Kassav', légende vivante et inventeur du zouk, est bien plus qu'un simple groupe de musique; c'est un phénomène culturel. Leur musique, un cocktail détonnant et dansant, mélange des influences caribéennes, du funk et du rock, faisant vibrer la planète entière. L'histoire de Kassav' est celle d'une ambition : moderniser la musique antillaise tout en célébrant son héritage.

Genèse du Zouk: Une Fusion d'Influences

L'aventure Kassav' commence en 1979, lorsque Pierre-Edouard Décimus, fort de son expérience au sein du groupe Les Vikings, décide avec Freddy Marshall de moderniser la musique qu’ils ont toujours jouée. Très attaché à la musique populaire de carnaval, Décimus cherche à l’adapter aux techniques musicales modernes. Ils font appel à Georges Décimus, frère de Pierre Edouard, et Jacob Desvarieux, guitariste et arrangeur passionné de Rock et de R’n’B. Pour concrétiser leur vision, ils s'entourent de musiciens de studio talentueux.

C’est d’abord expérimental. Les rythmes d'origine, venant essentiellement du Gwoka (genre musical de la Guadeloupe), serviront de base à la musique dont ils rêvent. Kassav' est donc un concept avant d’être un groupe. Une réflexion, un désir de progression, un retour aux sources. Le trio de base du groupe rentre en studio en novembre et, au début de l'année 1979, paraît le premier album de Kassav', intitulé Love and Ka Dance.

L'apparition de nouveaux sons, surtout au niveau des basses, claviers et cuivres donne à cette musique un air de modernité et surtout de fête, une musique vivante et dansante en somme. Le second album s'intitule "Lagué mwen" et sort aussi en 1980. Jocelyne Beroard dans les chœurs alors que Freddy Marshall assure toujours le chant. Y figure un de leur premier tube, "Soleil".

Le nom du groupe lui-même, Kassav', évoque les racines caribéennes, la kassave étant une galette de manioc mélangée à de la noix de coco. Dès leur premier album, "Love and Ka Dance" (1979), un nouveau genre musical est né : le zouk.

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L'Ascension d'une Icône Musicale

"Lagué mwen" sort aussi en 1980. Pour la première fois, on peut entendre Jocelyne Béroard dans les chœurs. Sur sa lancée, Kassav' sort un troisième album en 1981 et accueille Jean-Philippe Marthély au chant ainsi que Jean-Claude Naimro aux claviers. A l’été, ce sont les débuts scéniques du groupe à travers les Antilles.

En 1982, après un quatrième album éponyme, le groupe se met entre parenthèses et permet à chacun de ses chanteurs de sortir son album solo. Ralph Thamar vient apporter sa contribution au cinquième album du groupe qui arrive dans les bacsen 83, avec le titre « My doudou ». Georges Décimus concocte un nouvel album solo, à l’instar de Jacob Desvarieux et Jean-Philippe Marthély. Cela ne les empêche pas de travailler pour le collectif car en fin d’année sort « Passeport». Suit d’ailleurs en 84 le septième album de la formation intitulé « Ayé ». Le groupe entreprend une nouvelle tournée durant la période du carnaval, en Guadeloupe et Martinique. Il la reprend en août et va même en Haïti. La même année, Kassav' sort pour Noël « Yélélé ».

Kassav' débute l'année 1985 en force. Jean-Philippe Marthély en profite pour sortir un deuxième album solo, alors que suit celui de Jean-Claude Naimro. Le groupe se retrouve ensuite en France pour le premier d’une longue série de concerts au Zénith. à partir du mois de juillet et jusqu’à la fin de l’année, les tournées continuent dans divers pays tels que l’Algérie, la Guyane, Saint-Martin, Sainte-Lucie, l’Angola devant 30.000 personnes à Luanda, le Portugal, le Niger, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin, le Gabon, la Côte d’Ivoire et naturellement les Antilles.

Le succès de Kassav' est fulgurant. En 1985, le groupe se produit au Zénith de Paris, une salle comble sans aucune promotion préalable. Le groupe commence une tournée en Afrique. Première tournée hors des Antilles avec notamment la Côte d'Ivoire en mars, où le succès est énorme. C'est le début d'une série de concerts mémorables et de tournées internationales qui les mènent aux quatre coins du monde.

Début 1986, ils fêtent leur premier Disque d’Or devant 40.000 personnes rassemblées en Guadeloupe. Le 21 juin, jour de la Fête de la Musique en France, est organisé pour la première fois un Carnaval antillais à travers Paris. à la fin du défilé, sur la pelouse de Reuilly, on retrouve le groupe déjà mythique devant 250.000 personnes. L’occasion de présenter « Gorée », un disque de Georges Décimus et Jacob Desvarieux créé sous l’inspiration de la visite de la Maison des Esclaves. De nouveaux déplacements au Portugal, au Sénégal, au Zaïre… Puis, Jocelyne Béroard sort son premier album « Siwo », qui est un énorme succès : double disque d’or, la plus grosse vente de tous les temps pour un disque féminin aux Antilles. Pour la première fois, une femme chante les joies, les désirs, les peines et les frustrations des Antillaises.

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En 1987, le chanteur Philippe Lavil entendant la chanson « Kolé séré » (un des succès de l’album « Siwo ») lui demande de la réenregistrer en duo avec lui. Le nouveau single, vendu à près de 500.000 exemplaires, monte à la deuxième place des charts français. Dans la foulée, Kassav' signe un contrat discographique avec CBS (devenu depuis Sony Music). La formation enchaîne ensuite les tournées et revient pour une série de concerts au Zénith. En novembre, le groupe sort « Vini pou », qui devient Disque d’Or deux semaines après sa sortie. Ils sont récompensés par une Victoire de la musique comme meilleur groupe en 1988.

En 1989, Kassav' obtient le Prix de la Francophonie au Québec et, pour ses dix ans d’existence, son premier disque de Platine pour « Majestik zouk ». D’année en année, Kassav' continue inlassablement ses tournées sur tous les continents… et, en 1990, est sacré Meilleur spectacle, au référendum africain de RFI.

Évolution et Adaptations

En 1991, Jocelyne Béroard sort un deuxième album solo « Milans ». Premier changement au sein du groupe, Georges Décimus, un des piliers du groupe, part et est remplacé par Frédéric Caracas. En 1992, le groupe prend le chemin du cinéma, sous l’égide d’Euzhan Palcy, la réalisatrice de « Rue Case Nègre ». Les membres de Kassav' jouent dans son film « Siméon », signent et interprètent la chanson générique du film « Mwen alé », que l’on retrouve sur « Tékit Izi », leur nouvel album. Kassav' continue les tournées et obtient le Trophée du meilleur groupe au West Indies Awards à New York ainsi que l’AfriCar Award à Abidjan.

L’activité du groupe se ralentit un peu malgré quelques tournées ici ou là (en France et à l’étranger). Certains critiques commencent à parler d’érosion du phénomène, du zouk passé de mode, etc. Pourtant, cela n’empêche pas la préparation d’un nouvel album. En juillet 1995, sort « Difé ». Parmi les invités, Ray Baretto, Manu Katché et même Stevie Wonder à l’harmonica ! Pour les textes, on compte aussi Patrick Chamoiseau (Prix Goncourt 1992). En octobre, Kassav' reprend les routes pour une tournée qui le mène évidemment au Zénith en mars 1996 à Paris et qui continue en France métropolitaine, en Europe et aux Antilles, et même au Canada pour les Francofolies de Montréal. En avril, « Difé » est Disque d’Or. En octobre, sort un album live « Kassav' cho ». L’année se termine avec la sortie de l’album « Marthéloy » de Marthély et de Patrick Saint-Eloi!

En mai, Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux sont nommés « Officiers du Mérite » au Sénégal par le Président Abdou Diouf. L’année 1997 voit la sortie d’un nouvel enregistrement de Jean-Claude Naimro avec « Digital Dread ». Kassav' est élu Meilleur groupe aux Afric Awards à Libreville. La valse des albums solos continue avec la sortie l’année suivante de « O peyi » de Jean-Philippe Marthély et « Lovtans’ » de Patrick Saint-Eloi.

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Kassav' a su évoluer avec son temps, intégrant de nouvelles influences et collaborant avec des artistes de divers horizons. En 1995, l'album "Difé" témoigne de cette ouverture, avec la participation de Ray Baretto, Manu Katché et Stevie Wonder.

Très appréciés en Amérique Latine, le combo part enregistrer à Cuba et travaille avec les meilleurs ingénieurs du son du fameux studio Egrem. Les titres sont ensuite mixés à Miami dans les studios Crescent Moon de Gloria Estefan. « Un toque latino » sort en novembre 1998 chez Sony. Le célèbre parolier Etienne Roda-Gil, d’origine catalane, est venu prêter main forte pour la réécriture des textes. Jean-Claude Naimro sort à son tour un album solo au début de l’année 1999. En fait, on célèbre cette année-là les 20 ans d’existence de la formation. Une compilation « Best of 20 anniversaire » voit le jour avec en plus trois inédits. Les 12 et 13 juin, le groupe remplit Bercy. Après la métropole, Kassav' célèbre son anniversaire le 10 juillet en Guadeloupe et le 17 en Martinique. Après deux dates aux Etats-Unis (New-York et Boston), il revient en France pour une tournée. En décembre, c’est au tour de Jacob Desvarieux de montrer ses talents en solo sur un album intitulé « Euphrazine blues ».

Après cette année chargée, pas question pour le groupe de se laisser aller au farniente. Le nouvel album est en préparation dès le mois de décembre. En juin 2000, sort « Nou la » (« Nou la, nou byen la » : nous sommes là, bien là). à l’automne, le groupe fait la tournée des îles, et reçoit un Music Award à la Martinique pour son concert anniversaire. La formation continue les concerts jusqu’au début 2002 et prend une année sabbatique bien méritée. En 2003, Jocelyne sort son album « Madousinay » et Jacob contribue au succès de « Dis l’heure 2 Zouk », le projet mené par le rappeur Passi. 2004 sera l’année du grand retour de Kassav' avec son quatorzième album studio « K’Toz ». Sa popularité est intacte : le groupe triomphe devant 60.000 spectateurs à l’occasion de la 20 ème édition du festival de Baïa das Gatas, sur l’île de Sao Vicente, au Cap Vert.

Suite au récent décès en Juillet dernier de Jacob F. Desvarieux, du groupe Kassav’, en juillet dernier, Nelly Chevaillier, passionnée de musique, nous ouvre les portes d’un genre musical riche, témoignages et playlists à l’appui. Mon premier contact avec le zouk remonte à mes 5 ans, avec les compilations dansantes made in France “100% tubes de l’été” des années 1980-90. La plupart portaient sur les vacances, le soleil, les cocotiers et une certaine exotisation décomplexée (Mélissa de Julien Clerc, Africa de Rose Laurens, Saga Africa de Yannick Noah). C’est par ces chemins pour le moins détournés que j’ai découvert deux morceaux de zouk : Wép de Kassav’ et Fruit de la Passion de Francky Vincent. Il y avait aussi les étés à Abidjan, où la musique était omniprésente : en terrasse d’un “maquis” (petit restaurant, Ndlr), à la radio dans les taxis, en passant par les quartiers noctambules, par la rue Princesse… On entendait surtout du zouglou, du coupé-décalé un peu plus tard, du soukouss, de la rumba congolaise et plus largement des tubes produits au Congo. Beaucoup de zouk aussi. L’idée de cette connexion intime qui dépasse la distance géographique entre l’Afrique et les Caraïbes me touche particulièrement. J’ai appris récemment que l’influence du zouk s’étend encore plus loin : au Cap Vert, qui a sa propre variante, le cabo, et en Angola, avec la kizomba. Cette porosité entre différentes cultures, même éloignées, exprime l’essence même du zouk, car à mes yeux il est avant tout une synthèse expérimentale entre de nombreux genres. C’est probablement cette idée d’hybride que Kassav’ a introduite en 1979 avec le zouk. Hybridation entre tradition et modernité tardive, mais aussi hybridation culturelle : quand on l’écoute, on entend Haïti (la compa), Cuba (la salsa, la rumba) et la République dominicaine (le merengue). On entend largement le Congo (l’autre rumba, le soukouss). On entend aussi l’Amérique du Nord (le disco, le groove, la funk, la synthpop ou encore le r’n’b - ce dernier ayant largement pris le pas à la fin des années 1990.) Quand on parle de Kassav’ et d’hybridation culturelle, comment ne pas penser à la notion de “créolisation” introduite par l’écrivain martiniquais Édouard Glissant, c’est-à-dire l’idée d’un contact entre plusieurs cultures qui génère quelque chose d’entièrement nouveau ? Mais il ne faut pas seulement écouter le zouk, il faut le danser. C’est ce que nous avons été nombreuses à faire, lorsque nous avons appris, au beau milieu de l’été, que Jacob F. Desvarieux, le fondateur emblématique du groupe Kassav’, nous avait quittés. Car c’est sans aucun doute ce que Desvarieux a suscité de mieux avec le zouk : soulever les cœurs et les corps sur un dancefloor. Aujourd’hui, je réunis des personnes amatrices de zouk, pour le faire redécouvrir de manière sensible, à travers leurs morceaux préférés, leurs regards singuliers, et pour beaucoup à travers le lien intime, souvent familial, qu’ils entretiennent avec cette musique caribéenne française.

L'Héritage de Kassav' : Plus qu'une Musique, une Identité Culturelle

Les Antilles françaises vivent encore en situation de diglossie : le français et le créole y sont dotés d’une fonction et d’un statut distincts. Il s’agit pour elles de désinsulariser la parole, tout en conservant son identité caribéenne. Bien loin du « doudouisme » littéraire que pourfendait Suzanne Césaire en décrétant la « mort de la littérature doudou.

Le zouk est, à l’image des Antilles, un mélange de toutes les cultures qui la composent. Selon vous, Marseille, cette cité carrefour où vous venez jouer, est-elle aussi une terre de créolisation ? J.B. : Il est vrai que Marseille est le lieu d’énormément de rencontres, un port avec des bateaux qui arrivent de partout, notamment d’Afrique. Après, chacun défend son héritage, sa culture. Mais les enfants qui naissent en France créent autre chose, c’est ça la créolisation. Et la créolisation, en fait, on la retrouve partout dans le monde aujourd’hui avec le développement et l’accès aux moyens de transport. Les voyages permettent de s’habituer aux autres cultures, de devenir plus tolérant.

Pour la première fois de l’histoire des Antilles, un groupe authentiquement antillais est récompensé nationalement. Ce ne sont pas les doudous et les plages qu’on récompense, mais notre culture et notre créole. Je n’utiliserais pas le mot de mépris, mais plutôt d’ignorance. Et il ne faut pas oublier que les États-Unis envahissaient le monde musicalement. Même la variété française avait du mal à subsister et certains chanteurs se mettaient parfois à chanter en anglais. Ils rêvaient d’exploser en Amérique, alors que les Américains avaient la main forte sur l’industrie. Nous qui venions de petites îles qui comptent 350 000 habitants et 80 km de long, on ne faisait pas le poids. Certains leur avaient vendu une vision doudouiste des Antilles : cocotiers, sable blanc, doudou, accras, punch, fête… Eh bien non, chez nous, comme partout ailleurs, on travaille, on réfléchit à une culture, une musique… Et cela, il fallait le faire admettre à tous. Kassav’ a même commencé à cartonner dans le reste du monde avant de le faire en France… Oui, on avait besoin d’un public, d’assurer nos attaches au niveau local. Cela nous a rendus beaucoup plus fort pour aller ailleurs. L’Afrique a vite appelé Kassav’. Ensuite, on est revenu par ici. Car quand ils ont su les scores qu’on faisait dans les concerts, jusqu’à 80 000 personnes dans les stades, tout le monde a sursauté. Un gros truc est en train de se passer et on n’est pas au courant, ont-ils pensé.

Ce qui nous avait nourris au départ, c’était les musiques traditionnelles de chez nous, comme le gwo ka. ça vient de nos arrières grands-parents, qui jouaient du tambour. Aujourd’hui, c’est le même principe, on peut les mélanger à tout : de la musique classique, du jazz, du RnB… Désormais, on se nourrit de tout ce qu’on peut. Avec juste un ordinateur, on peut vagabonder dans les musiques du monde. La base du zouk, c’était ça. Et c’était important qu’on ne soit pas une pâle copie des Américains, ni de qui que ce soit. Même si on aimait le reggae par exemple, on n’allait pas se mettre à en faire, car on avait autre chose de plus original à offrir au reste du monde.

Votre show actuel s’ouvre par du gwo ka, musique traditionnelle de Guadeloupe jouée avec des tambours, entre autres symboles de résistance pendant le Code noir, qui en interdisait la pratique. Est-ce que la jeunesse antillaise s’en empare encore pour porter ses aspirations face à un état central qui les laisse encore à l’abandon ? J.B. : Je crois que dans les gens ont besoin d’avoir leurs propres réponses dans tous les pays. Ça vous ramène à votre enfance et culture. Même en ce qui concerne les gens nés en France et qui n’ont jamais vécu aux Antilles : quand leurs parents leur font découvrir la musique du pays, ça leur parle. C’est dans les tripes. Quelle que soit l’évolution, il y a toujours une référence à l’origine, qui fait qu’on appartient à un groupe de personnes.

Kassav' a su s'imposer comme un ambassadeur de la culture antillaise, revendiquant son identité créole et luttant contre les clichés "doudouistes". Le groupe a même commencé à cartonner dans le reste du monde avant de le faire en France… Oui, on avait besoin d’un public, d’assurer nos attaches au niveau local. Cela nous a rendus beaucoup plus fort pour aller ailleurs. L’Afrique a vite appelé Kassav’. Ensuite, on est revenu par ici. Car quand ils ont su les scores qu’on faisait dans les concerts, jusqu’à 80 000 personnes dans les stades, tout le monde a sursauté. Un gros truc est en train de se passer et on n’est pas au courant, ont-ils pensé.

Leur musique, chantée en créole, est un acte de résistance culturelle, une manière de désinsulariser la parole tout en conservant son identité caribéenne.

Hommages et Continuité

La disparition de Jacob Desvarieux en 2021 a été un moment difficile pour le groupe et ses fans. Cependant, l'hommage rendu à Jacob a permis au groupe de reprendre confiance et de continuer l'aventure, avec l'aide de nouveaux musiciens talentueux.

Zouk la sé sèl médikaman nou ni : Le Zouk, Seul Remède

"Zouk la sé sèl médikaman nou ni" (Le zouk est notre seul médicament), chantait Kassav'. Cette phrase résume l'essence même de leur musique : une source de joie, de guérison et de fierté pour les Antillais et pour tous ceux qui se laissent emporter par ses rythmes envoûtants.

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