L'allaitement maternel est reconnu comme l'alimentation la plus adaptée aux nourrissons, offrant des bienfaits nutritionnels et immunologiques inégalables. Cependant, la reprise du travail ou d'autres contraintes peuvent amener les mères à envisager des solutions alternatives ou complémentaires, telles que l'allaitement mixte ou l'utilisation de lait maternel exprimé en crèche. Les crèches Babilou s'engagent à accompagner les parents dans leur choix d'allaitement, en mettant en place des protocoles stricts et des recommandations pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants.
Allaitement Maternel en Crèche Babilou : Un Soutien Personnalisé
Les crèches Babilou reconnaissent l'importance de l'allaitement maternel et souhaitent faciliter sa poursuite, même après la reprise du travail. Plusieurs options sont offertes aux parents :
- Apport de lait maternel exprimé : Il est tout à fait possible d'apporter son lait maternel en crèche Babilou. La direction remettra alors un protocole détaillé des règles d'hygiène à respecter, notamment pour garantir le maintien de la chaîne du froid.
- Allaitement sur place : Les mamans qui le souhaitent et en ont la possibilité peuvent venir allaiter leur bébé directement à la crèche. De nombreuses crèches mettent à disposition des espaces dédiés à l'allaitement, offrant ainsi plus d'intimité.
- Lait fourni par la crèche : Au moment du sevrage, si vous souhaitez savoir si votre crèche fournit les repas, vous pouvez consulter la fiche crèche de votre établissement. Lorsque le lait est fourni, la marque proposée par la structure vous sera communiquée lors de la réunion d’admission avec la directrice ou le directeur de la crèche.
Protocole d'Hygiène et de Conservation du Lait Maternel en Crèche
Afin de limiter le risque microbien et de préserver les bienfaits nutritionnels du lait maternel, un protocole de conservation précis doit être appliqué dans les structures d’accueil.
Règles Générales
- Protocole contractuel : Si le lait maternel est accepté, les modalités de traitement devront être notifiées dans le contrat d’accueil de la structure ou le contrat de travail de l’assistante maternelle. De même un protocole, voire une convention à signer, sera remis aux parents pour spécifier les modalités de transport du lait, les contenants acceptés, les durées de conservation, etc.
- Transport : Du domicile au lieu d’accueil, le lait maternel doit être transporté dans une glacière ou un sac isotherme, avec des pains de glace. La température de la glacière ou du sac isotherme, transportant les biberons de lait maternel est inférieure ou égale à 10°C. Pour que ce point puisse être vérifié, il faudra pour cela vous munir d'un pain de glace et d'un thermomètre qui seront à glisser directement dans le sac de transport. Attention toutefois à ne pas coller le thermomètre au pain de glace car sinon la température affichée sera plus proche des -20°C que des 5°C !
- Stockage : Le lait maternel frais ou décongelé sera, dès l’arrivée, mis au réfrigérateur, à 4°C - jamais dans la porte du réfrigérateur, moins froide. S’il s’agit de lait encore congelé destiné à servir de stock, il sera entreposé au congélateur à -18°C. Le conseil de la consultante en lactation : mettre les biberons ou sachets dans une boite en plastique fermée dans le réfrigérateur à la maison, que l’on transvase ensuite dans la glacière puis, à la crèche ou chez l’assistante maternelle, dans le réfrigérateur. Ainsi, les biberons ne sont pas en contact avec l’environnement du réfrigérateur, ni à la maison, ni dans la structure d’accueil. Cela crée un sas de sécurité anti-microbien supplémentaire.
- Nettoyage : Enfin, le réfrigérateur doit être nettoyé toutes les semaines chez l’assistante maternelle, et en crèche décontaminé selon le protocole sanitaire de la structure, et sa température régulièrement contrôlée (tous les jours dans les crèches).
Contenants et Étiquetage
- Contenant adapté : Le plus simple pour la structure d’accueil est un lait maternel stocké dans un biberon, avec tétine adaptée. Il existe des biberons en verre, en plastique (sans BPA), en inox, « mais l’idéal reste le verre. A la congélation, le lait maternel se solidifie et les nutriments se collent à la paroi. Le verre demeure le matériau le plus sain, car ne dégageant aucun substance toxique », rappelle Odile Trouche. Quant aux sachets stériles spécial lait maternel, ils sont certes pratiques mais nécessitent différentes manipulations : ouverture du sachet, transvasement du lait dans le biberon, etc. « Or, chaque manipulation du lait maternel multiplie le risque microbien, c’est pourquoi certaines structures refusent ces sachets », souligne la consultante en lactation. A noter cependant que certaines marques proposent des sachets s’adaptant directement sur le tirelait, puis le biberon. « Avec un seul contenant pour toutes les étapes, on limite le nombre de manipulations, c’est une solution très intéressante dont il faut parler aux parents. »
- Étiquetage : Biberon ou sachet, le personnel de crèche ou l’assistante maternelle doivent vérifier que chaque contenant est étiqueté avec les mentions suivantes : le nom et prénom de l’enfant, la quantité de lait en ml, la date et l’heure du recueil, la date et l’heure de congélation s’il s’agit de lait maternel congelé, la date et l’heure de décongélation le cas échéant. Une astuce à donner aux parents : utiliser un code couleur différent selon qu’il s’agisse de lait frais, de lait congelé ou de lait décongelé.
Durée de Conservation
Concernant les durées de conservation du lait maternel, il existe différentes normes. « Les normes hospitalières sont plus strictes comparées à celles de l’OMS et de la Leche League valables pour la maison, et également validées par des études cliniques. Simplement, l’environnement et le risque microbien est différent entre l’hôpital et la maison », explique Odile Trouche.
- Normes hospitalières (4/4/4) :
- 4 heures à température ambiante pour le lait maternel frais.
- 4 jours au réfrigérateur pour un lait frais.
- 4 mois au congélateur pour un lait congelé.
- Normes OMS et Leche League (8/8/8) :
- 8 heures à température ambiante pour le lait maternel frais.
- 8 jours au réfrigérateur pour un lait frais.
- 8 mois au congélateur pour un lait congelé.
Un lait décongelé peut quant à lui se garder 24 heures au réfrigérateur, et 2 heures à température ambiante. Il ne doit pas être recongelé, ni mélangé à du lait frais.
Lire aussi: Comprendre le lien entre règles et allaitement
Ces durées ne sont pas cumulables. Elles sont valables pour des bébés en bonne santé, nés à terme, et pour un lait recueilli en respectant toutes les précautions d’hygiène : lavage des mains, matériel propre, etc.
A la crèche et à l’assistante maternelle d’appliquer leur propre consensus, en fonction de l’environnement (taille de la biberonnerie par exemple), du niveau de formation du personnel, etc. Certaines crèches choisiront d’adopter la règle des 4/4/4 de l’hôpital. Parfois, des règles plus strictes sont appliquées, par exemple une durée de conservation de 48 heures seulement au réfrigérateur pour un lait frais. Dans tous les cas, ces durées sont à indiquer dans le contrat.
Réchauffage et Décongélation
« Le lait contient des éléments vivants et des agents anti-infectieux sensibles aux changements de température. Pour préserver ses bienfaits nutritionnels, il est important d’éviter les brusques écarts de température, que ce soit du chaud vers le froid lors de la congélation, ou du froid vers le chaud lors de la décongélation et du réchauffage », rappelle Odile Trouche.
- Méthodes douces : Par conséquent, jamais de micro-ondes, ni de bain marie à l’eau bouillante pour réchauffer le lait maternel. De même, on veillera à décongeler le lait maternel en douceur, en le mettant au réfrigérateur, puis à température ambiante avant de le donner eu bébé.
- Température : « S’il ne le prend pas à température ambiante, on le réchauffe quelques minutes dans de l’eau chaude à 40°C maximum ». Même chose pour le lait frais si le bébé le préfère tiède (36°C).
- Utilisation : Un lait maternel, qu’il soit frais ou décongelé, doit impérativement être jeté dans les deux heures maximum dès lors qu’il est touché par la bouche du bébé. Aussi afin d’éviter le gâchis, « il est important de rappeler aux mamans de privilégier des petites quantités de lait maternel 15 à 60 ml en moyenne », recommande l’infirmière puéricultrice. Un bébé allaité n’a en effet pas le même rythme de remplissage et de vidange gastrique, il ne faut donc pas se calquer sur les quantités que boit un bébé au lait maternisé à tel ou tel mois. De plus, avec l’entrée à la crèche ou chez l’assistante maternelle, le nourrisson risque d’espacer ses repas afin de privilégier les tétées lorsqu’il est avec sa mère.
Lait à l’Aspect Caillé
Une fois décongelé, il arrive que le lait maternel prenne un aspect caillé et une odeur aigre. « Cela est dû à la forte présence de lipases, une substance qui aide à la digestion des triglycérides. Certaines mères ont un lait qui en contient un peu plus. Malgré cette consistance et cette odeur, le lait reste tout à fait propre à la consommation. » Cependant, certains bébés peuvent le refuser. « L’astuce à donner aux mamans consiste, avant de congeler le lait maternel, de monter le lait à 50°C dans de l’eau chaude, afin de désactiver ces lipases. », recommande Odile Trouche.
Allaitement In Situ
« L’allaitement in situ doit aussi être encouragé. Durant la première année du bébé, les mères bénéficient, en vertu du Code du travail, d’une heure non rémunérée, scindable en deux, pour tirer leur lait ou venir allaiter leur bébé sur le lieu d’accueil. », rappelle Odile Trouche. Mais souvent, elles n’osent pas demander. « Les crèches et assistantes maternelles ont un rôle à jouer en proposant aux mamans de venir allaiter le bébé, et en mettant à leur disposition un espace dédié », conclut la consultante en lactation. A noter enfin que le personnel de crèche et les assistantes maternelles peuvent bénéficier de formation, d’un accompagnement professionnel, de réunions d’information thématiques sur l’accueil du bébé allaité. Ne pas hésiter à se renseigner.
Lire aussi: Comment choisir un soutien-gorge d'allaitement pas cher ?
Allaitement Mixte : Une Alternative Flexible
L’allaitement mixte, ou allaitement partiel, est une pratique visant à alterner le sein maternel et le biberon industriel pour nourrir le nouveau-né. En l’absence de la mère, un autre membre de la famille peut allaiter le bébé au biberon, à tout moment. Il est important de préciser que le choix de l’allaitement mixte nécessite du temps pour être amorcé dans les meilleures conditions possibles, pour une transition en douceur. De plus, la possibilité de s’orienter vers un mode d’allaitement mixte peut dépendre de plusieurs facteurs, tels que les besoins spécifiques du nourrisson ou l’état de santé de la maman. Cette technique de sevrage progressif peut être bénéfique pour les mamans et leurs enfants. En effet, elle peut permettre d’éviter un risque de mastite ou d’engorgement, et d'aider votre nourrisson à se détacher doucement du lait maternel. De plus, cette douceur dans la transition entre le lait artificiel et le lait maternel permet de rendre l’expérience bien plus agréable et douce pour le bébé, tout en étant bien moins stressante pour la maman.
Quand Commencer l'Allaitement Mixte ?
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un allaitement exclusif durant les 6 premiers mois de bébé serait idéal, avec la poursuite de l'allaitement jusqu'à l'âge de 2 ans. Si vous souhaitez commencer un allaitement mixte, il est possible d'alterner progressivement les tétées et le biberon ; cela permet à votre enfant de s’habituer à la tétine, réduisant ainsi les efforts de succion. Cette technique peut être tout particulièrement utile pour amorcer une transition lorsque vous reprenez le travail. Ainsi, vous réduirez progressivement le temps consacré par l’allaitement exclusivement réalisé au sein. Il convient de s’assurer que bébé tète bien et qu’il arrive à placer convenablement sa langue. Si vous introduisez le biberon trop tôt, votre enfant peut risquer d'être réticent à l'allaitement par la suite. La technique consiste à remplacer progressivement les tétées les moins importantes de la journée par du lait artificiel.
Lorsque vous donnez le sein à votre bébé, il est recommandé de respecter ces quelques règles :
- Détendez-vous et évacuez toute sorte d’anxiété : le stress est le premier ennemi de la lactation.
- S’il a moins de 3 mois, il est idéal de le faire téter le sein au moins 3 fois par jour.
- Il peut être envisageable d’offrir à votre bébé une tétée supplémentaire chaque soir, au moment du rituel du coucher. Cela permettrait de renforcer le lien avec votre tout-petit tout en le réconfortant après une journée passée exclusivement avec un allaitement au biberon.
Quel Produit Choisir pour un Allaitement Mixte ?
Bien que pratique pour certaines mères, l’allaitement mixte nécessite de bien s’informer, notamment sur le choix du lait du biberon. Face à la multitude des produits d’allaitement proposés sur le marché, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Pour choisir le lait industriel adapté à la bonne santé de votre enfant, vous pouvez consulter votre pédiatre. Ce professionnel de santé peut vous conseiller dans le choix et dans la préparation du biberon de votre nourrisson.
N’hésitez pas à vous orienter vers des spécialistes de l’allaitement ou vers votre professionnel de santé afin de demander leurs conseils. Ils vous aideront à vous orienter vers un produit lacté adapté aux besoins nutritionnels spécifiques de votre nourrisson.
Lire aussi: Tétine et allaitement mixte
Il est possible de mélanger le lait maternel et le lait industriel pour passer graduellement à l’allaitement partiel. Commencez par exemple avec 2/3 de lait maternel et 1/3 de lait industriel, puis inversez pas à pas les proportions pour finir par le lait artificiel.
Faites-vous confiance : le processus peut prendre du temps et sa réussite varie énormément, car tous les bébés sont différents ! Il est ainsi essentiel de respecter votre rythme, celui de votre tout-petit, sans précipitation inutile.
Quant au choix des tétines du biberon, vous pouvez privilégier des tétines physiologiques. En effet, certaines tétines stimulent les réflexes de succion naturels du bébé, et sont idéales pour favoriser une transition en douceur entre le lait artificiel et le lait maternel. N’hésitez pas à demander conseil à votre pédiatre qui pourra vous orienter vers des produits pleinement adaptés aux besoins ainsi qu’à l’âge de votre tout-petit.
Le Lait Infantile : Composition et Catégories
Lorsqu’il s’agit d’opter pour un lait infantile, on peut vite se sentir un peu perdus. Les rayons regorgent de marques et de laits différents. Il n’est donc pas toujours évident de comprendre ce qui distingue réellement un lait d’un autre.
Un cadre réglementaire strict garantit la sécurité des bébés. L’arrêté du 11 avril 2008 fixe le cadre réglementaire français applicable aux préparations pour nourrissons. Il définit les exigences relatives à la composition, à l’étiquetage, à la publicité et à la mise sur le marché de ces produits destinés à l’alimentation des enfants de moins d’un an. Les formules doivent garantir :
- une sécurité nutritionnelle optimale, avec des teneurs minimales et maximales strictes en nutriments,
- des vitamines et minéraux,
- des limites de résidus de pesticides très basses.
Avant leur commercialisation, les fabricants doivent déclarer leurs produits auprès de l’administration et fournir les éléments d’étiquetage. Ce texte établit un dispositif strict de protection de la santé infantile et de transparence pour les familles.
Afin de contrôler la qualité du lait infantile, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes peut être amené à organiser des contrôles sur la composition nutritionnelle des laits vendus dans le commerce, comme celui réalisé en 2019. L’enquête révèle que les règles de composition sont respectées dans la majorité des cas, mais qu’il y a des manquements relatifs à la déclaration nutritionnelle des laits, dans 84% des cas sur l’échantillon contrôlé. Il convient donc d’être vigilant quand il s’agit de consulter la composition des produits.
Pour se rapprocher le plus possible du lait maternel, les laits infantiles sont formulés de manière très précise comme indiqué par la DIRECTIVE 2006/141/CE. Même si les bases sont les mêmes pour toutes les marques, certains éléments de la composition peuvent varier et orienter le choix des parents.
- Les protéines : Elles sont essentielles à la croissance. Elles doivent être issues de sources définies (lait de vache, isolats de soja dans certains cas) ; la quantité et la qualité (profil en acides aminés essentiels) sont strictement encadrées.
- Les lipides : Ils fournissent l’énergie nécessaire au développement et sont sources d’apports d’énergétiques et d’acides gras essentiels (oméga-3, oméga-6) pour l’enfant. On retrouve généralement un mélange d’huiles végétales pour assurer les acides gras essentiels. Selon les marques, les huiles végétales utilisées peuvent différer (colza, tournesol, coco, parfois huile de palme). Les parents soucieux de l’impact écologique privilégient souvent les formules sans huile de palme.
- Les glucides : Le principal glucide du lait maternel est le lactose, et il est aussi largement présent dans les laits infantiles. À noter que certains laits spéciaux peuvent utiliser d’autres sources d’énergies.
- Les vitamines et minéraux : Ils sont systématiquement ajoutés pour répondre aux besoins du bébé : vitamine D pour les os, fer pour prévenir l’anémie, calcium pour la croissance, etc. Seules des substances nutritives listées dans les annexes de la directive peuvent être ajoutées ; des teneurs minimales et maximales sont définies.
- Les compléments « bien-être » : De plus en plus de laits contiennent des prébiotiques et/ou probiotiques, qui soutiennent le développement du microbiote intestinal et participent au confort digestif.
Retenez que tous les laits couvrent les besoins nutritionnels de base. Les différences portent surtout sur les choix d’ingrédients (source de glucides, type d’huiles, présence de pré/probiotiques, enrichissements supplémentaires), qui peuvent faire une petite différence selon la tolérance de chaque bébé.
Tous les bébés n’ont pas les mêmes besoins au fil de leur croissance. C’est pourquoi les laits infantiles sont proposés en plusieurs catégories, adaptées à chaque étape du développement.
- Le lait 1er âge (0 à 6 mois) : C’est la formule qui convient aux nourrissons dès la naissance lorsqu’ils ne sont pas allaités, ou en relais de l’allaitement maternel. Il couvre tous les besoins nutritionnels du bébé pendant ses six premiers mois de vie.
- Le lait 2e âge (6 à 12 mois) : À partir de la diversification alimentaire, ce lait prend le relais du 1er âge. Il est enrichi en fer, en acides gras et en nutriments pour accompagner le bébé qui commence à découvrir d’autres aliments mais qui a encore besoin d’un apport lacté important.
- Le lait de croissance (12 mois à 3 ans) : À partir d’un an, certains parents se tournent vers le lait de croissance plutôt que vers le lait de vache classique. Parce qu’il est spécialement formulé pour limiter l’excès de protéines et apporter plus de fer, de vitamine D et d’acides gras essentiels, éléments que le lait de vache ne contient pas en quantité suffisante pour un tout petit.
Il est important de respecter les âges indiqués et de demander conseil à votre pédiatre en cas de doute.
La digestion chez le nourrisson est souvent une source de préoccupations pour les parents, et certains bébés ont en effet des besoins spécifiques. Dans ces cas-là, votre pédiatre est le meilleur interlocuteur pour vous orienter vers le lait le plus adapté. Il existe différentes formules répondant à des situations particulières :
- Laits “confort” ou anti-coliques : avec des protéines partiellement hydrolysées et parfois enrichis en prébiotiques/probiotiques pour faciliter la digestion.
- Laits sans lactose : destinés aux rares cas d’intolérance.
- Laits hypoallergéniques (HA) : pensés pour les enfants présentant un risque d’allergie.
- Laits pour transit : favorisent un meilleur passage intestinal.
- Laits bio : issus de l’agriculture biologique et qui fait l’objet d’analyses récurrentes afin de s’assurer de la non-présence d’Hexane dans le lait.
- Laits à base de lait de chèvre : parfois perçus comme plus digestes, mais non adaptés en cas d’allergie aux protéines de lait de vache.
- Formules thérapeutiques : uniquement sur prescription médicale, pour les allergies sévères ou certaines pathologies.
Les laits anti-régurgitations (AR) ou épaissis sont utilisés pour limiter les reflux. La différence entre un lait AR (Anti-Régurgitations) et un lait épaissi tient à leur formulation, leur objectif et leur utilisation spécifique pour les bébés, notamment ceux qui souffrent de régurgitations ou de reflux.
- Lait épaissi : est un lait infantile classique (1er ou 2e âge), auquel on a ajouté un épaississant (comme de l’amidon ou de la farine de caroube). Il est légèrement plus épais pour mieux rester dans l’estomac et limiter les petites régurgitations. Il est recommandé pour les bébés avec petites régurgitations occasionnelles, utilisé en prévention ou chez les bébés un peu gloutons. L'épaississant utilisé peut être Amidon ou Caroube.
- Lait AR (Anti-Régurgitation) : est un lait épaissi de manière plus importante, spécialement conçu pour les bébés ayant des régurgitations fréquentes ou pathologiques (reflux gastro-œsophagien). Il est plus consistant et formulé pour réduire les régurgitations plus marquées. Il est utilisé pour les reflux gastro-œsophagien modérés à importants et est généralement recommandé par un pédiatre. L'épaississant utilisé est souvent de la caroube, parfois combinée à de l’amidon, pour une efficacité maximale.
Remarque : le lait AR peut nécessiter une tétine adaptée (débit plus rapide) car il est plus épais.
Critères Pratiques pour Guider le Choix
Pour choisir le lait le plus adapté à votre bébé, voici quelques points essentiels à garder en tête :
- L’âge du bébé : respectez les indications « 1er âge », « 2e âge » ou « lait de croissance ».
- Besoins spécifiques : reflux, coliques, allergies ou intolérances peuvent nécessiter une formule spéciale.
- Composition claire : privilégiez les laits avec des ingrédients simples et bien identifiés, et évitez les additifs inutiles.
- Tolérance de votre bébé : observez sa digestion, son confort et son appétit pour ajuster si nécessaire.
- Avis médical : votre pédiatre reste le meilleur guide pour confirmer le choix ou adapter la formule.
tags: #allaitement #crèche #Babilou #protocoles #et #recommandations
