L'attente de l'arrivée d'un bébé peut être une période remplie d'impatience et de questions. Comprendre ce que signifie exactement une naissance à terme et les facteurs qui l'entourent peut aider à apaiser les inquiétudes et à mieux se préparer à l'accouchement.

Définition de la naissance à terme

Une naissance à terme est généralement définie comme un accouchement qui survient après une grossesse complète de 37 semaines. Le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) définit le terme complet d’une grossesse comme étant la période entre 39 et 42 semaines.

Cependant, il est important de noter que la durée de la grossesse peut varier d'une femme à l'autre. En Belgique, le terme est calculé à 40 semaines, tandis qu'en France, il est de 41 semaines.

Durée de la grossesse

En France, on considère que la grossesse dure 41 semaines. Au-delà de cette durée, on parle de grossesse prolongée. Cependant, il n’y a aucune raison de s’inquiéter si votre grossesse se prolonge.

La durée d’une grossesse se calcule de deux manières. On parle soit de semaines de grossesse (SG), c’est-à-dire la durée écoulée depuis la conception en elle-même, soit de semaines d’aménorrhée (SA), c’est-à-dire la durée écoulée depuis les dernières règles. Dans la pratique, il y a une légère préférence pour le nombre de SA, dans la mesure où cette date est généralement connue avec plus de précision, mais les deux systèmes sont utilisés. Le nombre de SA est équivalent au nombre de semaines de grossesse auquel on ajoute deux semaines.

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Une naissance est considérée comme « à terme » après 41 SA ou 39 semaines de grossesse. Cependant, la plupart des naissances ne tombant pas exactement le jour exact prévu, on considère qu’une grossesse est arrivée à son terme dans la période d’un mois autour de la date d’accouchement prévue. Cependant, la période considérée comme idéale reste la 39e semaine de grossesse. En effet, votre bébé a encore un peu de chemin à parcourir ces derniers jours et il est possible qu’un bébé né à la semaine 37 ou 38 éprouve un peu plus de difficultés à se nourrir ou à respirer qu’un bébé né à la semaine 39 ou 40.

Accouchement prématuré

Un enfant est considéré comme prématuré s’il naît avant 8 mois et demi de grossesse (37 semaines d’aménorrhée). Ses organes ne sont pas tous prêts à affronter la vie extra-utérine, mais des progrès médicaux récemment accomplis permettent aujourd’hui de pallier cette immaturité, au moins en partie, et d’en réduire les conséquences. Et pour améliorer encore la prise en charge de ces enfants qui arrivent au monde un peu trop tôt, les recherches se poursuivent…

On distingue trois niveaux de prématurité :

  • la prématurité moyenne, qui correspond à une naissance entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée révolue (7 mois à 8 mois de grossesse),
  • la grande prématurité, pour les naissances qui interviennent entre la 28e et la 32e SA (6 mois à 7 mois de grossesse),
  • la très grande prématurité, pour les naissances avant 28 semaines, soit en deçà de 6 mois de grossesse.

Environ 70 % des naissances prématurées sont spontanées, dues à des contractions précoces dont la cause est rarement identifiée, ou encore à la rupture prématurée des membranes fœtales (ces ruptures étant parfois d’origine infectieuse).

Le taux de naissances prématurées est également plus élevé en cas de grossesses multiples : il atteint 52,6 %, contre 5,5 % lorsque la mère porte un seul enfant (source : Enquête nationale périnatale 2021). D’autres facteurs comme des conditions socio-économiques défavorables, un âge plus avancé des mères, le stress ou encore la consommation de tabac sont aussi impliqués. Par exemple, le risque d’un accouchement prématuré est deux fois plus faible chez les femmes cadres que chez les ouvrières et les employées.

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Grossesse prolongée

Si à la fin de la 39ème semaine de grossesse, l’accouchement ne s’est pas produit, on parle de grossesse prolongée. La 42ème semaine d’aménorrhée est la durée maximale qu’on laisse atteindre si bébé se fait désirer.

Selon les résultats des enquêtes nationales périnatales*, 15 à 20% des femmes enceintes en France ont une grossesse prolongée.

Il semblerait que certaines familles soient plus promptes à avoir une grossesse prolongée. Le surpoids et l’obésité prolongeraient également la grossesse par des phénomènes hormonaux. Autre cause : la datation reste aléatoire et le médecin peut s’être trompé de quelques jours. Mais la majeure partie du temps, on ne sait pas l’expliquer. Certains diront que votre bébé prend son temps, qu’il choisit son moment…

Risques et considérations

Insuffisance placentaire

Apparemment, lorsque vous arrivez à 42 semaines, votre placenta arrête de fonctionner et il faut donc provoquer l’accouchement. Cette insuffisance placentaire n’est pas un mythe. Elle existe vraiment et peut avoir de graves conséquences pour le bébé. Il s’agit d’un placenta « trop faible » qui n’apporte plus les besoins nécessaires (en oxygène et en nutriment) au bébé pour grandir. Elle se manifeste donc par un retard de croissance prématuré du bébé durant la grossesse.

Et pour finir, rappelons que les bébés qui dépassent le terme (c.-à-d. qui naissent après 42 semaines de grossesse) sont moins de 3% selon quelques études. Cela montre bien que les chances que le placenta se fatigue après 42 semaines sont très faibles.

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Surveillance médicale

A partir de 39 semaines de grossesse soit 41 SA, une surveillance accrue est mise en place au sein de votre maternité. A 42 SA, soit 40 semaine de grossesse, votre médecin ou votre sage-femme va vérifier l’état du placenta. Une calcification du placenta trop avancée engendre une mauvaise nutrition du fœtus.

Et lorsque le placenta ne fonctionne plus, cela se traduit par une diminution du liquide amniotique. Car si le placenta ne remplit plus son rôle, ce sont les échanges entre la maman et le bébé qui se raréfient, ce qui peut être dangereux.

Déclenchement de l'accouchement

Votre gynécologue vous parle déjà, lors de votre check-up des 39 semaines, de déclenchement si vous dépassez le terme de 40 semaines. Voilà pourquoi l’accouchement est déclenché à 41 Semaine d’Aménorrhée+ 6 jours dans la plupart des cas.

Dans ces cas-là, on « déclenche » ? Là, on ne déclenche l’accouchement que pour une raison médicale. Il n’y a pas d’indication à un déclenchement « de principe » ou « de confort » avant 39 semaines d’aménorrhée. On fait de plus en plus de déclenchements aux alentours de 38 semaines ou 39 semaines parce que des études ont montré que, quand le bébé semble trop gros, si on déclenche l’accouchement entre 38 et 39 semaines, il y a moins de complications mécaniques. Inversement, on le déclenche quasi systématiquement dans les quelques jours qui suivent les 41 semaines pour ne pas laisser la grossesse aller jusqu’à 42 semaines.

Astuces pour déclencher le travail spontanément

Existe t-il des astuces pour déclencher le travail spontanément ? Pas vraiment !

Cependant, si vous êtes vraiment impatiente de rencontrer votre bébé, vous aurez peut-être envie de vous tourner vers des remèdes de grand-mère comme par exemple l’huile de ricin. L’efficacité et la sûreté de telles solutions n’est pas démontrée, alors parlez-en impérativement à votre professionnel de santé avant toute initiative de votre part.

Lâcher prise et bien-être

Et si accoucher était une histoire de lâcher prise ? De nos jours, il n’est pas facile de lâcher prise. De plus, il y a beaucoup de peurs autour de l’accouchement. Il vous reste peut-être également des interrogations et des craintes, non pas seulement sur la naissance, mais aussi sur votre postpartum, la maternité, le nouvel équilibre qu’il faudra trouver… Et enfin, pas évident non plus de lâcher prise si vous sentez que votre conjoint n’est pas prêt ou a peur.

Prenez le temps de préparer votre nid et de prendre soin de vous. Allez vous faire masser. Détendez-vous dans un bain chaud. Marchez dans la nature. Préparez votre cocon pour la naissance et pour le postpartum. Lisez ce qui vous inspire, écoutez de la musique calme, faites de la peinture, du dessin, des mandalas… Acceptez, vivez vos émotions et laissez-les aller. N’ayez pas peur de les exprimer. Et puis aussi, méditez. Méditez sur la naissance, sur votre rôle de mère. Quelles sont les peurs qui viennent à vous ? D’où viennent-elles ?

Il est important d’avoir aussi un moment à cœur ouvert avec votre conjoint pour échanger et partager vos états d’esprit sur ce qui vous attend. Vous pouvez le faire sous forme de dialogue de couple. Chacun de votre côté, prenez le temps d’écrire dans une lettre d’amour à votre conjoint(e) ce que vous ressentez. Ensuite, fixez un temps de 15-20 minutes ensemble. Durant ce temps, lisez chacun votre lettre écrite par l’autre.

Faites-vous du bien pour augmenter votre hormone de l’ocytocine et vos endorphines. Faites l’amour avec votre partenaire. C’est toujours une histoire d’ocytocine et de bien-être. Continuez à faire l’amour avec votre partenaire plusieurs fois sur 24h. Faites l’amour, non pas pour accoucher, mais avec beaucoup d’amour. Les prostaglandines du sperme aideront à ramollir le col. Vous pouvez aussi stimuler certains points d’acupression avec de l’huile essentielle de sauge sclarée, connue pour soutenir les contractions. Si vos mamelons ne sont pas trop sensibles, vous pouvez les stimuler en les massant doucement. Demandez à votre partenaire de vous aider.

Allez marcher en conscience tous les jours pour vous vider l’esprit, pour faire descendre bébé et stimuler vos endorphines. Si vous sentez des contractions, accroupissez-vous pour stimuler votre col. Les fleurs de Bach peuvent être aussi d’une grande aide. Prenons l’exemple de la fleur d’impatience qui aide à faire face à cette impatience.

Faites confiance à votre corps et à votre bébé. Eux seuls savent quel sera le moment venu de donner naissance.

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