Votre enfant grandit et vous vous demandez jusqu’à quel âge le pédiatre peut être consulté ? En tant que spécialiste des enfants et des adolescents, le pédiatre peut suivre des patients âgés de 0 à 16 ans, voire davantage. Mais quelles sont les règles exactes concernant l'âge limite en pédiatrie et comment cela se traduit-il dans la pratique ? Cet article vise à éclaircir ces questions en abordant les aspects légaux, les recommandations médicales et les réalités du terrain.

Sommaire

  • Pourquoi consulter un pédiatre ?
  • Quels sont les examens pédiatriques obligatoires ?
  • Pédiatre : jusqu’à quel âge un enfant peut-il consulter ?
  • Comment se déroule la consultation chez le pédiatre ?
  • Consultation chez le pédiatre : quel est le montant de remboursement de la Sécurité sociale ?
  • Mutuelle et consultation pédiatrique : quelle prise en charge ?
  • Jusqu’à quel âge les consultations chez le pédiatre sont-elles remboursées ?

Pourquoi consulter un pédiatre ?

Le pédiatre est un médecin spécialiste des enfants et des adolescents. Il assure principalement un rôle préventif, en :

  • dépistant les maladies génétiques et les maladies néonatales ;
  • dépistant les retards de développement, les retards de croissance et les retards de puberté ;
  • informant sur la vaccination ;
  • éduquant à l’hygiène alimentaire ;
  • prévenant les accidents.

Le pédiatre s’occupe ainsi de :

  • surveiller la croissance (poids et taille) ;
  • surveiller le bon développement du langage, le bon développement psychomoteur ;
  • surveiller le bon développement affectif de l’enfant ;
  • dépister les anomalies et les déficiences ;
  • délivrer des conseils aux parents sur l’allaitement, la nutrition, la prévention des accidents domestiques ou encore la parentalité.

Il s’occupe également de la prise en charge des maladies infantiles : varicelle, troubles ORL, diarrhée, infection pulmonaire, infection urinaire, etc.

La consultation chez un pédiatre n’a pas un caractère obligatoire pour un enfant. En raison du manque de spécialistes en ville et à la campagne, il est fréquent que les parents mettent en place un suivi par un médecin généraliste de famille.

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Examens pédiatriques obligatoires : un suivi essentiel

Jusqu’à leurs 18 ans, les enfants sont invités à consulter le médecin à plusieurs reprises, qu’il s’agisse d’un généraliste ou d’un spécialiste. Ces consultations médicales sont réparties à différentes périodes de la vie :

  • 14 consultations durant les trois premières années de vie du bébé ;
  • 3 consultations entre la 3e et la 6e année ;
  • 3 consultations entre la 7e et la 18e année.

Ces examens réguliers permettent de suivre le développement de l'enfant et de détecter précocement d'éventuels problèmes de santé.

L'âge limite pour consulter un pédiatre : entre théorie et pratique

Un pédiatre peut être consulté dès les premiers jours du nourrisson, jusqu’à l’âge de 18 ans. Toutefois, la réalité est parfois plus nuancée.

Les consultations chez le pédiatre seront adaptées à l’âge de l’enfant et à ses besoins en matière de santé. Jusqu’à 6 mois, l’enfant verra par exemple le pédiatre tous les mois. Après 4 ans, une consultation annuelle sera suffisante, si aucun suivi particulier n’est nécessaire.

Un jeune adulte peut encore consulter un pédiatre dans deux cas de figure :

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  • dans le cadre d’un suivi pour une maladie chronique. Il sera ainsi suivi jusqu’à ses 20 ans, puis orienté vers un médecin pour adultes ;
  • pour les enfants porteurs d’un handicap, il arrive que leur pédiatre les suivent au-delà de l’âge de 20 ans.

Dans certains services hospitaliers, notamment en pédiatrie, la limite d'âge communément admise est de 15 ans et 3 mois. Cette limite est souvent évoquée, mais elle ne repose sur aucun texte officiel. Il s'agit plutôt d'une pratique interne à certains établissements.

En réalité, un service d'adulte n'a pas le droit de refuser un enfant, quel que soit son âge, s'il ne s'est pas assuré qu'il pouvait être bien pris en charge dans un service de pédiatrie. La limite des "15 ans et 3 mois" est donc une légende. Un service de pédiatrie peut très bien prendre en charge un majeur, en particulier s'il a été suivi longtemps en pédiatrie.

Dans de nombreux services, la règle des 15 ans et 3 mois est de rigueur, mais avec des exceptions. Les enfants atteints de maladies chroniques, suivis depuis leur enfance dans le service, sont souvent acceptés jusqu'à leur majorité.

Comment se déroule une consultation chez le pédiatre ?

Lors du rendez-vous, le pédiatre se concentre sur les trois principaux axes de prévention que sont :

  • le suivi de la courbe de croissance ;
  • le suivi du développement psychomoteur ;
  • le suivi du carnet de vaccination.

À mesure que l’enfant grandit, le spécialiste effectuera par ailleurs des tests de vue et d’audition, et surveillera le développement pubertaire.

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Lorsque les parents consultent pour une maladie, le médecin réalise un examen complet. En fonction du diagnostic, le pédiatre peut orienter les parents vers un spécialiste ou vers un service d’urgence.

Remboursement des consultations chez le pédiatre : ce qu'il faut savoir

Les 20 examens de suivi sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, en dehors des dépassements d’honoraires éventuels. Il est important de rappeler que ces rendez-vous de suivi ne doivent pas obligatoirement être réalisés par un pédiatre, mais peuvent être effectués par un médecin généraliste.

Pour les autres consultations, le taux de remboursement pour une consultation chez un pédiatre est de 70 % de la BRSS (Base de Remboursement de la Sécurité Sociale). Le montant remboursé par l’Assurance Maladie dépend de l’âge de l’enfant et du secteur de convention de votre médecin.

Pour un spécialiste de secteur 1 :

  • de 0 à 2 ans : La base de remboursement est de 37 € et le montant remboursé de 25,90 € ;
  • de 2 à 6 ans : La base de remboursement est de 32 € et le montant remboursé de 22,40 € ;
  • de 6 à 16 ans : La base de remboursement est de 28 € et le montant remboursé de 19,60 €.

En ce qui concerne les pédiatres de secteur 2 :

  • enfant de moins de 2 ans : La base de remboursement est de 33 € et le montant remboursé de 23,10 € ;
  • enfant de 2 à 16 ans : La base de remboursement est de 23 € et le montant remboursé de 16,10 €.

Le rôle de la mutuelle dans la prise en charge des consultations pédiatriques

En dehors du cas d’affection de longue durée ou des 20 rendez-vous de suivi prévus par l’Assurance Maladie, la consultation chez le pédiatre n’est pas remboursée intégralement par la Sécurité sociale.

Pour bénéficier d’une prise en charge à 100 % de vos frais de santé, vous devez souscrire un contrat auprès d’une complémentaire santé. La mutuelle s’acquittera en effet du reste à charge, connu également sous le nom de ticket modérateur. Il s’agit d’une garantie de base.

En règle générale, les assurances santé proposent un taux de remboursement basé sur les tarifs conventionnels de la Sécurité sociale en matière de consultation pédiatrique.

Si le pédiatre oriente votre enfant vers un ophtalmo, vers un dentiste ou vers un psychologue, il peut être intéressant de vous renseigner sur les formules offrant un bon niveau de couverture pour les soins optiques, les soins dentaires ou les séances chez un psychologue. L’Assurance Maladie rembourse mal ce type de soins. Demandez un devis à votre assureur !

L'importance de l'environnement et de l'accompagnement

L'environnement dans lequel l'enfant est soigné est également crucial. Les unités de réanimation pédiatrique, par exemple, ont pour vocation de prendre en charge des enfants et des adolescents, comme le stipule le décret n° 2002-466 du 5 avril 2002. Chaque enfant est une personne avec ses besoins propres, et la circulaire n° 83-24 du 1er août 1983 relative à l’hospitalisation des enfants émet des recommandations afin que l’accueil de l’enfant et de ses parents s’effectue dans les meilleures conditions.

Il est essentiel que les enfants ne soient pas admis dans des services d’adultes et qu'ils soient réunis par groupes d’âge pour bénéficier de jeux, loisirs, activités éducatives adaptés à leur âge en toute sécurité. L’hôpital doit fournir aux enfants un environnement correspondant à leurs besoins physiques, affectifs et éducatifs, tant sur le plan de l’équipement médical que du personnel et de la sécurité.

L'article 3 de la Charte de l’enfant hospitalisé encourage les parents à rester auprès de leur enfant et offre pour cela toutes les facilités matérielles, sans que cela n’entraîne un supplément financier ou une perte de salaire. Une circulaire DH/EO3 n° 98-688 du 23 novembre 1998 relative au régime de visite des enfants hospitalisés en pédiatrie impose aux hôpitaux de créer des aménagements permettant aux parents d’être reçus au sein des services pédiatriques ou/et de réanimation néonatale.

La prise en charge morale : un aspect fondamental

La prise en charge morale de l’enfant se traduit au sein des services de réanimation pédiatrique par l’attention permanente que les soignants lui portent. Au sein des services de réanimation pédiatrique et plus particulièrement en réanimation néonatale, les enfants sont en situation de détresse grave. Les parents peuvent se sentir perdus face à cette situation critique et impressionnés devant l’appareillage médical entourant leur enfant. Le personnel médical d’un tel service est donc tenu à un devoir particulier d’information et de présence auprès des parents.

L’information fournie doit être la plus complète possible, sans craindre de signaler les points encore non formellement établis. Le dialogue engagé par l’équipe médicale tiendra compte des forces et des faiblesses des parents qui auront à assumer la charge de l’enfant après sa sortie des soins intensifs. Les parents doivent être acteurs de la santé de leur enfant et doivent pouvoir ainsi participer à ses soins. De même, ils doivent pouvoir assister aux soins médicaux et infirmiers s’ils le souhaitent. Dès que l’équipe soignante l’estime possible, les parents doivent être invités à avoir un contact direct avec le nouveau né.

Visites à l'hôpital : un équilibre délicat

Dans les hôpitaux, l’âge minimum pour rendre visite à un patient est habituellement fixé à 10 ou 12 ans, mais cette limite peut varier en fonction des établissements. Étant donné que les visiteurs peuvent constituer une source ou un vecteur d’infection, les personnes présentant des maladies des voies respiratoires ou tout autre signe de maladie transmissible ne peuvent s’y rendre.

Il faut avant toute chose se demander si la visite est indispensable et si l’enfant en a envie. Si la rencontre avec le parent malade n’a pas de caractère absolument nécessaire, et que l’enfant ne le souhaite pas, la question est résolue. Dans l’hypothèse où les adultes décident que cette rencontre est nécessaire (si par exemple le proche est mourant et veut voir l’enfant avant de partir…), l’enfant, quelles que soient ses appréhensions, comprendra que c’est important. Il ne s’agit pas de forcer le jeune, mais plutôt de le comprendre et de questionner son rejet.

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