La gestion de la douleur et de la fièvre chez les enfants est une préoccupation majeure pour les parents. Face à un large éventail de médicaments disponibles, il est essentiel de connaître les options les plus sûres et les plus efficaces. Cet article vise à fournir des informations détaillées sur les anti-inflammatoires et les analgésiques adaptés aux enfants, en mettant l'accent sur le paracétamol et l'ibuprofène, deux des médicaments les plus couramment utilisés.

Comprendre la douleur et les options de traitement

Lorsque la douleur survient, plusieurs techniques existent pour la soulager. Les traitements de la douleur chez l’enfant reposent sur les médicaments antalgiques, mais aussi sur la relaxation, les bains, la kinésithérapie, etc. En théorie, les antalgiques sont des médicaments utilisés pour atténuer la douleur, tandis que les analgésiques visent à l’éliminer. Les principales substances qui soulagent la douleur sont divisées en trois classes en fonction de leur potentiel d’action : antalgiques de niveau 1, de niveau 2 et de niveau 3.

Les paliers d'antalgiques

  • Palier 1 : Ce palier regroupe les médicaments permettant de traiter les douleurs légères à modérées, incluant le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène.
  • Palier 2 : Les substances antalgiques de niveau 2 sont la codéine et le tramadol. Elles sont destinées aux douleurs d'intensité moyenne ou aux douleurs non soulagées par les antalgiques de niveau 1.
  • Palier 3 : Les substances antalgiques de niveau 3 sont destinées aux douleurs intenses, qui sont rebelles aux autres antalgiques. La morphine par voie orale est utilisable chez l’enfant sous forme de gouttes buvables, de comprimés ou de gélules.

Le paracétamol : Un choix sûr en première intention

Le paracétamol est souvent le traitement de choix de la douleur chez l’enfant. Il est indiqué dans le traitement des douleurs légères à modérées, et en association à d’autres antalgiques dans le traitement des douleurs modérées à fortes. Il est le plus sûr des antalgiques de niveau 1 pour les enfants de moins de quinze ans, si les doses préconisées sont bien respectées. Il peut être utilisé dès la naissance. Il agit habituellement en 20 à 30 minutes.

Utilisation et précautions

Le paracétamol peut être utilisé en automédication pour soulager l’enfant en cas de petit problème (chute, mal de tête, coup de soleil, etc.). Il faut faire attention à ne pas associer plusieurs médicaments contenant du paracétamol, pour éviter tout risque de surdosage potentiellement toxique pour le foie. Il est impératif de respecter la posologie adaptée à l’âge et/ou au poids du patient mais également les intervalles entre les doses. Pour éviter un surdosage en paracétamol, il faut bien vérifier la composition des médicaments. En effet, le paracétamol est présent de nombreuses spécialités pharmaceutiques, en association avec d’autres principes actifs.

Formes et administration

L’utilisation des suppositoires est déconseillée, car leur absorption est mauvaise et leur effet est plus lent à survenir. Le Doliprane solution pédiatrique est un médicament à base de paracétamol destiné à diminuer la fièvre et les douleurs des enfants de 3 à 26 kg. La posologie est la dose poids 3 à 4 fois par jour régulièrement espacé (4 à 6 h). La pipette graduée permet de doser le médicament pour votre enfant. Attention, chaque sirop a sa pipette qui ne représente pas le même volume de médicament même si le poids écrit est identique. Il ne faut jamais utiliser une pipette de Doliprane à la place d’une pipette d’Advil et vice versa.

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Contre-indications

En cas de problèmes hépatiques et de maladies graves du foie, car à haute dose, il peut fragiliser le foie. Le doliprane n’est pas recommandé aux personnes souffrant de maladies graves du foie ou d’inflammations ou de saignements du rectum. Il est aussi déconseillé aux personnes intolérantes au gluten.

L'ibuprofène : Un AINS efficace

L’ibuprofène est l’anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) recommandé en premier lieu pour soulager la plupart des douleurs aiguës modérées à intenses chez l’enfant de plus de 3 mois. Il est utilisé à la dose de 30 mg par kilo de poids et par jour, en quatre prises. L’ibuprofène est, comme le paracétamol, prescrit chez l’enfant et chez l’adulte, dans le traitement des douleurs et de la fièvre.

Utilisation et précautions

L’ibuprofène est l’AINS à recommander en première intention en pédiatrie dans la plupart des douleurs aiguës modérées à intenses. Le rapport de l’OMS de 2012 précise qu’« aucun autre AINS n’a été suffisamment étudié en pédiatrie, en termes d’efficacité et de sécurité, pour être recommandé comme une alternative à l’ibuprofène » et que « l’ibuprofène a montré une efficacité supérieure à celle du paracétamol dans la douleur aiguë ». L’aspirine et l'ibuprofène sont les seuls AINS qui peuvent être obtenus sans ordonnance pour les enfants. Leur utilisation doit être prudente en cas de déshydratation, de trouble de la coagulation ou d’infection grave. Advil solution pédiatrique est un médicament à base d’ibuprofène destiné à diminuer la fièvre et les douleurs des enfants de 3 à 26 kg. La posologie est la dose poids 3 à 4 fois par jour régulièrement espacé (4 à 6 h). La pipette graduée permet de doser le médicament pour votre enfant. Attention, chaque sirop a sa pipette qui ne représente pas le même volume de médicament même si le poids écrit est identique. Il ne faut jamais utiliser une pipette de Doliprane à la place d’une pipette d’Advil et vice versa. Il faut le prendre en mangeant, pour limiter le risque de brûlures d’estomac et pas plus de trois jours.

Contre-indications et effets secondaires

Si on a des antécédents d’ulcère gastrique. Il est incompatible avec certains médicaments comme les anticoagulants. L’ibuprofène peut provoquer des effets secondaires plus ou moins graves. À la suite de la prise de l’ibuprofène, les patients peuvent présenter des nausées, des vomissements, des maux de tête, des troubles de la vision, des vertiges et des maux d’estomac. Dans des cas plus graves, le patient ayant pris de l’ibuprofène peut souffrir d’ulcère de l’estomac, de duodénum et même d’hémorragie du tube digestif. L’ibuprofène est également déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes ou ayant des difficultés à enfanter. Il peut aussi présenter un danger pour les personnes âgées.

Quand et comment combiner paracétamol et ibuprofène ?

Parfois, chez l’enfant ou l’adulte, il est possible d’alterner l’ibuprofène et le paracétamol pour soulager au mieux la douleur et la fièvre, ce qui permet de mieux respecter les intervalles de prise entre les médicaments. En cas d’insuffisance d’efficacité du paracétamol seul ou de l’ibuprofène seul, leur association, et non leur alternance, est recommandée. Si la fièvre persiste, on peut alterner les prises avec de l’Advil. Mais attention à surveiller la déshydratation, surtout si la fièvre est associée à des diarrhées, et attention aussi à bien respecter les doses !

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Autres options médicamenteuses

Antispasmodiques

En cas de douleurs liées à des spasmes du tube digestif ou de l’appareil urinaire, le médecin peut prescrire des médicaments antispasmodiques. Ce ne sont pas des antalgiques à proprement parler. Mais, en agissant sur les contractions des muscles involontaires, ils aident à soulager certaines douleurs. Les règles douloureuses, dues à des contractions de l’utérus, et les crampes d’estomac. En cas d’allergie, sinon les effets indésirables du phloroglucinol sont rares.

Codéine et Tramadol

La codéine est associée au paracétamol dans les médicaments antalgiques. Le tramadol sous forme de solution buvable est utilisable chez l’enfant à partir de 3 ans. Il a des effets indésirables spécifiques : convulsions, confusion, hallucination, délire. Des cas d'erreurs d'administration liées à la solution buvable ont été rapportés. Elles ont entraîné des surdosages parfois graves.

Morphine

La morphine par voie orale est utilisable chez l’enfant sous forme de gouttes buvables, de comprimés ou de gélules. Il existe des formes dites à libération immédiate qui agissent rapidement en 30 à 60 minutes, pendant une durée de 4 heures, et des formes dites à libération prolongée qui agissent en 2 à 4 heures pour une durée de 12 heures. La constipation est un effet indésirable constant et persistant qui nécessite un traitement laxatif, en complément des mesures hygiéno-diététiques. La morphine par voie injectable est habituellement réservée à la prise en charge de douleurs sévères à l’hôpital. Ce sont des dérivés de la morphine. Ils sont prescrits de façon exceptionnelle chez l'enfant.

Approches non médicamenteuses

En cas de douleur musculaire, ou localisée sur un tendon ou sur un muscle, ou après un choc, il est possible d’appliquer un antalgique local sur la zone douloureuse. Les gels contenant une substance anti-inflammatoire et vendus sans ordonnance sont généralement réservés à l’adulte. Une solution sucrée concentrée, associée à la succion d’une tétine, stimule la production d’endorphines dans le cerveau et diminue en conséquence les sensations douloureuses. Ce protocole permet de rendre indolores de petits gestes, tels que les prises de sang, les pansements, la pose et le retrait de sondes, etc. Composés de lidocaïne et de prilocaïne, ils permettent d’obtenir une anesthésie de la peau ou des muqueuses plus ou moins profonde (jusqu’à 5 mm en profondeur). Elle est obtenue en faisant inhaler un mélange à parts égales d’oxygène et de protoxyde d’azote, un gaz connu pour son effet antalgique, anxiolytique et euphorisant (c’est le célèbre « gaz hilarant »). Chez l’enfant de plus de quatre ans, l’inhalation au masque doit durer au moins trois minutes. Cette méthode est simple (pas de jeûne préalable), sûre et sans aucun danger. Elle permet d’effectuer sans douleur des examens (ponctions, biopsies), des soins (injections, infiltrations) ou de petites interventions d’urgence (sutures). Les techniques physiques sont souvent utilisées dans les douleurs de l'appareil locomoteur. Elles reposent sur des activités sportives ou récréatives. Les massages permettent de détendre l'enfant, de mieux communiquer avec lui. Elles font appel, entre autres, à des techniques de thérapie cognitive et comportementale, à la relaxation (qui diminue l'anxiété, le stress et la douleur) et à l'imagerie positive (qui utilise la suggestion d'images agréables de confort et de bien-être). L'hypnose est une méthode complémentaire pour prévenir et soulager la douleur. Elle permet d'obtenir une relaxation profonde sans perte de conscience. Les enfants y adhèrent plus facilement que les adultes.

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