Depuis l’aube de l’humanité, l'allaitement maternel a été le mode d'alimentation privilégié pour les nourrissons. Pourtant, de nos jours, il peut parfois représenter un défi, suscitant des questions et des préoccupations. Pourquoi certains pères s’opposent-ils à l’allaitement ou exercent-ils des pressions pour un sevrage rapide ? Pourquoi certaines femmes refusent-elles d’allaiter, arguant qu’il est préférable que le père « participe » en donnant le biberon ? Cet article explore le rôle crucial du père dans l'expérience de l'allaitement, en mettant en lumière les avantages d'une implication paternelle positive et les défis potentiels qui peuvent survenir.

L'Évolution des Modèles Parentaux : Du Père Traditionnel au "Nouveau Père"

Tout comme il existe différents « modèles » de mères, il existe également divers « modèles » de pères. Le modèle traditionnel dépeint souvent un père distant, peu impliqué dans les soins du bébé, laissant cette responsabilité à la mère. Cependant, un nouveau modèle a émergé, celui du « nouveau père », beaucoup plus présent et impliqué dans la vie de ses enfants, dès leur naissance et même avant. Cette évolution soulève des questions quant à la place du père dans l'allaitement, un domaine traditionnellement associé à la mère.

Selon l’image popularisée par les médias, la première caractéristique du « nouveau père » est son implication active dans tous les aspects de la vie de l'enfant. Ceci peut engendrer un certain désarroi chez certains pères lorsque leur femme allaite, même s'ils soutiennent ce choix. Ils peuvent se sentir exclus de cette relation privilégiée entre la mère et l'enfant.

L'Importance Cruciale du Soutien Paternel dans l'Allaitement

Convaincre les futurs pères des bienfaits de l’allaitement et du fait qu’ils y trouveront leur place est donc tout aussi important que de convaincre les futures mères. Une enquête de 1995 portant sur 115 mères britanniques a révélé un lien direct entre le soutien du père et la réussite de l'allaitement. Les trois-quarts des bébés dont les pères approuvaient l’allaitement étaient exclusivement allaités, tandis que la proportion tombait à moins de un sur dix en cas d’opposition ou d’indifférence du père.

Les pères ne sont pas différents de la société qui les entoure. Les pères favorables à l'allaitement sont souvent sensibles à la beauté de la relation d’allaitement et au bien-être qu’ils ressentent chez leur bébé dans cette relation. Certains sont également bien informés des avantages de l’allaitement pour la santé de l’enfant à court et à long terme, grâce à leur formation scientifique ou à d'autres sources d'information. D'autres encore apprécient le côté pratique de l’allaitement : pas de préparation nécessaire, pas de biberons à laver, économies de temps et d’argent, et la possibilité de se déplacer facilement avec le bébé.

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Pierre Antilogus et Jean-Louis Festiens soulignent la simplicité de l'allaitement : « la technique de l’allaitement est extrêmement simple, et c’est à prendre en compte. Dès que bébé commence à brailler : a) allez le chercher ; b) donnez-le à votre femme (vous pouvez aussi laisser votre femme aller le chercher elle-même) […] Quant à la technique de l’alimentation au bib’, elle remplirait un livre à elle toute seule. Bien sûr, on peut voir des avantages à cette méthode. Bien sûr. »

Les Défis et les Préoccupations des Pères Face à l'Allaitement

Selon Winnicott, le rôle du père, les premiers temps, est bien de protéger la mère et le bébé « contre tout ce qui tend à s’immiscer dans le lien existant entre eux, ce lien qui constitue l’essence et la nature même des soins maternels ». Cependant, l’espoir de prévenir la jalousie peut parfois mener à des situations surprenantes.

Un certain nombre d’hommes s’opposent à l’allaitement parce qu’ils ont peur que cela abîme les seins de leur femme. D’autres estiment que l’allaitement gêne les relations sexuelles (dans la même étude, 72 % des pères du premier groupe contre 24 %). Cette idée d’une incompatibilité entre sein érotique et sein nourricier se retrouve de nos jours dans le discours de psys comme Marcel Rufo qui déclarait dans Elle : « Allaiter plus de six mois, quand l’enfant commence à avoir des dents, cela me pose question. Quand le sein a retrouvé sa fonction érotique, il ne se partage pas ! Dans les années 80, on a fabriqué pas mal de chopes et autres tasses en forme de sein. Elles sont aujourd’hui passées de mode, et on les retrouve sur les vide-greniers.

Le désir de donner le biberon pour participer au nourrissage du bébé peut également être une source de tension. Il est souvent perçu comme la forme moderne de l’envie qu’éprouvent un certain nombre d’hommes face au privilège des femmes de porter les enfants et de les allaiter.

Comment le Père Peut-il Trouver Sa Place Pendant l'Allaitement ?

Alors pourquoi cette séparation entre le père et son nouveau bébé, dans les premiers jours après la naissance, pendant cette période sensible où se tissent les premiers liens ? Dans son ouvrage Éloge des mères, Edwige Antier militait pour des chambres parentales, qui « permettraient une proximité charnelle plus précoce entre le père et son enfant, d’autant plus importante et nécessaire que le père n’a pas porté son bébé dans son corps.

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Une étude [12] comparant des pères de bébés allaités à des pères de bébés au biberon avait montré que ceux qui avaient eu un ou des autres enfants allaités, qui assistaient aux séances de préparation à l’accouchement ou qui avaient eu des informations sur l’allaitement par un professionnel de santé pendant la grossesse, en savaient plus sur l’allaitement et sur le comportement normal des bébés, et étaient donc plus à même de soutenir leur femme. Une étude italienne [13] l’a confirmé : quand on avait expliqué au père la façon de prévenir et gérer les difficultés d’allaitement les plus courantes, le bébé avait beaucoup plus de chances d’être toujours allaité exclusivement à 6 mois (25 % dans le groupe intervention contre 15 % dans le groupe témoin), et ce d’autant plus si la mère avait connu de telles difficultés (24 % contre 4,5 %). C’est la raison pour laquelle certains pays (par exemple la Grande-Bretagne) ont lancé des campagnes de promotion de l’allaitement visant spécifiquement les pères [14]. C’est la raison pour laquelle, dans certaines maternités, on propose aux futurs pères non seulement de participer aux séances de préparation, mais aussi à des réunions entre pères.

Une enquête faite en Grande-Bretagne par une firme de lait infantile auprès de 2000 pères a révélé qu’un tiers d’entre eux reconnaissaient avoir goûté le lait de leur compagne, et ce à plusieurs reprises, même s’ils n’en apprécient pas particulièrement le goût. Pour eux, c’est une façon de s’immerger dans l’élevage de l’enfant. L’un d’eux a dit : « C’était juste une façon de participer à l’expérience globale du fait d’avoir un bébé. » Et un autre : « Contempler mes enfants en train de se nourrir aux seins de ma femme était très émouvant, et je voulais participer à cela.

Conseils et Astuces pour un Rôle Paternel Actif et Soutenant

Et si l’allaitement était aussi une affaire de couple ? Parce qu’accueillir un nouveau-né et répondre à ses besoins est une responsabilité que l’on préfère ne pas endosser seule, on a tout intérêt à impliquer le papa ou le deuxième parent dans ce projet. Comment laisser une place à son conjoint quand on décide d’allaiter pour l’aider à entrer dans son rôle de parent et nouer une relation précieuse avec son bébé ? Voici les astuces glanées auprès des jeunes parents et les réponses d’une spécialiste de l’allaitement pour vous accompagner, recueillies avec la complicité de MAM la marque qui vous accompagne pour nourrir votre bébé en toute sérénité.

Le Co-Parent Pendant l’Allaitement : Un Rôle de Soutien

Quand on parle d’allaitement, on évoque souvent le lien fusionnel qui se crée entre la mère et son nouveau-né, un duo qui peut faire craindre au deuxième parent de ne pas trouver sa place. Et pourtant, les occasions sont nombreuses pour le papa ou le co-parent de jouer un rôle et de contribuer à former la triade parents-bébé, dès les premiers jours. Consultante en périnatalité, Barbara van Vlamertynghe accompagne les jeunes et futurs parents avant et après la naissance, elle assure que le deuxième parent a toute la place d’exister en dehors des tétées : « l’endormissement, le peau à peau, la digestion, le change, le bain sont autant de soins que le conjoint peut assumer, à condition d’avoir été préparé pendant la grossesse et à la maternité. »

Comment ? En assistant à des cours de préparation à la naissance et/ou à l’allaitement, en parlant de l’allaitement en couple, en observant et en écoutant les sages-femmes et les puéricultrices à la maternité. L’essentiel étant d’être suffisamment sensibilisé sur le rôle qu’il aura à jouer après la naissance. « Ce qui est essentiel selon moi, c’est que le co-parent comprenne qu’il est là pour prendre soin et veiller au confort de la maman qui allaite, sa présence et son soutien sont essentiels pour qu’elle vive au mieux cette période, en particulier les premières semaines qui peuvent être délicates. »

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Être là, tout simplement. Alexis témoigne : « Dans les premiers temps, lorsque je voyais Hortense allaiter notre fille Gloria, j’ai ressenti un mélange de frustration et de joie. Dans ces moments-là, j’avais l’impression de ne pas servir à grand-chose. Et en même temps j’étais heureux de voir Gloria nourrie pas sa mère. C’est un beau moment. J’ai cherché à aider Hortense comme je pouvais en allant chercher notre fille dans son lit, en l’aidant à l’installer correctement, en étant là tout simplement si besoin. » Hortense confirme : « j’ai cherché à l’impliquer dès le début car j’avais besoin qu’il m’aide et il a été très à l’écoute, et plutôt intéressé sur le sujet. Sur l’aspect technique, je n’étais pas assez préparée sur les positions, les astuces pour bien faire téter mon bébé. Il m’a beaucoup aidée à positionner Gloria avec le coussin d’allaitement, il est allé chercher le tire-lait à la pharmacie, les coussinets d’allaitement… »

Rassurer la Maman

« Les jeunes mamans que j’accompagne pendant leur allaitement ont presque toutes le besoin d’être rassurées : est-ce que je m’y prends bien ? Mon lait est-il nourrissant ? Est-ce que le bébé prend assez ? La grande question derrière tout ça c’est : suis-je une bonne maman ? Elles ont besoin d’entendre que ce qu’elles font est bien », explique Barbara. Elle ajoute que certaines mamans peuvent se sentir seules au front et vivre leur allaitement comme une charge, une privation de liberté. Et en effet, les débuts de l’allaitement imposent à la maman une présence et une implication permanente, comme l’explique Charlotte, maman de Léonard, 3 mois : « Ce n’est pas évident de faire de la place à son conjoint pendant l’allaitement. Au début, cela demande un peu de concentration, et l’on n’est pas forcément disponible pour échanger avec le papa. Mais j’ai apprécié qu’il soit juste à côté de moi pour me tenir compagnie ou m’aider au positionnement ; que ce soit un moment à trois. Ensuite j’ai senti que j’avais besoin qu’il s’implique davantage donc j’ai tiré mon lait et il lui a donné des biberons de lait maternel. C’était super de pouvoir mixer l’allaitement au sein et au biberon. »

Relayer la Maman Grâce aux Biberons de Lait Maternel

Charlotte a très vite envisagé cette solution : « j’ai eu ma montée de lait chez moi au 5e jour, il a fallu que je désengorge mes seins ; j’ai donc utilisé un tire-lait électrique et c’est là que mon mari a commencé à nourrir notre bébé avec des biberons de lait maternel. J’ai trouvé ça super de le voir lui donner le biberon mais aussi de me soulager ; nous avons donc continué comme ça. Cela nous a permis de voir si notre bébé appréciait le biberon, de le nourrir en public sans s’isoler dans une autre pièce, et de commencer une transition douce avant le lait industriel. » Même constat pour Hortense et Alexis : « Hortense a commencé à tirer son lait lors de son séjour à la maternité car ses tétons la faisaient souffrir. Elle a continué à le faire de retour à la maison, ce qui m’a permis de prendre le relais de temps en temps et qu’elle se repose un peu, la nuit notamment. J’ai apprécié cette solution car elle m’a permis de m’occuper de ma fille, de me sentir utile et de créer du lien en la nourrissant. »

Pour Clémence et Charlotte, mamans de Gaspard, les biberons de lait maternel se sont imposés dès le début de l’allaitement : « Gaspard est né un mois et demi à l’avance avec un petit poids de naissance. Il était donc compliqué pour Clémence de l’allaiter complètement au sein car il s’endormait et ne tétait finalement pas beaucoup. Clémence a donc eu recours au tire-lait pendant de longues semaines pour compléter les tétées et pendant qu’elle tirait son lait, je donnais le biberon à Gaspard avec le lait maternel. Clémence était déçue au début de ne pas pouvoir l’allaiter au sein complètement, mais j’étais heureuse de pouvoir la soulager et que Gaspard puisse quand même continuer à avoir du lait maternel. »

Alterner le Sein et les Biberons de Lait Maternel : La Solution Idéale ?

Booster sa lactation, soulager des seins douloureux dans le cadre d’un engorgement ou de crevasses, anticiper et constituer un stock de lait en vue de la reprise du travail, entretenir sa lactation au travail, mais aussi gagner en liberté et passer le relais à son conjoint avec des biberons de lait maternel : le fait de tirer son lait offre de nombreux avantages aux jeunes parents. Reste que, outre que cette solution exige d’être organisée, comme le remarque Charlotte, Barbara van Vlamertynghe conseille plutôt de commencer après le premier mois, si la situation le permet : « En effet, le premier mois, l’allaitement repose sur un équilibre encore fragile, c’est la loi de l’offre et de la demande, les seins ont besoin d’être stimulés par la succion du bébé qui ne se remplace pas en termes physiologique, sensoriel et émotionnel. Je conseille d’attendre que l’allaitement soit bien installé ou de se faire suivre par un professionnel , afin d’éviter les mauvaises surprises. Mais j’insiste, se sentir exclu de la dynamique mère-enfant en cas d’allaitement peut se solutionner facilement en prenant sa place de papa ou de co-parent à n’importe quel autre moment de la journée ».

3 Astuces Pour Être Un Bon Co-Parent Pendant L’Allaitement

Au-delà du soutien moral et psychologique apporté à la maman qui allaite, le co-parent peut donc facilement se rendre indispensable au moment des tétées. Comment ? Voici les 3 conseils de notre consultante en périnatalité :

1/ Veiller à ce que la maman soit bien installée. « Le mal de dos, les douleurs dans les bras ou la nuque peuvent vite se faire sentir quand on allaite dans une mauvaise position. Le papa ou le deuxième parent peut garder le bébé dans les bras pour laisser le temps à sa compagne de s’installer, lui apporter des coussins si besoin, etc. Cela est non seulement très important pour son confort et celui du bébé, mais ça permet aussi de montrer qu’on est là pour elle, que l’on comprend les efforts que demande l’allaitement, c’est une forme de reconnaissance : cela est très soutenant pour la maman allaitante qui est parcourue de doutes, qui se sent responsable du bien-être et de la croissance de leur enfant ».

2/ Lui apporter à boire et à manger. « Pendant la tétée, la maman a faim et surtout très soif. Comme il est difficile de se lever pour se rendre à la cuisine avec le bébé dans les bras, le conjoint peut prouver tout son soutien et tout son amour en lui apportant une tisane, un verre d’eau, des fruits coupés ou du chocolat. C’est une chaîne humaine, un travail d’équipe, une famille : le co-parent nourrit la maman et la maman nourrit son bébé ».

3/ Apporter un deuxième regard. « N’étant pas parcouru par le grand chamboulement hormonal du post-partum, le co-parent a une sorte d’objectivité dont la maman est parfois privée ; quelque chose de viscéral peut étreindre la maman, elle est à vif, très sensible, soucieuse de (trop) bien faire. Le co-parent aura plus de facilités à prendre de la hauteur sur une situation.

L'Importance de l'Inclusion Active des Pères dans le Soutien à l'Allaitement

Une étude qualitative menée en Norvège souligne l’importance d’inclure activement les pères dans les actions de soutien à l’allaitement. Alors que les bénéfices de l’allaitement sont bien établis, la réussite de sa mise en place repose souvent sur le soutien de l’entourage, notamment celui du père. Pourtant, ces derniers restent souvent à l’écart dans les consultations.

L’étude d’Hamnøy et al. Les pères interrogés se disent volontaires pour soutenir la mère et faciliter l’allaitement, mais nombreux sont ceux qui manquent d’informations concrètes sur ce qu’ils peuvent faire. À l’inverse, ils se sentent exclus lorsque leurs questions sont ignorées ou lorsqu’ils ne sont pas invités aux consultations. Les participants soulignent que des messages incohérents entre professionnels peuvent engendrer confusion et désorganisation au sein du couple parental.

L’étude appelle à considérer les pères non seulement comme soutien, mais comme co-acteurs du processus d’allaitement, capables d’apporter un soutien émotionnel, organisationnel et affectif. Ainsi, l’engagement actif des pères dans l’allaitement est une ressource précieuse pour les professionnels de santé. Hamnøy, I. L., Kjelsvik, M., Baerug, A. B., & Dahl, B. M. (2025). Fatherhood and breastfeeding: A qualitative exploration of counselling experiences. International Breastfeeding Journal, 20(36).

Communication et Préparation : Les Clés d'un Projet d'Allaitement Réussi en Couple

L’allaitement maternel crée un lien très fort entre une maman et son bébé. Pourtant, on ne le dit pas assez mais le rôle du second parent est fondamental. Bébé n’est pas encore là ? C’est parfait ! Prenez une soirée pour vous poser avec votre compagne et parlez “allaitement” ! En effet, il est essentiel que vous sachiez chacun le plus tôt possible ce que l’un et l’autre en pense pour définir ensemble votre projet d’allaitement :

  • Avez-vous été allaités ?
  • Vos familles sont-elles plutôt favorables à l’allaitement ?
  • Quelle image avez-vous de l’allaitement ?
  • Connaissez-vous des personnes qui allaitent ou ont allaité leur bébé ?
  • Qu’en pensez-vous ?
  • Que souhaitez-vous pour votre bébé ? Pour quelles raisons ?

Et surtout, cela vous permettra d’informer la future maman de votre désir de prendre part à l’allaitement de votre bébé et de votre soutien en toutes circonstances. Contrairement à ce que l’on peut croire, allaiter son bébé n’est pas inné pour une femme. Et des choses à savoir sur l’allaitement, il y en a ! Alors deux cerveaux ne seront pas de trop. Sachez que le soutien, dans un projet d’allaitement, est décisif pour son bon déroulement mais aussi pour sa durée. Pour cela, commencez par lui faire comprendre que, quels que soient ses choix, ce seront les bons et que vous les respecterez et les défendrez avec elle. Même si elle peut parfois en douter, votre compagne est tout à fait capable d’allaiter si telle est son envie. Elle en a les capacités et les ressources.

Le Soutien Pratique et Logistique : Un Pilier de l'Allaitement Réussi

Le congé paternité a été allongé. En effet, un allaitement demande généralement trois semaines pour se mettre en place. En étant présent, vous serez également plus attentif aux ressentis et aux besoins de votre compagne. Aussi, elle aura besoin de votre aide pour lui apporter un ou deux petits coussins, tenir bébé pendant qu’elle s’installe, le déposer dans ses bras, vous assurer que son dos est bien calé, qu’elle n’a pas froid, soif (Le saviez-vous ? Votre rôle sera également important la nuit, pour les tétées nocturnes. Enfin, en promenade, c’est aussi vous qui pourrez partir en éclaireur pour trouver le bon “spot”. Si la maman n’est pas très à l’aise, vous pourrez aussi l’aider à s’installer et la protéger des regards curieux ou malveillants.

Quand on parle d’allaitement, tout le monde a un avis différent sur le sujet, une anecdote à partager, un conseil à prodiguer, une mise en garde… On vous parlera aussi très souvent des inconvénients et des idées reçues qui pourront faire peur à la maman et/ou la faire culpabiliser. Si l’accompagnement par un professionnel formé est recommandé, parfois, un simple accessoire pratique pourra soulager la maman et changer la donne : coussinets, recueil-lait, coquillages, bijoux d’allaitement… sans parler du tire-lait dont elle pourra avoir besoin pour envisager la reprise du travail. La charge mentale de la maman est un sujet dont on entend de plus en plus parler, à très juste titre et donc à ne pas négliger.

Et petit aparté concernant les câlins : vous la trouvez très sexy dans son nouveau rôle de maman allaitante ? Dîtes-le lui, mais laissez-lui un peu de temps ! Oui, oui, c’est bien à vous, les papas et deuxièmes mamans, à qui l’on pense pour allaiter vous-même vos bouts de chou. Vous y aviez pensé ? Cela passe (presque) forcément par le fait pour la maman de tirer son lait à l’aide d’un tire-lait (manuel ou électrique) ou d’un recueil-lait et de le recueillir dans un récipient stérile. Retrouvez d’ailleurs ici les conditions et durées de conservation du lait maternel.

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