "My Fair Lady" (1964) de George Cukor.

Audrey Hepburn devient une icône de la mode, notamment grâce à sa collaboration avec le couturier Hubert de Givenchy, qui crée pour elle des tenues élégantes et intemporelles.

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Vie privée : Amours, mariages et maternité

En 1954, Audrey Hepburn épouse l'acteur Mel Ferrer. Le couple partage l'affiche de plusieurs films, dont "Guerre et Paix" (1956). En 1960, elle donne naissance à leur fils, Sean. Après quatorze ans de mariage, ils divorcent en 1968.

En 1969, elle se remarie avec Andrea Dotti, un psychologue italien. De cette union naît un deuxième fils, Luca, en 1970. Le couple se sépare en 1982.

Malgré ses succès professionnels, Audrey Hepburn connaît des moments difficiles dans sa vie privée. Elle subit plusieurs fausses couches, qui la marquent profondément.

Un engagement humanitaire sans faille

À partir de la fin des années 1960, Audrey Hepburn réduit progressivement son activité cinématographique pour se consacrer à sa famille et à des causes humanitaires.

En 1988, elle est nommée Ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF. Elle effectue de nombreuses missions sur le terrain, notamment en Éthiopie, en Somalie et au Vietnam, pour sensibiliser le public aux problèmes de la malnutrition infantile et de la pauvreté.

Son engagement auprès de l'UNICEF est une source de motivation importante pour Audrey Hepburn, qui souhaite mettre sa notoriété au service des enfants les plus vulnérables.

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